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Phrases qui me parlent...

Aussi longtemps qu'il y aura un chien errant et affamé dans ma rue, ma spiritualité consistera à lui donner à manger. Pas à chercher Dieu.

Swami  Vivekananda, philosophe hindou du 19ème siècle


Mal nommer les choses, c'est ajouter aux malheurs du monde.

Albert Camus


Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.

Jules Renard


Une arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse

Abd Al Malik


Le passé n'est pas mort et enterré. En fait, il n'est même pas passé.

William Faulkner


Il faut prendre conscience de l'apport d'autrui, d'autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande.
Albert Jacquard


Pour moi, l'automne n'a jamais été une saison triste. Les feuilles mortes et les jours de plus en plus courts ne m'ont jamais évoqué la fin de quelque chose mais plutôt une attente de l'avenir.

Patrick Modiano


Et si parfois je me sens triste, qu'importe qu'il n'y ait pas de joie en moi s'il y en a dans l'univers?

Carlos Fuentes - L'instinct d'Inez


S'ils enferment tous les caractériels, il n'y aura plus un poète.

Richard Bohringer


Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir.

Albert Einstein


L'éternité, c'est long, surtout vers la fin.

Woody Allen


Peut-être les oiseaux, dans le secret savoir de leur vol
Sentiront-ils le ciel soudain plus vaste.

Rainer Maria Rilke


Quand vous parlez de l'infini, jusqu'à combien de kilomètres pouvez-vous aller sans vous fatiguer?

Jean Tardieu


Si Dieu existe , j'espère qu'il a une bonne excuse...

Woody Allen


Nous devons être bilingue même en une seule langue, nous devons avoir une langue mineure à l'intérieur de notre langue, nous devons faire de notre propre langue un usage mineur.

Gilles Deleuze


Peindre, écrire, ce n'est rien d'autre que partir à la découverte de soi, tout en convertissant en toiles ou en poèmes ce que recèle la nuit intérieure

Charles Juliet


Etre raisonnable en toutes circonstances. Il faudrait être fou...

On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort.

Du moment qu'on rit des choses, elles ne sont plus dangereuses.

Il paraît que quand on prête l'oreille, on entend mieux. C'est faux ! Il m'est arrivé de prêter l'oreille à un sourd. Il n'entendait pas mieux.

Raymond Devos


Il est peu de réussites faciles et d'échecs définitifs.

Marcel Proust


Je ne ferai jamais partie d'un club qui voudrait de moi.

Groucho Marx


Le monde appartient à ceux qui rêvent trop

Grand Corps Malade


Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction

Francis Picabia


Si vous ne changez pas d'état d'esprit devant un tableau que vous n'avez jamais vu, soit vous êtes sacrément entêté, soit le tableau n'est pas très bon.

Robert Rauschenberg


Il n'y a pas de raison de ne pas considérer que le monde est une gigantesque peinture.
Robert Rauschenberg


Le secret, c'est d'écrire n'importe quoi, parce que lorsqu'on écrit n'importe quoi, on commence à dire les choses les plus importantes

Julien Green

 

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Inde


Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /Oct /2008 18:38
Pour faire le lien avec l'épisode précédent, voici le Jagdish Temple by night, vu du restaurant d'en face où nous mangeâmes plein de bonnes choses tout en changeant de table régullièrement vu qu'un coup il pleuvait, hop, à l'abri, un coup il ne pleuvait pas et on sortait profiter de la fraîcheur nocturne.

Vue sans touristes



Vue avec touristes devant la fenêtre artistiquement ouvragée
 


Eh oui, on a aussi fait ce genre de photos, j'avoue, quitte à tuer le mythe.


Mais à Udaïpur, il y a aussi un magnifique City Palace, un palais de maharadjas donc, que nous avons visité en compagnie d'un guide parlant français d'une manière tout à fait fantasque, ce qui cadrait bien avec le décor.



C'est un énorme édifice, dont la construction à évolué du 16éme au 19ème siècle, chaque souverain ajoutant à son tour une partie nouvelle. On se retrouve au final avec un dédale incroyable de couloirs, salons, cours intérieures, escaliers aux couleurs multipliées par les effets de vitres teintées, dorures aux plafonds et aux murs, et miroirs reflétant tout cela à l'infini.



Tout cela était assez étroit et bas de plafond, semble-t-il en raison du fait qu'il s'agissait aussi d'une place forte et cette configuration empêchait les ennemis de débouler en masse pour envahir les lieux par surprise.

