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Présentation

Phrases qui me parlent...

Mal nommer les choses, c'est ajouter aux malheurs du monde.

Albert Camus


Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.

Jules Renard


Une arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse.

Abd Al Malik


Le passé n'est pas mort et enterré. En fait, il n'est même pas passé.

William Faulkner


Il faut prendre conscience de l'apport d'autrui, d'autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande.
Albert Jacquard


Pour moi, l'automne n'a jamais été une saison triste. Les feuilles mortes et les jours de plus en plus courts ne m'ont jamais évoqué la fin de quelque chose mais plutôt une attente de l'avenir.

Patrick Modiano


Et si parfois je me sens triste, qu'importe qu'il n'y ait pas de joie en moi s'il y en a dans l'univers?

Carlos Fuentes - L'instinct d'Inez

S'ils enferment tous les caractériels, il n'y aura plus un poète.

Richard Bohringer

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir.
Albert Einstein

L'éternité, c'est long, surtout vers la fin.
Woody Allen

Peut-être les oiseaux, dans le secret savoir de leur vol
Sentiront-ils le ciel soudain plus vaste.
Rainer Maria Rilke

Quand vous parlez de l'infini, jusqu'à combien de kilomètres pouvez-vous aller sans vous fatiguer?

Jean Tardieu

Si Dieu existe , j'espère qu'il a une bonne excuse...
Woody Allen

Nous devons être bilingue même en une seule langue, nous devons avoir une langue mineure à l'intérieur de notre langue, nous devons faire de notre propre langue un usage mineur.
Gilles Deleuze

Peindre, écrire, ce n'est rien d'autre que partir à la découverte de soi, tout en convertissant en toiles ou en poèmes ce que recèle la nuit intérieure.
Charles Juliet

Etre raisonnable en toutes circonstances. Il faudrait être fou...

On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort.

Du moment qu'on rit des choses, elles ne sont plus dangereuses.

Il paraît que quand on prête l'oreille, on entend mieux. C'est faux ! Il m'est arrivé de prêter l'oreille à un sourd. Il n'entendait pas mieux.
Raymond Devos

Il est peu de réussites faciles et d'échecs définitifs.
Marcel Proust

Je ne ferai jamais partie d'un club qui voudrait de moi.
Groucho Marx

 Le monde appartient à ceux qui rêvent trop.
Grand Corps Malade

Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction.
Francis Picabia

Le sein est une pomme dans une poire où pointe un grain de raisin. Le sein est le maximum du fondu: tous les fruits en un.
Malcolm de Chazal

Si vous ne changez pas d'état d'esprit devant un tableau que vous n'avez jamais vu, soit vous êtes sacrément entêté, soit le tableau n'est pas très bon.
Robert Rauschenberg

Il n'y a pas de raison de ne pas considérer que le monde est une gigantesque peinture.
Robert Rauschenberg

Le secret, c'est d'écrire n'importe quoi, parce que lorsqu'on écrit n'importe quoi, on commence à dire les choses les plus importantes.
Julien Green


Inde

Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /2008 10:03
A Agra, il n'y a pas que le Taj Mahal, loin de là. Si on a le temps, c'est une ville où on peut passer deux jours.



Elle a été créée par les premiers empereurs moghols au XVI ème siècle. Le premier, Babur le conquérant, s'y est installé après avoir vaincu les sultans de Delhi en 1526. Il y fit construire des jardins à la persane pour reposer ses troupes des combats menés, et c'est son petit-fils, Akbar, puissant souverain, qui entreprit la construction du Fort Rouge. Ses successeurs, Jahangir et Shah Jahan l'embellirent de somptueux palais.


Le fils de Shah Jahan y fit emprisonner son père: après avoir entrepris la construction du Taj Mahal, (allez, on y jette un dernier coup d'oeil, rien que pour vous)...


... celui-ci envisageait de se faire construire, en symétrique, de l'autre côté de la Yamouna, le même mausolée pour lui-même en marbre noir, dépense que son fils trouvait déraisonnable.


Il mit alors son père à l'ombre et, à sa mort, son tombeau fut placé aux côtés de celui de son épouse Mumtaz dans le Taj. Ce qui au passage, déséquilibra la symétrie parfaite de l'édifice, construite autour du tombeau de la reine.

Je vous propose une petite visite en musique de ce magnifique endroit, qui est loin de n'être que la place forte militaire que laisse suggérer son nom.


Musique: ¨Pairon Mein Bandhan Hai" extraite du film Mohabbatein

Allez, pour les vrais fans (j'en connais qui vont adorer), les paroles à fredonner en même temps, et avec le traduction, dans le plus pur style Bollywood, innimitable, pour que le bonheur soit total!

Source: fantastikasia.net

Pairon mein bandhan hai
Pairon mein bandhan hai

Un lien entoure mes pieds

Payal ne machaya shor
Le bracelet de cheville crie bruyamment

Pairon mein bandhan hai
Payal ne machaya shor
Un lien entoure mes pieds
Le bracelet de cheville crie bruyamment

Sab darwaaze kar lo band
Sab darwaaze kar lo band

Ferme toutes les portes !

Dekho aaye, aaye chor
Regarde, le voleur de cœur arrive !

Pairon mein bandhan hai

Un lien entoure mes pieds

Tod de saare bandhan tu

Brise tous les liens

Tod de saare bandhan tu
Brise tous les liens
Machne de payal ka shor

Laisse tes bracelets de cheville dire
Tod de saare bandhan tu
Machne de payal ka shor

Dil ke sab darwaaze khol
Dil ke sab darwaaze khol

Ouvre toutes les portes de ton coeur

Dekho aaye, aaye chor
Regarde, le voleur de cœur arrive
Pairon mein bandhan hai

Un lien entoure mes pieds

Kahoon main kya, karoon main kya
Que dire, que faire
Sharam aajati hai

Je me sens si timide

Na yun tadpa ke
Ne me tourmente pas ainsi
Meri jaan nikalti jaati hai

Ça me tue
Tu aashiq hai mera sacha, Yakin tu aane de
D’abord, persuade-moi que tu m’aimes vraiment

Tere dil mein agar shaq hai, To bas phir jaane de

Si dans ton cœur, il y a un doute, laisse-le donc partir

Itni jaldi laaj ka ghunghat na kholoongi

Je ne vais pas ouvrir si vite mon voile de timidité
Sochoongi phir soch ke
Je vais réfléchir et réfléchir encore
Kal parson boloongi
Je te répondrai demain, voire après-demain

Tu aaj bhi haan na boli

Si tu ne dis pas oui aujourd’hui
Oye kudiye teri doli le na jaaye, Koi aur
Hé, chérie, quelqu’un d’autre pourrait t’emporter

Pairon mein bandhan hai
Un lien entoure mes pieds

Pairon mein bandhan hai
Payal ne machaya shor

Le bracelet de cheville crie bruyamment

Sab darwaaze kar lo band
Sab darwaaze kar lo band
Ferme toutes les portes !
Ferme toutes les portes !
Dekho aaye, aaye chor

Regarde, le voleur de cœur arrive !