Donc le guide n'arrêtait pas de dire à chaque passage de porte "attention la tête", jusqu'à ce que je me rétame de tout mon long vu qu'à force de regarder en l'air, je n'avais pas vu une marche.

Ceux qui me connaissent savent que même sans avoir ingurgité quoi que ce soit, je tombe assez facilement, je ne regarde pas où je marche, je ne sais pas... et généralement je me relève sans dégat, mais là, le granit et le marbre, c'est dur! J'ai donc terminé le voyage avec une cheville qui avait doublé de volume. Heureusement que Catherine était là, des soins professionnels et amicaux, ça guérit tout. Comment ça, tu n'es pas une vraie infirmière?? Si, si, j'atteste!


Malgré le mode de construction de style patchwork, l'ensemble garde une certaine cohérence, des salons ouvrent sur des halls toujours très finement décorés, ici de la dentelle de marbre et de la mosaîque de miroirs et de pierreries...


la même vue d'en bas


... puis on accède à des chambres,



qui donnent sur des jardins.


Joli, non?? Celui-là se trouve au sommet de la colline sur laquelle est construit le palais. Ce qui fait que les arbres prennent racine en pleine terre, c'est surprenant quand on se rend compte qu'on est au dernier étage de l'édifice.

Tout le palais est donc construit autour de la colline, comme une couronne épouse la forme d'un crâne.

Par une des fenêtres, on peut admirer le Lake Palace Hotel, où les maharadjas recevaient leurs hôtes étrangers; il paraît qu'Octavio Paz y a séjourné, mais pas nous... Il paraît que l'intérieur est magnifique, on ne peut pas en douter...



Et en redescendant, nous traversons ce hall destiné à recevoir des festivités diverses.


L'endroit est toujours proposé à la location pour des soirées. Vous imaginez ces stuctures drapées de voiles transparents, des majordomes enturbannés accueillant des invités richement parés. Minouchka, tu ne t'y verrais pas ce printemps??? Parce que moi, je ne sais pas pourquoi, j'ai pensé à toi, ici.

Et comme Udaïpur est vraiment une ville multiple, j'ai encore beaucoup de choses à vous en faire partager. A bientôt!

Par Snapulk
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /Oct /2008 12:29
Ceux qui viennent ici régulièrement ont du remarquer un peu de relâchement dans la fréquence des posts... quelques préoccupations passagères j'espère mais en même temps, ça me permet de faire durer un peu ce voyage en Inde qui du coup va peut-être durer jusqu'à ce que je reparte en vacances ;-) et ce n'est pas désagréable!

Donc à la dernière étape de notre road movie, nous quittions les environs de Jaïpur pour nous diriger inexorablement vers l'Est et le désert du Thar, mais nous n'y sommes pas encore, et la prochaine ville-étape, c'est Udaïpur.

Je crois que c'est la ville que j'ai préféré quand j'y repense, avec ses dédales de ruelles étroites, où, malgré le dépaysement, on se sent curieusement comme chez soi, absorbés par l'ambiance


A force de déambuler, de faire des tours et des détours (d'ailleurs vu mon sens de l'orientation, heureusement que j'étais accompagnée sinon j'y serais encore!), on se fond dans le paysage et on essaie de saisir le sens de ce que font les gens qui vivent quasiment là, dehors, tout proches.


Là encore, ça paraît évident, et cet artisan dont je n'ai pu saisir le sourire fugitif, nous encourage à nous approcher pour observer son travail de plus près.


Les paillettes ne sont donc pas réservées aux femmes et ornent des couvre-chef-turbans du plus bel effet.

Des groupes se réunissent, hommes, femmes, enfants, c'est suffisamment rare de les voir ensemble à l'extérieur que je n'ai pas pu résister à l'envie d'immortaliser ce souvenir, attablés dans un minuscule boutique à déguster thé et autres douceurs.


D'autres prennent l'air (je ne pourrais pas dire le frais, c'était caniculaire, ça me manque!!) sur le pas de porte


Des femmes aux saris parfois artistiquement assortis au décor croisent notre chemin,


toujours affairées,


les hommes aussi sont au travail, ici dans un pressing


A un petit arrêt rafraîchissement, une visite


C'est ici que nous avons vu les vaches s'approcher au plus près des passants, réclamant de la nourriture aux portes des cafés, et l'obtenant. Elles ont un propriétaire, dont elles rejoignent parfois l'habitation la nuit, mais tout le monde a devant sa porte un petit réservoir d'offrandes pour elles.

Et il y a aussi des monuments à Udaïpur, même si ce sont moins eux qui ont retenu mon attention ici.