Tod de saare bandhan tu
Brise tous les liens
Hoye, Tod de saare bandhan tu
Brise tous les liens
Machne de payal ka shor
Laisse tes bracelets de cheville dire
Dil ke sab darwaaze khol
Dil ke sab darwaaze khol

Ouvre toutes les portes de ton coeur
Ouvre toutes les portes de ton coeur
Dekho aaye, aaye chor
Regarde, le voleur de cœur arrive !

Pairon mein bandhan hai
Un lien entoure mes pieds

Jinhe milna, hai kuch bhi ho Aji mil jaate hain

Ceux qui sont destinés à se rencontrer, quoi qu’il arrive, se rencontreront
Dilon ke phool, To pathjad mein bhi khil jaate hain
Les fleurs de cœurs fleurissent même en automne
Zamaana doston, dil ko deewaana kehta hai
Mes amis, tout le monde dit que le cœur est fou

Deewaana dil, zamaane ko deewaana kehta hai
Le cœur dit de tous qu’ils sont fous

Le mein saiyaan, aagayi

Voilà, chéri, je suis venue
Saari duniya chod ke
Quittant le monde entier
Tera bandhan baandh liye
Pour me lier à toi
Saare bandhan todke
J’ai brisé tous les autres liens

Ek duje se jud jayen
Unissons-nous l’un à l’autre
Aa hum dono ud jayen
Envolons-nous tous les deux
Jaise sang patang aur dor
Comme le fil et le cerf-volant

Pairon mein bandhan hai

Pairon mein bandhan hai
Payal ne machaya shor

Sab darwaaze kar lo band
Sab darwaaze kar lo band

Dekho aaye, aaye chor

Tod de saare bandhan tu

Tod de saare bandhan tu
Machne de payal ka shor

Dil ke sab darwaaze khol
Dil ke sab darwaaze khol

Dekho aaye, aaye chor

Sab darwaaze kar lo band
Sab darwaaze kar lo band

Dekho aaye, aaye chor

Haan dekho aaye, aaye chor
Dekho aaye, aaye chor

Arre dekho aaye, aaye chor



Maintenant, parlons un peu cuisine.

Je projetais depuis longtemps de faire moi-même une pâte de curry, mais celles du commerce étant tout à fait bonnes, je n'utilisais que celles-là.

Mais là, c'est encore un peu les vacances, les circonstances s'y prêtent, alors je suis allée regarder tout ce que j'avais et qui pourrait la composer harmonieusement, demandé quelques conseils à Minouchka, toujours précieuse, et fait comme elle disait: regarder, sentir, laisser parler ses sens. C'est une excellente méthode, la meilleure quand on commence à connaître un peu tout ses petits pots, ses herbes, les effets de leurs alliances.

Cette pâte-là est plus à tendance thaï qu'indienne étant donné les éléments qui la composent.

Pâte de curry verte



2 c. à s. d'huile végétale neutre (genre tournesol)
1 c. à s. de coriandre en graines
1 c. à s. de cumin en graines
10 cardamomes vertes
1 c. à c.  de fenugrec
1 c. à s. de graines de moutarde
1/2 bouquet de coriandre fraîche (avec les tiges)
4 cm de racine de galanga
4 cm de racine de gingembre
2 tiges de citronnelle
4 piments verts thaï (ou plus selon votre goût)
2 échalotes
3 gousses d'ail
5 feuilles de citron kaffir
Le zeste d'un ou 2 combavas
1 c. à s. de pâte de crevettes
15 grains de poivre vert
10 grains de poivre noir
10 grains de poivre blanc

Faites torréfier à sec dans une poêle les graines de fenugrec, de coriandre et de cumin, en les ajoutant au fur et à mesure dans cet ordre, parce que les graines de cumin brûlent plus vite. Dès que les parfums s'exhalent, retirer du feu.
Retirer la nervure centrale dure des feuilles de combava.
Retirer
le haut des tiges et les deux premières peaux de la citronnelle.
Eplucher le gingembre et le galanga et coupez-les en morceaux.
Retirez les graines des piments.
Epluchez l'ail et les échalotes.

Mettez ensuite tous les éléments dans un mixer (les épices en premier pour les réduire en poudre au départ) en ajoutant l'huile au fur et à mesure jusqu'à l'obtention de la consistance d'une pâte.

Mettez la pâte en bocal, vous en aurez pour environ 5 préparations de curry. Elle se conserve au réfrigérateur.

Dans mon prochain billet, une recette pour l'utiliser!


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Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /2008 10:24

Nouvelle étape dans ce déferlement de sites habités d'une histoire dont nous ignorons tout, Fatehpur Sikri.

Pour le moment, mes notions d'histoire indienne restent très floues et surtout nourries de l'imagination d'auteurs romanesques ou plus classiques, mais toujours très connotée de la colonisation, disons une vision occidentale donc très partielle.
Se retrouver dans ces murs, avec des vestiges d'une vie qui s'est installée, a duré et s'est, mais pas toujours, éteinte, oblige à reconsidérer ces images, à aller chercher plus loin, et fait travailler notre imaginaire personnel autour de ce qui est là, encore présent dans la pierre, le travail des hommes, le désir qui l'a rendu possible.

A Fatehpur Sikri, c'est d'autant plus fort qu'il s'agit d'une ville fantôme. Construite au XVIème siècle par l'empereur Akbar qui passait, on ne sait pas très bien pourquoi, pour un illettré (et on comprend encore moins cette image après avoir visité la ville), elle nous offre une architecture baroque et composite aux inspirations chrétienne, hindoue, musulmane et jaïne. On raconte qu'il a voulu bâtir cette cité à cet endroit pour rendre hommage à une ermite dont la bénédiction lui permit d'avoir trois fils alors qu'il désespérait d'en avoir un. Il tenta de lui offrir, pour le remercier, la résidence dans son palais ou une tortue sertie de pierres précieuses, ce que le saint homme refusa.
Akbar décida alors de construire sa nouvelle capitale à Sikri, sur la colline où il l'avait rencontré.

Mais l'insuffisance de l'approvisionnement en eau rendit impossible la vie pour la population importante de la ville, et elle fut abandonnée quinze ans plus tard.

Aujourd'hui ne subsistent que les palais, les habitations ordinaires sont tombées en ruines, mais malgré cela, le site conserve une magnificience qui stimule le visiteur: rapidement, on s'imagine en compagnie d'Akbar traversant ces grands espaces, jouant avec ses sujets sur l'échiquier géant figuré au sol, et on voit les silhouetes des jeunes femmes apparaissant furtivement entre les voilages de couleurs aujourd'hui disparus.


La construction que vous voyez là, au-dessus, au fond à gauche, c'est le Diwan-i-Khas, la salle des audiences privées.

Le voilà de plus près, surmonté de ses quatre petits kiosques


et à l'intérieur


un festival de sculptures de tous styles: jaïn, moghol, hindou, persan, turc et bouddhique (je ne suis pas assez calée pour reconnaître qui est quoi, mais c'est impressionnant, et harmonieux), avec quatre petites passerelles autour d'un balcon où Akbar s'entretenait sur des sujets religieux.

Plus loin, le Panch Mahal, où les femmes pouvaient prendre l'air sur ces cinq étages de niches ouvertes supportées par des piliers tous différents

C'est autour de cet édifice que nous avons pu constater que le conflit des générations existe aussi là-bas. Cette grand-mère arranguait ses petits enfants dans des propos incompréhensibles pour nous, mais clairement véhéments, et se heurtait à leur indifférence totale


Sunahra Makan, le palais de la femme chrétienne d'Akbar, était d'architecture simple,


mais orné de fresques intérieures raffinées dont il subsiste des vestiges


en particulier cette joueuse de flûte, qu'il faut bien chercher, elle n'apparaît pas immédiatement


Je pourrais vous montrer encore... ce palais


... ces plafonds


... les écuries (dont on n'est pas sûre qu'elles étaient des écuries),


certains pensent plutôt aux logements, séparés par des voilages accrochés aux gros anneaux de pierre, des domestiques des femmes du harem


... le mausolée des éléphants, où repose le préféré d'Akbar, qui écrasait d'une patte ceux qui lui parlaient mal, ou qui le regardaient de travers, enfin ses ennemis en général


et, encore une fois, ces ombres qui passent et qui semblent surgies du passé, qui peut-être n'ont jamais pu se résoudre à quitter les lieux?



J'en aurais encore plein, mais je ne veux pas vous lasser et, chose promise chose due, une petite recette utilisant la
pâte de curry verte que je vous avais proposée la dernière fois.

D'inspiration plus thaï qu'indienne, mais les parfums sont présents.

Curry vert de saucisses et ses petits légumes au coco

6 saucisses thaï à la citronnelle (épiceries asiatiques)
1 morceau de racine de gingembre de 4 cm
3 gousses d'ail
1 gros oignon
1 c. à c. de curcuma
2 c. à s. de pâte de curry verte
10 feuilles de citron kaffir
4 c. à s. d'huile neutre
1 c. à s. de pulpe de tamarin
1/4 l d'eau bouillante
2 c. à s. de nuoc-mam
1 c. à s. de sucre de palme ou de sucre roux

Découpez les saucisses en tronçons (chaque saucisse en 4) et mettez-les à blanchir dans une casserole d'eau bouillante pendant 3 à 4 minutes.

Egouttez, réservez dans un saladier.

Mixez ensemble le gingembre, l'ail les oignons, le curcuma, la pâte de curry et 5 feuilles de citron.




Ajoutez cette pâte aux morceaux de saucisses, mélangez bien pour que tous les morceaux soient enrobés.


Filmez et laissez reposer 30 mn au frais.
Pendant ce temps vous pouvez commencer la préparation des légumes (voir plus bas).

Au bout de ce temps, faites chauffer 2 c. à s. d'huile dans une sauteuse, mettez-y les saucisses à dorer.

Délayez le tamrin avec le 1/4 de l. d'eau bouillante, ajoutez le nuoc-mam et versez le tout sur les saucisses. Laissez cuire 10 mn sans couvrir.

Saupoudrez de sucre et laissez cuire doucement 5 mn de plus pour que la sauce épaississe un peu. Ciselez finement les feuilles de citron restantes et disposez-les sur le plat pour décorer.

Légumes au lait de coco

2 courgettes
1 aubergine
la moitié d'un chou-fleur
3 gousses d'ail
1 tige de citronnelle émincée
1 c. à s. de galanga rapé
1 c. à s. de gingembre frais rapé
1/ c. à c. de racine de curcuma rapé (ou 1 c. à c. de curcuma en poudre)
50 cl de lait de coco
4 feuilles de citron kaffir
2 c. à s. de sauce de soja
2 c. à s. de jus de citron vert

Détaillez le chou-fleur en bouquets. Coupez les courgettes en deux dans le sens de la longueur, puis en tranches d'une 1/2 cm d'épaisseur. Faites de même avec l'aubergine.
Mixez l'ail, le piment, la citronnelle, le galanga, le gingembre et le curcuma pour obtenir un pête épaisse.

Faites chauffer la moitié du lait de coco dans une casserole pouvant contenir tous les légumes et incorporez-y cette pâte progressivement et en remuant constamment. Laissez cuire jusqu'à ce que le mélange soit homogène, puis versez le reste du lait de coco. Laissez frémir jusqu'à ce que le mélange épaississe.

Ajoutez les légumes et laissez cuire à couvert une dizaine de minutes. Retirez du feu, versez la sauce de soja et le jus de citron vert, remuez et servez.



Avec du riz blanc, si on ne peut pas s'en passer.


Par Snapulk - Publié dans : Inde - Communauté : cuisines du monde
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Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /2008 08:53
Désolée pour cete petite interruption, mais... eh oui, j'ai repris le travail, alors moins de temps.

Je vais continuer quand même à vous raconter mes aventures indiennes, parce que c'est bon pour le moral: je vous en fais profiter, et  je le fais revivre aussi pour moi.

Au troisième jour de notre périple, l'arrivée à
Jaïpur est apaisante, peut-être à cause de la couleur uniforme de la ville. On l'appelle la ville rose: les premières constructions ont été faites de grès rose, ce qui lui a valu ce surnom, et pour parfaire l'ensemble, tous les bâtiments ont été peints en rose pour la venue du Prince De Galles en 1875. Cette tradition est entretenue depuis.

C'est une ville assez récente (début du XVIIIème siècle), conçue par un urbaniste sur la demande du maharadja Sawai Jai singh II. Elle est entourée de remparts et organisée selon un plan de grandes avenues coupées à angles droits par des ruelles.

Les remparts sont ouverts à 7 endroits par des portes roses aussi.

Seule celle-ci est différente,
richement colorée: c'est celle qu'emprunte le maharadja quand il entre ou sort de la ville.
Il y a toujours un maharadja, avec sa famille, à
Jaïpur, mais il n'était pas là en même temps que nous, dommage, on se serait fait un plaisir de papoter autour d'un tchaï...



Avec des petits balcons et une niche abritant
Ganesh, porteur de bons augures de toutes sortes: richesse, bonheur, fécondité....


Ganesh est le dieu le plus populaire en Inde. C'est le fils de Shiva et de son épouse Parvati. Il a une tête d'éléphant, mais il n'est pas né comme ça: Shiva était parti combattre des démons quand
Ganesh était petit. A son retour, beaucoup d'années plus tard, Parvati était en train de se baigner et avait demandé à son fils, devenu un jeune homme, de garder l'entrée. Après cette longue absence, le père et le fils ne se reconnaissent pas; Ganesh empêche Shiva d'entrer et celui-ci, furieux, lui coupe la tête.
Parvati, désespérée, ordonne à son époux de réparer sa faute. iI envoie un serviteur chercher la tête du premier être vivant qu'il croisera pour remplacer celle de son fils. Celui-ci se trouvant être un éléphant, Ganesh se trouve pour l'éternité affublé d'une tête d'éléphant.

Mais cela, outre le fait d'avoir un père soupe au lait, n'entame pas sa joie de vivre, il reste un dieu bon, qui permet la réalisation de tous les projets, apporte aux foyers bonheur et prospérité. On le voit partout en Inde, il est représenté de multiples façons, vous en rapporterez forcément une représentation dans vos bagages si vous allez là-bas...

  Donc, à Jaïpur, la vie est omniprésente.