Mais ce serait bête de s'en priver quand même, et surtout ce serait génant de penser qu'on s'habitue à ces splendeurs, qu'on cesse de s'émerveiller... oh encore un temple, encore un City Palace... un autre Fort... Non, non, réagissons! Voyez plutôt.

Le Jagdish temple, super bien situé, au centre de la ville et en haut d'une ruelle, donc plein d'animation.


C'est un temple dédié à Vishnou, construit vers 1624, entièrement sculpté de figures divines


de gargouilles, de petits personnages qu'on croirait sortis du Seigneur des Anneaux


de quelques poses du Kama Sutra aussi, la religion n'est pas trop austère ici, c'est sympathique!


Tout autour, quatre petits temples sont occupés par des sages qui ne refusent pas une obole en échange d'une pose souriante, voire amusée,


mais néanmoins professionnelle.


alors les petits enfants, toujours eux, s'amusent des touristes mitrailleurs et veulent bien jouer aussi à prendre la pose, facétieuse.


Les sculptures qui ornent tant l'intérieur que l'extérieur sont vraiment multiples et de styles différents. De nombreux artistes ont probablement participé à cette construction et la finesse des détails m'impressionne toujours.


Je voulais au début faire le tour d'Udaïpur en un post mais finalement, je reviendrai bientôt pour la suite... et entretemps, je publierai une recette... de pain, Minouchka!


Mais là, je sens l'impatience de certaines précieuses lectrices poindre (merci à elles) et le temps me manque toujours beaucoup.

Donc la recette très vite, et la suite d'Udaïpur juste après, promis, juré! Et je reviens sur vos blogs dans la foulée, ils me manquent!


Par Snapulk
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /Oct /2008 12:47
Je continue à partager ces petits moments croisés sur la route ou ailleurs, qui reflètent peut-être plus que d'autres la vie au jour le jour dans ce magnifique pays qui nous a émus, fait rire, inquiétés... à un rythme trépidant et, comme le disait notre ami Thierry en commentaire, avec l'accompagnement de notre chauffeur Dinesh, à nul autre pareil, dont le calme et l'impassibilité ont été (très) souvent précieux, nous permettant de prendre les choses avec philosophie quand parfois... nos vieux réflexes nous rattrapaient.

Exemple en images:


les camions sont toujours magnifiquement décorés.



Sur aucun d'entre eux ne manque la petite effigie de Ganesh, souvent en de multiples exemplaires, les guirlandes colorées, les objets votifs, les pétales de fleurs lorsque les circonstances religieuses s'y prètent...


... alors on (Thierry surtout, ces photos sont de lui, un grand merci au passage) ne se lasse pas de les saisir en images

A l'arrière, la mention "horn please" est toujours peinte, souvent artistiquement. Là, iconoclastement, allez j'ose, j'invente des mots...


Ici, klaxonner est une marque d'attention, c'est signaler à l'autre qu'on l'a vu et qu'on tient compte de sa présence, très très différent donc, de notre comportement.

Donc on aime bien regarder les camions.

Mais parfois, quand ils sont vraiment trop près...

... celui-là, par exemple arrivait face à nous, il doublait l'autre en haut d'une côte. Là ,on ferme les yeux.

Dinesh, non.

Et il semble amusé de notre panique. Ben quoi, il y largement la place de passer à trois, si tout le monde se pousse un peu...

Surprenante aussi, la manière d'envisager l'attente aux passages à niveau. Même lorsque la barrière est baissée, tout le monde continue à traverser en baissant la tête, en penchant son vélo, jusqu'à ce que le train, toutes sirènes hurlantes, soit à peu près à cette distance:


Comme vous l'avez remarqué, le temps est un peu gris. Va t-il pleuvoir, peut-être, oh, non, ça se dégage... si, brusquement!


 et assez rapidement, la question se pose de poursuivre ou non... Là, c'était sur la route de Jodhpur (tout ça pour dire que je vous raconterai Jodhpur bientôt ;))



certains s'arrêtent et envoient un éclaireur...


... certains sont téméraires...


d'autres encore ont des véhicules plus adaptès, enfin ils seront mouillés quand même!


but it's not a problem, some are much more serious


comme les installations électriques de rue par exemple, et encore, tout ça est très relatif, finalement.

La preuve, on arrive à bon port,



relativement à sec, ça s'évapore vite! Pourtant la route sera coupée le lendemain, trop trop d'eau!!



Et on retrouve les enfants qui aiment se faire photographier.