Le long de ces grandes avenues s'alignent des dizaines de petits commerces que nous avions grande envie d'explorer.



Malheureusement, comme il tombait des cordes ce jour-là, ce projet ne s'est pas concrétisé.


Décidément, nous avons des habitudes d'européens. Les indiens, eux, ne sont pas du tout incommodés par la pluie, bien au contraire. Elle est bienfaitrice, attendue de longs mois; alors quand enfin elle arrive, ils en profitent, c'est un vrai plaisir!


Bon évidemment, un crachin breton, c'est pas pareil, un ciré, des bottes et hop, dehors...

Mais ici, l'évacuation d'eau n'est pas super étudiée dans les villes, ce qui fait qu'on marche avec de l'eau à mi-mollets dans les rues où les caniveaux débordent. Au risque de passer pour une petite nature, j'ose le dire, je ne suis culturellement pas prête, mais je prends plaisir à voir le leur!

Parmi les bâtiments remarquables, celui-ci, le Palais des Vents, ne manque pas de grâce  avec ses multiples fenêtres aux variations géométriques pleines de subtilité, mais ce n'est pas réellement un palais. C'est plutôt une façade qui permettait aux femmes du harem de voir la rue sans être vues.


Le maharadja
Sawai Jai singh II, hausmannien avant l'heure donc, était aussi un intellectuel éclairé et ouvert aux sciences. Il lisait tout ce qu'il trouvait sur l'astronomie en particulier, se renseignait sur toutes les recherches qu'il pouvait réunir sur la question, et décida de faire construire un gigantesque observatoire astronomique. Son idée était que plus les instruments de mesure étaient grands, plus les mesures seraient précises, ce qui se révéla faux finalement.

Néanmoins, il fit construire cinq observatoires, dont celui de
Jaïpur, Jantar Mantar, est le plus spectaculaire. On dirait une exposition de sculptures contemporaines, c'est magnifique, même si on se se passionne pas pour l'astronomie appliquée à l'astrologie.

Voyez plutôt...


Le plus grand cadran solaire du monde, précis à 20 secondes près...



... enfin, il paraît, parce qu'on n'a pas vraiment pu vérifier, faute de soleil!


Ces "sculptures" sont en fait des sites destinés à calculer des hosroscopes, il y en donc 12, un par signe du zodiaque.


D'autres, élaborées avec la même précision, servent à calculer les dates des éclipses, les mouvements des planètes, etc.

Et tout le site est en pleine restauration, comme beaucoup d'autres partout en Inde. Il semble y avoir
actuellement une volonté d'entretien et de rénovation du patrimoine, ce qui représente un travail monumental et doit permettre à des centaines d'artisans et d'artistes de vivre de leur activité professionnelle!
Nous remarquons que le travail de maçonnerie, comme les travaux de réfection des routes, est principalement effectué par des femmes.


Consacrées à ces travaux pénibles, elles portent sur la tête des cuvettes pleines de pierres et
grapillent quelques roupies en incitant par leur sourire charmeur les touristes à les photographier, étant donné qu'elles sont vêtues, même pour ces rudes tâches, de saris aux couleurs vives.


A Jaïpur, il y a aussi, bien sûr, un City Palace, palais du Maharadja qui y habite toujours mais en a transformé une partie en musée.

C'est pas mal, mais là, je trouve qu'ils ont un peu forcé sur le rose.


Les deux grosses jarres d'argent servaient à transporter l'eau du Gange pour les ablutions du maharadja de l'époque. Elles pèsent 345 kg chacune et contiennent 9000 litres!

Et toujours les artistes à l'oeuvre


Grâce à Dinesh, notre chauffeur et ange gardien qui était allé nous réserver des places, on a pu aussi assiter à une séance de cinéma au Raj Mandir, le plus beau cinéma de Jaïpur, et même de l'Inde toute entière disent les chauvins. Il est immense, 2500 places, avec des petits salons d'attente, un bar, et une déco plus que kitch, interdiction de prendre des photos, mais croyez-moi sur parole, c'était le ravissement total!



Inoubliable! Même si on ne comprend pas l'hindi, de toute façon, c'est tellement surjoué qu'on comprend sans problème l'histoire dans ses garndes lignes. Et on ressort avec le grand sourire et une joie de vivre communicative.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, et pourtant... j'aurais encore plein de trucs à vous raconter!

Mais je voulais vous faire profiter aussi de ma découverte du Matar Paneer. C'est un plat végétarien indien (of course) à base de paneer (fromage blanc) et de matar (petits pois).
Grâce aux conseils en vidéo de Pankaj, dont le blog,
cuisine végétarienne et recettes indiennes, est indispensable à qui veut s'initier ou se perfectionner dans la cuisine indienne. Elle donne des explications très précises et son sourire anime avec bonheur des peits films qui permettent de comprendre avec précision les façons de faire.

Elle explique
ici la fabrication maison du paneer, qui est bien meilleur que celui que l'on trouve tout fait, et , le matar paneer qui est un peu long à préparer mais  ça vaut la peine, une révolution, une révélation pour les papilles!

A tel point que je n'ai pas de photos à vous montrer, il faut me croire sur parole! C'était tellement bon que je n'ai pas eu le temps de la photograhier, il avait déjà disparu dans les estomacs. Je l'avais servi avec un
curry d'agneau emprunté à Gracianne et un pachadi de carottes emprunté à moi-même et publié ici.

Matar Paneer

Pour le paneer
1 litre de lait entier
le jus d'un demi citron

Faites chauffer le lait dans une casserole. A l'ébullition, versez petit à petit le jus de citron en remuant doucement mais constamment. Dès que le petit lait se sépare et qu'un partie ferme se forme, arrêtez la cuisson.
Disposez une mousseline ou un tissu fin sur une passoire et versez-y la préparation. Laissez égoutter, puis repliez le tissu pour enfermer le fromage, pressez bien, puis reposez-le emballé dans le tissu au fond de la passoire.
Posez dessus un poids (un saladier en terre ou un saladier en verre rempli d'eau) et laissez égoutter 10 mn. Ouvrez le tissu, retournez le paneer, refermez et remettez sous presse 10 mn pour bien évacuer tout le petit lait.
Filmez et conservez une heure minimum au frais.
Il est alors bien ferme et vous pouvez l'utilisez en le découpant en dés pour votre préparation.


1 gros oignon
150 g de petits pois (surgelés pour moi)
150 g de paneer
1 c. à c. de curcuma
1 c. à c. de coriandre en poudre
1 c. à c. de paprika, ou de piment rouge, suivant vos goûts (j'ai fait moitié-moitié)
2 gousses d'ail écrasées
2 cm de gingembre pelé et rapé
3 noix de cajou
3 cardamomes vertes
2 clous de girofle
4 graines de poivre noir
1 c. à s. de concentré de tomates dilué dans un peu d'eau
1 tasse de lait
De l'huile neutre pour la cuisson
quelques branches de coriandre fraîche
1/2 c. à c. de gros sel

Faites chauffer 2 c. à s. d'huile. Quand elle est bien chaude, mettez à revenir les dés de paneer. Quand ils sont dorés, retirez et réservez.

Dans la poêle, faites revenir l'oignon, puis le gingembre et l'ail. quand l'oignon commence à dorer, ajoutez les noix de cajou, les clous de girofle et le poivre, mélangez bien.
Ajoutez le curcuma, la coriandre, le piment et/ou le paprika, la tomate diluée. Mélangez.
Laissez cuire 2 à 3 mn, puis laissez refroidir.

Quand la préparation a refroidi, ajoutez 2 c. à s. de lait et mixez.

Dans la poêle, faites chauffer 1 c. à s. d'huile et mettez à cuire les petits pois. Ajoutez la sauce mixée et le reste du lait, mélangez. Laissez cuire doucement une quinzaine de minutes.
Pendant ce temps, écrasez ensemble au mortier les graines de cardamome et le gros sel. Retirez les coques des cardamomes, et réduisez les graines et le sel en poudre.

En fin de cuisson, ajoutez le mélange sel-cardamome, mélangez bien.

Décorez de feuilles de coriandre.

Ce matar paneer accompagnera très bien
un
Murgh Makani
ou un
poulet Dhansak
ou encore un curry d'agneau un peu différent de celui de Gracianne
et même ce
curry de viande hachée tout simple
Et je suis sûre que ce poulet massala
s'en accomoderait bien aussi!

Et une fois que vous aurez fait du paneer, vous pourrez vous essayer aussi au Palak paneer
, vous ne pourrez plus vous en passer!


Rien qu'à vous raconter tout ça, je voyage!!


Par Snapulk - Publié dans : Inde - Communauté : cuisines du monde
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /2008 11:50
Désolée, désolée, ce n'est pas pour me faire désirer mais ce début d'année me déborde totalement.

Normalement dès la semaine prochaine, ça devrait se calmer... normalement.

Il faudrait d'ailleurs que mon rythme se ralentisse, pour que je trouve le temps de finir ce récit, sinon je vais vous raconter mon voyage en Inde jusqu'à l'année prochaine à ce rythme là! Il y a tant à en dire!

Par exemple, quittons Jaïpur (à regrets, on n'a pas eu assez de temps pour la visiter comme nous l'aurions souhaité, le voyage avec réservations d'hôtels à l'avance a ses avantages et ses inconvénients), mais pour pas si loin: à environ 10 km se trouve le Fort d'Amber, dit aussi Amber Palace, vu que comme beaucoup de places fortes du Rajasthan  il servait de lieu d'habitation au Maharadja, qui en faisait un endroit somptueux, selon sa culture, sa sensibilité. Ici, de nombreuses dynasties se sont succédées, ce qui a enrichi l'endroit.

En chemin, on longe un lac au milieu duquel est construit ce magnifique palais, le Jal Mahal


et des champs où travaillent des femmes.


Je ne sais pas si c'est comme ça ailleurs en Inde, mais dans le Rajasthan, ce sont les femmes  qui se trouvent en majorité sur les chantiers, dans les champs pour effectuer des travaux de force, et toujours en tenue traditionnelle, pendant que les hommes discutent entre eux en les regardant faire. Ce n'est qu'une vision très superficielle des choses, j'en conviens, mais on ne peut qu'en être surpris.

Le fort d'Amber se trouve en haut d'une colline, entouré d'une muraille de 9 km qui serpente sur les collines voisines. On peut y accéder à dos d'éléphant, certains touristes le font, mais nous n'étions que très moyennement tentés par l'exercice. L'arrivée n'en est pas moins impressionnante.


Dès l'entrée, apparaît le hall des audiences publiques, où - fermez les yeux, imaginez - le maharadja recevait sur un trône en argent, le sol était couvert de tapis, et les colonnes sont -  toujours, vous pouvez rouvrir les yeux - en grès et marbre blanc, des éléphants sculptés ornent les chapiteaux.



Ici, Ganesh Pol, le portail d'entrée des parties privées,



avec toujours Ganesh en bonne place


Toujours dans l'esprit de retauration qui semble d'actualité, des artistes sont à l'ouvrage sur les fresques qui couvrent tous les murs


Après cette entrée, les jardins



A droite, au fond, c'est la palais des moussons, qui possédait un système d'air conditionné et une petite source qui arrivait par là, dans les jardins, en tintinnabulant sur des bouteilles, reproduisant le son du sitar


et des écrans de marbre jaillissaient des parfums capiteux, raffiné, non??

Les portes étaient marquetées d'or, ivoire et turquoise, en cours de restauration, dommage... mais on a une idée quand même.

Ensuite, on visite le hall des audiences privées, (Diwan-I-Khas, pour ceux qui suivent depuis le début), il y en a un dans chaque palais.


Mais celui-là, avec ses innombrables miroirs où se reflétait la lumière des lampes à huile, donne vraiment envie de retourner quelques siècles en arrière


Ensuite, les portes du gynécée.


Je ne résiste pas à l'envie de saisir au passage les silhouettes de ces femmes qui, en d'autres temps, auraient eu une vie plus dorée. L'élégance du port ne fait pas oublier qu'elles portent sur la tête des bassines de cailloux...


J'avoue qu'au milieu de ces évocations de harems richissimes, d'endroits magnifiques, d'images disparues mais que l'imagination fait revivre, des considérations sur le statut de la femme d'hier à aujourd'hui en Inde n'ont pas cessé de me traverser.

Le travail et l'exil de
Taslima Nasreen est encore loin de faire partie de l'histoire, ces femmes ont vraiment besoin d'êtres soutenues dans leur quête.
Le regard des femmes indiennes sur nous au cours de ce voyage était souvent éloquent. Certaines venaient vers nous pour échanger quelques mots, nous prendre en photo avec leur bébé, et elles faisaient partie des classes aisées, des touristes indiennes qui ont probablement la possibilité d'un regard sur l'occident et seraient suceptibles de soutenir celles qui tentent de leur donner le droit à l'autonomie et à la liberté. Mais se donnent-elles le droit de revendiquer une place différente dans la société?

 

Certes, on n'en est plus à l'époque où, lorsqu'un maharadja mourait à la guerre, on immolait avec lui son épouse sur le bûcher, mais il y a encore un certain chemin à parcourir.

Ces portes vieilles de 400 ans s'ouvraient sur des passages secrets et des labyrinthes menant aux chambres de 12 favorites de maharadja!
 

 
Refermons-les discrètement.

  Et dirigeons nous vers les hauteurs du palais d'où la vue s'étend sur les remparts et la campagne verdoyante. On n'est pas encore dans le désert, mais ça vient, promis!


En attendant,  je vous propose une recette pas du tout indienne, il faut savoir s'arrêter, je l'ai adaptée de l'avant-dernier Régal et si vous trouvez quelques cocos de Paimpol, il est encore temps, c'est délicieux!


Salade tiède de cocos de Paimpol, roquette et poisson croustillant



1 kg de cocos de Paimpol frais
2 cubes de bouillon de volaille (ou 1 l de bouillon de volaille fait par vous-même)
1 oignon
8 tomates séchées à l'huile
75 g de roquette
3 filets de cabillaud
2 c. à s. de farine de maïs
1 c. à c. de cumin en poudre
2 c. à s. d'huile neutre

Pour la vinaigrette
1 échalote
1 c. à s. de vinaigre
3 c. à s. d'huile d'olive
1 pincée de piment d'Espelette, sel poivre

Quelques tomates cerises

Préparez le bouillon de volaille, mettez-y l'oignon entier. Faites cuire 30 mn à partir de l'ébullition, salez en fin de cuisson, égouttez.