Celle-là, je la trouve vraiment magnifique; ils voulaient tous y être en même temps sur la photo!



Et cela amusait bien les mamans



Allez pas de recette pour le moment, je vous laisse sur ces belles couleurs qui se dégustent avec les yeux!


mais une superbe tarte aux bananes très vite, promis!

Par Snapulk
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Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /Sep /2008 08:10
Pour changer des sites inoubliables, des palais époustouflants et des villes à ne surtout pas rater, pourquoi ne pas profiter aussi de ces moments fugitifs qui, sur le trajet, nous saisissent parfois, parce que nous ne parvenons pas à les rattacher à nos repères habituels?

N'est-ce pas aussi, voire surtout, ce qui fait le charme d'être ailleurs, d'accepter de se laisser surprendre et de se dire que, modestement, ces choses nouvelles pour nous vont enrichir d'autant notre connaissance de l'autre, notre dimension d'universalité sans laquelle on se demande bien à quoi ça rimerait d'être né dans un monde aussi vaste et multiple?

Bon je vais essayer de faire des phrases plus courtes.

Et de vous proposer ces petites vignettes, pêle-mêle, qui ont parfois égayé, parfois interrogé, parfois rendu mélancolique notre road-movie.

A la sortie d'Agra, après le Taj Mahal, le Fort Rouge, la magnificience dont tous nos sens sont nourris, on aperçoit au bord de la route des marécages, des eaux dormantes, qui pourraient être des rizières à une autre saison, et où les buffles s'immergent pour prendre le frais, parce que la chaleur est vraiment écrasante.


Pittoresque, non?

Mais ce qui est plus suprenant, c'est que ce ne sont pas seulement des animaux qui sont à demi immergés...


oui, une femme aussi, probablement occupée à récolter des herbes, des plantes comestibles, ou... quoi d'autre? Je ne sais pas...

Un peu plus loin, à l'heure du déjeuner, ces femmes dont je vous disais que le travail est intensif et pénible, nous les retrouvons réunies sur le bord de la route pour une brève pause


un petit moment de convivialité et de détente saisi au passage.


Pendant ce trajet, mon Doudou, qui a gardé de ses origines espagnoles l'amour des constructions en pierres sèches, a longtemps hésité avant de demander une halte pour  photographier un mur. Je partage tout à fait son goût, j'aime beaucoup l'esthétique de ces constructions utiles pour séparer des cultures, pour maintenir la stabilité du terrain dans les zones montagneuses aux cultures en escalier, ou pour d'autres raisons qu'on ne saisit pas toujours.


Donc Doudou photographiait des murs...

... et ça laissait vraiment perpexes les petits enfants. Comme quoi, le choc des cultures est à double sens!


Je voulais aussi vous faire profiter de la diversité animale que l'on peut croiser sur les routes, et quand je dis croiser, c'est aussi suivre (longtemps),


laisser passer (parfois en très, très grand nombre), vaches, moutons...



ou même se faire doubler par...


un éléphant

des buffles,

des familles entières de singes perchés dans les arbres,

ou plus simplement croiser


des chameaux colorés


des paons qui semblent vivre en liberté dans les champs,


et tout ce joli monde cohabite de façon tout à fait harmonieuse.

La cohabitation n'est d'ailleurs pas un vain mot ici!


Allez, la suite au prochain épisode.

Pour le moment, des petites choses très faciles à réaliser pour peu que vous ayez quelques feuilles de brick en réserve et un pavé de saumon esseulé.

Briouates au saumon


1 paquet de feuilles de brick
10 g de beurre
3 oeufs

1 pavé de saumon
4 portions de vache qui rit
1 c. à c. de coriandre en poudre
6 branches de persil plat, 6 branches de coriandre fraîche
Sel, poivre
Huile pour la cuisson finale

Enlevez la peau du saumon et coupez le en petits morceaux.
Faites chauffer le beurre dans une poêle de taille moyenne. Dès qu'il est chaud, ajoutez les oeufs et faites les cuire brouillés.
Ajoutez les miettes de saumon et remuez constamment pour qu'il cuise en se mélangeant, sans se dessécher.
Transvasez le tout dans un saladier et mélangez à la fourchette avec les portions de vache qui rit, et la coriandre en poudre, salez, poivrez.
Ciselez les herbes et ajoutez-les au mélange.
Confectionnez les briouates en les pliant en triangles, soit en petits modèles pour l'apéritif, soit un peu plus gros pour les servir en repas avec une salade.
Faites-les cuire soit en friture, soit à la poèle. Laissez reposer sur du papier absorbant

C'est bien sympathique pour un dîner léger, ou à picorer à l'apéritif (enfin, ça cale bien, attention!)