Découpez les filets de poisson en bâtonnets. Mélangez dans un sac en plastique (de congélation par exemple) la farine et le cumin. Mattez les bâtonnets de poisson dedans et secouez doucement pour les enrober du mélange sans les abîmer. Faites chauffer l'huile neutre dans une poèle et faites-y dorer les morceaux de poisson. Réservez.

Mêlez dans un saladier les cocos, l'échalote émincée et les tomates séchées coupées en fines lanières. Arrosez de la vinaigrette, mélangez.

Rincez la roquette.

Disposez dans les assiettes les cocos, les morceaux de poisson et la roquette. Décorez des tomates cerises coupées en deux. Servez encore tiède.

C'est délicieux, et ça rappelle un peu l'été!


Par Snapulk - Publié dans : Inde - Communauté : cuisines du monde
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Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /2008 08:10
Pour changer des sites inoubliables, des palais époustouflants et des villes à ne surtout pas rater, pourquoi ne pas profiter aussi de ces moments fugitifs qui, sur le trajet, nous saisissent parfois, parce que nous ne parvenons pas à les rattacher à nos repères habituels?

N'est-ce pas aussi, voire surtout, ce qui fait le charme d'être ailleurs, d'accepter de se laisser surprendre et de se dire que, modestement, ces choses nouvelles pour nous vont enrichir d'autant notre connaissance de l'autre, notre dimension d'universalité sans laquelle on se demande bien à quoi ça rimerait d'être né dans un monde aussi vaste et multiple?

Bon je vais essayer de faire des phrases plus courtes.

Et de vous proposer ces petites vignettes, pêle-mêle, qui ont parfois égayé, parfois interrogé, parfois rendu mélancolique notre road-movie.

A la sortie d'Agra, après le Taj Mahal, le Fort Rouge, la magnificience dont tous nos sens sont nourris, on aperçoit au bord de la route des marécages, des eaux dormantes, qui pourraient être des rizières à une autre saison, et où les buffles s'immergent pour prendre le frais, parce que la chaleur est vraiment écrasante.


Pittoresque, non?

Mais ce qui est plus suprenant, c'est que ce ne sont pas seulement des animaux qui sont à demi immergés...


oui, une femme aussi, probablement occupée à récolter des herbes, des plantes comestibles, ou... quoi d'autre? Je ne sais pas...

Un peu plus loin, à l'heure du déjeuner, ces femmes dont je vous disais que le travail est intensif et pénible, nous les retrouvons réunies sur le bord de la route pour une brève pause


un petit moment de convivialité et de détente saisi au passage.


Pendant ce trajet, mon Doudou, qui a gardé de ses origines espagnoles l'amour des constructions en pierres sèches, a longtemps hésité avant de demander une halte pour  photographier un mur. Je partage tout à fait son goût, j'aime beaucoup l'esthétique de ces constructions utiles pour séparer des cultures, pour maintenir la stabilité du terrain dans les zones montagneuses aux cultures en escalier, ou pour d'autres raisons qu'on ne saisit pas toujours.


Donc Doudou photographiait des murs...

... et ça laissait vraiment perpexes les petits enfants. Comme quoi, le choc des cultures est à double sens!


Je voulais aussi vous faire profiter de la diversité animale que l'on peut croiser sur les routes, et quand je dis croiser, c'est aussi suivre (longtemps),


laisser passer (parfois en très, très grand nombre), vaches, moutons...



ou même se faire doubler par...


un éléphant

des buffles,

des familles entières de singes perchés dans les arbres,

ou plus simplement croiser


des chameaux colorés


des paons qui semblent vivre en liberté dans les champs,


et tout ce joli monde cohabite de façon tout à fait harmonieuse.

La cohabitation n'est d'ailleurs pas un vain mot ici!


Allez, la suite au prochain épisode.

Pour le moment, des petites choses très faciles à réaliser pour peu que vous ayez quelques feuilles de brick en réserve et un pavé de saumon esseulé.

Briouates au saumon


1 paquet de feuilles de brick
10 g de beurre
3 oeufs

1 pavé de saumon
4 portions de vache qui rit
1 c. à c. de coriandre en poudre
6 branches de persil plat, 6 branches de coriandre fraîche
Sel, poivre
Huile pour la cuisson finale

Enlevez la peau du saumon et coupez le en petits morceaux.
Faites chauffer le beurre dans une poêle de taille moyenne. Dès qu'il est chaud, ajoutez les oeufs et faites les cuire brouillés.
Ajoutez les miettes de saumon et remuez constamment pour qu'il cuise en se mélangeant, sans se dessécher.
Transvasez le tout dans un saladier et mélangez à la fourchette avec les portions de vache qui rit, et la coriandre en poudre, salez, poivrez.
Ciselez les herbes et ajoutez-les au mélange.
Confectionnez les briouates en les pliant en triangles, soit en petits modèles pour l'apéritif, soit un peu plus gros pour les servir en repas avec une salade.
Faites-les cuire soit en friture, soit à la poèle. Laissez reposer sur du papier absorbant

C'est bien sympathique pour un dîner léger, ou à picorer à l'apéritif (enfin, ça cale bien, attention!)


Par Snapulk - Publié dans : Inde - Communauté : Cuisine
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /2008 12:47
Je continue à partager ces petits moments croisés sur la route ou ailleurs, qui reflètent peut-être plus que d'autres la vie au jour le jour dans ce magnifique pays qui nous a émus, fait rire, inquiétés... à un rythme trépidant et, comme le disait notre ami Thierry en commentaire, avec l'accompagnement de notre chauffeur Dinesh, à nul autre pareil, dont le calme et l'impassibilité ont été (très) souvent précieux, nous permettant de prendre les choses avec philosophie quand parfois... nos vieux réflexes nous rattrapaient.

Exemple en images:


les camions sont toujours magnifiquement décorés.



Sur aucun d'entre eux ne manque la petite effigie de Ganesh, souvent en de multiples exemplaires, les guirlandes colorées, les objets votifs, les pétales de fleurs lorsque les circonstances religieuses s'y prètent...


... alors on (Thierry surtout, ces photos sont de lui, un grand merci au passage) ne se lasse pas de les saisir en images

A l'arrière, la mention "horn please" est toujours peinte, souvent artistiquement. Là, iconoclastement, allez j'ose, j'invente des mots...


Ici, klaxonner est une marque d'attention, c'est signaler à l'autre qu'on l'a vu et qu'on tient compte de sa présence, très très différent donc, de notre comportement.

Donc on aime bien regarder les camions.

Mais parfois, quand ils sont vraiment trop près...

... celui-là, par exemple arrivait face à nous, il doublait l'autre en haut d'une côte. Là ,on ferme les yeux.

Dinesh, non.

Et il semble amusé de notre panique. Ben quoi, il y largement la place de passer à trois, si tout le monde se pousse un peu...

Surprenante aussi, la manière d'envisager l'attente aux passages à niveau. Même lorsque la barrière est baissée, tout le monde continue à traverser en baissant la tête, en penchant son vélo, jusqu'à ce que le train, toutes sirènes hurlantes, soit à peu près à cette distance:


Comme vous l'avez remarqué, le temps est un peu gris. Va t-il pleuvoir, peut-être, oh, non, ça se dégage... si, brusquement!


 et assez rapidement, la question se pose de poursuivre ou non... Là, c'était sur la route de Jodhpur (tout ça pour dire que je vous raconterai Jodhpur bientôt ;))



certains s'arrêtent et envoient un éclaireur...


... certains sont téméraires...


d'autres encore ont des véhicules plus adaptès, enfin ils seront mouillés quand même!


but it's not a problem, some are much more serious


comme les installations électriques de rue par exemple, et encore, tout ça est très relatif, finalement.

La preuve, on arrive à bon port,



relativement à sec, ça s'évapore vite! Pourtant la route sera coupée le lendemain, trop trop d'eau!!



Et on retrouve les enfants qui aiment se faire photographier.



Celle-là, je la trouve vraiment magnifique; ils voulaient tous y être en même temps sur la photo!



Et cela amusait bien les mamans



Allez pas de recette pour le moment, je vous laisse sur ces belles couleurs qui se dégustent avec les yeux!


mais une superbe tarte aux bananes très vite, promis!

Par Snapulk - Publié dans : Inde
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /2008 12:29
Ceux qui viennent ici régulièrement ont du remarquer un peu de relâchement dans la fréquence des posts... quelques préoccupations passagères j'espère mais en même temps, ça me permet de faire durer un peu ce voyage en Inde qui du coup va peut-être durer jusqu'à ce que je reparte en vacances ;-) et ce n'est pas désagréable!

Donc à la dernière étape de notre road movie, nous quittions les environs de Jaïpur pour nous diriger inexorablement vers l'Est et le désert du Thar, mais nous n'y sommes pas encore, et la prochaine ville-étape, c'est Udaïpur.

Je crois que c'est la ville que j'ai préféré quand j'y repense, avec ses dédales de ruelles étroites, où, malgré le dépaysement, on se sent curieusement comme chez soi, absorbés par l'ambiance


A force de déambuler, de faire des tours et des détours (d'ailleurs vu mon sens de l'orientation, heureusement que j'étais accompagnée sinon j'y serais encore!), on se fond dans le paysage et on essaie de saisir le sens de ce que font les gens qui vivent quasiment là, dehors, tout proches.


Là encore, ça paraît évident, et cet artisan dont je n'ai pu saisir le sourire fugitif, nous encourage à nous approcher pour observer son travail de plus près.


Les paillettes ne sont donc pas réservées aux femmes et ornent des couvre-chef-turbans du plus bel effet.

Des groupes se réunissent, hommes, femmes, enfants, c'est suffisamment rare de les voir ensemble à l'extérieur que je n'ai pas pu résister à l'envie d'immortaliser ce souvenir, attablés dans un minuscule boutique à déguster thé et autres douceurs.


D'autres prennent l'air (je ne pourrais pas dire le frais, c'était caniculaire, ça me manque!!) sur le pas de porte


Des femmes aux saris parfois artistiquement assortis au décor croisent notre chemin,


toujours affairées,


les hommes aussi sont au travail, ici dans un pressing


A un petit arrêt rafraîchissement, une visite


C'est ici que nous avons vu les vaches s'approcher au plus près des passants, réclamant de la nourriture aux portes des cafés, et l'obtenant. Elles ont un propriétaire, dont elles rejoignent parfois l'habitation la nuit, mais tout le monde a devant sa porte un petit réservoir d'offrandes pour elles.

Et il y a aussi des monuments à Udaïpur, même si ce sont moins eux qui ont retenu mon attention ici.

Mais ce serait bête de s'en priver quand même, et surtout ce serait génant de penser qu'on s'habitue à ces splendeurs, qu'on cesse de s'émerveiller... oh encore un temple, encore un City Palace... un autre Fort... Non, non, réagissons! Voyez plutôt.

Le Jagdish temple, super bien situé, au centre de la ville et en haut d'une ruelle, donc plein d'animation.


C'est un temple dédié à Vishnou, construit vers 1624, entièrement sculpté de figures divines


de gargouilles, de petits personnages qu'on croirait sortis du Seigneur des Anneaux


de quelques poses du Kama Sutra aussi, la religion n'est pas trop austère ici, c'est sympathique!


Tout autour, quatre petits temples sont occupés par des sages qui ne refusent pas une obole en échange d'une pose souriante, voire amusée,


mais néanmoins professionnelle.


alors les petits enfants, toujours eux, s'amusent des touristes mitrailleurs et veulent bien jouer aussi à prendre la pose, facétieuse.


Les sculptures qui ornent tant l'intérieur que l'extérieur sont vraiment multiples et de styles différents. De nombreux artistes ont probablement participé à cette construction et la finesse des détails m'impressionne toujours.


Je voulais au début faire le tour d'Udaïpur en un post mais finalement, je reviendrai bientôt pour la suite... et entretemps, je publierai une recette... de pain, Minouchka!


Mais là, je sens l'impatience de certaines précieuses lectrices poindre (merci à elles) et le temps me manque toujours beaucoup.

Donc la recette très vite, et la suite d'Udaïpur juste après, promis, juré! Et je reviens sur vos blogs dans la foulée, ils me manquent!


Par Snapulk - Publié dans : Inde - Communauté : cuisines du monde
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Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /2008 18:38
Pour faire le lien avec l'épisode précédent, voici le Jagdish Temple by night, vu du restaurant d'en face où nous mangeâmes plein de bonnes choses tout en changeant de table régullièrement vu qu'un coup il pleuvait, hop, à l'abri, un coup il ne pleuvait pas et on sortait profiter de la fraîcheur nocturne.

Vue sans touristes



Vue avec touristes devant la fenêtre artistiquement ouvragée
 


Eh oui, on a aussi fait ce genre de photos, j'avoue, quitte à tuer le mythe.


Mais à Udaïpur, il y a aussi un magnifique City Palace, un palais de maharadjas donc, que nous avons visité en compagnie d'un guide parlant français d'une manière tout à fait fantasque, ce qui cadrait bien avec le décor.



C'est un énorme édifice, dont la construction à évolué du 16éme au 19ème siècle, chaque souverain ajoutant à son tour une partie nouvelle. On se retrouve au final avec un dédale incroyable de couloirs, salons, cours intérieures, escaliers aux couleurs multipliées par les effets de vitres teintées, dorures aux plafonds et aux murs, et miroirs reflétant tout cela à l'infini.



Tout cela était assez étroit et bas de plafond, semble-t-il en raison du fait qu'il s'agissait aussi d'une place forte et cette configuration empêchait les ennemis de débouler en masse pour envahir les lieux par surprise.

Donc le guide n'arrêtait pas de dire à chaque passage de porte "attention la tête", jusqu'à ce que je me rétame de tout mon long vu qu'à force de regarder en l'air, je n'avais pas vu une marche.

Ceux qui me connaissent savent que même sans avoir ingurgité quoi que ce soit, je tombe assez facilement, je ne regarde pas où je marche, je ne sais pas... et généralement je me relève sans dégat, mais là, le granit et le marbre, c'est dur! J'ai donc terminé le voyage avec une cheville qui avait doublé de volume. Heureusement que Catherine était là, des soins professionnels et amicaux, ça guérit tout. Comment ça, tu n'es pas une vraie infirmière?? Si, si, j'atteste!


Malgré le mode de construction de style patchwork, l'ensemble garde une certaine cohérence, des salons ouvrent sur des halls toujours très finement décorés, ici de la dentelle de marbre et de la mosaîque de miroirs et de pierreries...


la même vue d'en bas


... puis on accède à des chambres,



qui donnent sur des jardins.


Joli, non?? Celui-là se trouve au sommet de la colline sur laquelle est construit le palais. Ce qui fait que les arbres prennent racine en pleine terre, c'est surprenant quand on se rend compte qu'on est au dernier étage de l'édifice.

Tout le palais est donc construit autour de la colline, comme une couronne épouse la forme d'un crâne.

Par une des fenêtres, on peut admirer le Lake Palace Hotel, où les maharadjas recevaient leurs hôtes étrangers; il paraît qu'Octavio Paz y a séjourné, mais pas nous... Il paraît que l'intérieur est magnifique, on ne peut pas en douter...



Et en redescendant, nous traversons ce hall destiné à recevoir des festivités diverses.


L'endroit est toujours proposé à la location pour des soirées. Vous imaginez ces stuctures drapées de voiles transparents, des majordomes enturbannés accueillant des invités richement parés. Minouchka, tu ne t'y verrais pas ce printemps??? Parce que moi, je ne sais pas pourquoi, j'ai pensé à toi, ici.

Et comme Udaïpur est vraiment une ville multiple, j'ai encore beaucoup de choses à vous en faire partager. A bientôt!

Par Snapulk - Publié dans : Inde - Communauté : cuisines du monde
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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /2008 08:45
Je ne me lasse pas de me souvenir d'Udaïpur. Tout l'imaginaire qu'on a pu emmagasiner sur l'Inde, on le retrouve ici, et bien plus encore.

Les palais incroyables, aux décors fantastiques d'un point de vue artistique, qui mêlent tous les styles, toutes les fantaisies, tout en maintenant un ensemble qui vous capture, vous enlace et vous emporte dans les rêves les plus fabuleux...

Les ruelles étroites qu'on remonte périlleusement en voiture en bravant la priorité aux cyclistes, aux automobilistes, aux piétons et aux vaches sur une largeur de 3 mètres...

Les lacs au milieu desquels s'érigent des hôtels somptueux...

Les promenades à pieds dans des dédales où se mêlent toutes les odeurs de la vie, des plus savoureuses aux plus fétides, sans transition aucune, les sens constamment en alerte...

Pour résumer, j'ai eu l'impression que cette ville était gardienne des traditions du Rajasthan, tout en s'ouvrant sur le monde et en essayant de lui faire partager, de transmettre l'amour du pays, de sa richesse séculaire.
On ne peut rester indifférent à cette démarche, surtout dans l'esprit où tout cela n'est que suggéré, on y plonge, rien ne nous est imposé.

Il existe un Folklore Museum dont l'entrée est digne de l'architecture dessinée par Franquin dans Spirou et Fantasio.


L'intérieur aussi est un peu un délire d'architecte, tout en couloirs ronds, vraiment style années 60. Malheureusement, il ne semble pas avoir été restauré depuis, et les collections sont mal entretenues, poussiéreuses, certaines pièces  très abîmées. L'effort de restauration global que nous avions remarqué auparavant n'est pas encore arrivé jusque là. Bientôt, j'espère.

Parce que ce serait dommage de laisser tomber en poussière ces saynètes saisissantes de réalisme qui relatent la vie des villages


les festivités, un vrai travail d'artisanat local!


Vous n'avez pas les pieds qui chauffent un peu, là?


Il y a aussi des masques avenants


des dizaines de costumes traditionnels


avec des notices sur leur provenance et leur époque précise, peintes à la main sur du bois!


Je suis restée un moment devant ces décorations de mains festives, il faut avoir de bons yeux pour lire les explications!



mais même le panneau semble vraiment artisanal et avoir traversé quelques siècles, on est loin de la luxuriance des palais, ce n'est pas désagréable, ce petit côté rétro!


Ces petits autels votifs transportables racontent la vie d'un dieu et peuvent se replier pour être emportés en voyage; on en trouve beaucoup en vente, mais moins travaillés.


Et, je vous garde le meilleur pour la fin, le Bagore Ki Haveli Museum est installé, comme son nom l'indique dans une haveli (une très belle maison) privée et, lui par contre entièrement rénové, présente des salles retraçant la vie de tous les jours,


des alcôves aux fenêtres colorées

les salles de jeux des enfants, sans PSP, sans Wii



il y a même une petite galerie d'art moderne avec des choses relativement intéressante,
mais
aussi du pur kitsh, comme ces sculptures en polystyrène


Et si vous avez tenu jusque là, vous resterez bien pour cet extrait du spectacle du soir, de danses et de marionnettes du Rajasthan. C'est splendide!
Si vous allez un jour à Udaïpur, ne ratez surtout pas ça!




Et une petite dernière pour le plaisir


Je suis tombée sous le charme, je lui ai même acheté des marionnettes! Paprikas, tu en as une!

Voilà, on quitte Udaïpur, à regrets... et demain, je recommence mon pain du mardi, il était temps!

Par Snapulk - Publié dans : Inde
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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /2008 10:31
Alors que Minouchka met à l'honneur cette semaine la fête indienne de Diwali, fête des lumières et nouvel an indien (mais elle explique tout ça très bien, précipitez-vous), j'ai envie d'apporter une petite lumière gourmande avec ces douceurs qui doivent atteindre des taux caloriques effrayants, mais ce n'est pas tous les jours le nouvel an!



Et puis on n'en mange pas énormément, c'est très très sucré!

J'ai trouvé cette recette sur le site de Manjula, qui est une mine d'informations sur la cuisine traditionnelle indienne.

Burfi amandes, noisettes et noix de Cajou



1/2 tasse d'amandes

1/2 tasse de noix de cajou

1/2 tasse de noisettes

1 tasse 1/4 de sucre

1/2 tasse d'eau

1/2 c. à c. de cardamome en poudre

Des amandes effilées


Hachez ensemble les amandes, noisettes et noix de cajou. Faites-les rôtir à sec dans un poêle sur feu moyen, jusqu'à ce qu'elles dégagent leur arôme, ne pas faire griller! Réservez.

Avec le sucre et l'eau, faites un sirop à 130°C. Retirez du feu et ajoutez la poudre de cardamome.

Mélangez le sirop et les noix hachées, et étalez le mélange encore chaud sur une grande assiette, sur 1/2 cm de hauteur. Laissez refroidir, puis découpez en losanges, carrés ou triangles.
Décorez chaque burfi d'une amande effilée pendant que la pâte est encore malléable.

Laissez refroidir complétement avant de les retirer de l'assiette pour les présenter.



Dégustez raisonnablement!




Par Snapulk - Publié dans : Inde - Communauté : cuisines du monde
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