Par Snapulk
Voir les 16 commentaires - Ecrire un commentaire - Communauté : Cuisine - Publié dans : Inde

Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 11:50
Désolée, désolée, ce n'est pas pour me faire désirer mais ce début d'année me déborde totalement.

Normalement dès la semaine prochaine, ça devrait se calmer... normalement.

Il faudrait d'ailleurs que mon rythme se ralentisse, pour que je trouve le temps de finir ce récit, sinon je vais vous raconter mon voyage en Inde jusqu'à l'année prochaine à ce rythme là! Il y a tant à en dire!

Par exemple, quittons Jaïpur (à regrets, on n'a pas eu assez de temps pour la visiter comme nous l'aurions souhaité, le voyage avec réservations d'hôtels à l'avance a ses avantages et ses inconvénients), mais pour pas si loin: à environ 10 km se trouve le Fort d'Amber, dit aussi Amber Palace, vu que comme beaucoup de places fortes du Rajasthan  il servait de lieu d'habitation au Maharadja, qui en faisait un endroit somptueux, selon sa culture, sa sensibilité. Ici, de nombreuses dynasties se sont succédées, ce qui a enrichi l'endroit.

En chemin, on longe un lac au milieu duquel est construit ce magnifique palais, le Jal Mahal


et des champs où travaillent des femmes.


Je ne sais pas si c'est comme ça ailleurs en Inde, mais dans le Rajasthan, ce sont les femmes  qui se trouvent en majorité sur les chantiers, dans les champs pour effectuer des travaux de force, et toujours en tenue traditionnelle, pendant que les hommes discutent entre eux en les regardant faire. Ce n'est qu'une vision très superficielle des choses, j'en conviens, mais on ne peut qu'en être surpris.

Le fort d'Amber se trouve en haut d'une colline, entouré d'une muraille de 9 km qui serpente sur les collines voisines. On peut y accéder à dos d'éléphant, certains touristes le font, mais nous n'étions que très moyennement tentés par l'exercice. L'arrivée n'en est pas moins impressionnante.


Dès l'entrée, apparaît le hall des audiences publiques, où - fermez les yeux, imaginez - le maharadja recevait sur un trône en argent, le sol était couvert de tapis, et les colonnes sont -  toujours, vous pouvez rouvrir les yeux - en grès et marbre blanc, des éléphants sculptés ornent les chapiteaux.



Ici, Ganesh Pol, le portail d'entrée des parties privées,



avec toujours Ganesh en bonne place


Toujours dans l'esprit de retauration qui semble d'actualité, des artistes sont à l'ouvrage sur les fresques qui couvrent tous les murs


Après cette entrée, les jardins



A droite, au fond, c'est la palais des moussons, qui possédait un système d'air conditionné et une petite source qui arrivait par là, dans les jardins, en tintinnabulant sur des bouteilles, reproduisant le son du sitar


et des écrans de marbre jaillissaient des parfums capiteux, raffiné, non??

Les portes étaient marquetées d'or, ivoire et turquoise, en cours de restauration, dommage... mais on a une idée quand même.

Ensuite, on visite le hall des audiences privées, (Diwan-I-Khas, pour ceux qui suivent depuis le début), il y en a un dans chaque palais.


Mais celui-là, avec ses innombrables miroirs où se reflétait la lumière des lampes à huile, donne vraiment envie de retourner quelques siècles en arrière


Ensuite, les portes du gynécée.


Je ne résiste pas à l'envie de saisir au passage les silhouettes de ces femmes qui, en d'autres temps, auraient eu une vie plus dorée. L'élégance du port ne fait pas oublier qu'elles portent sur la tête des bassines de cailloux...


J'avoue qu'au milieu de ces évocations de harems richissimes, d'endroits magnifiques, d'images disparues mais que l'imagination fait revivre, des considérations sur le statut de la femme d'hier à aujourd'hui en Inde n'ont pas cessé de me traverser.

Le travail et l'exil de
Taslima Nasreen est encore loin de faire partie de l'histoire, ces femmes ont vraiment besoin d'êtres soutenues dans leur quête.
Le regard des femmes indiennes sur nous au cours de ce voyage était souvent éloquent. Certaines venaient vers nous pour échanger quelques mots, nous prendre en photo avec leur bébé, et elles faisaient partie des classes aisées, des touristes indiennes qui ont probablement la possibilité d'un regard sur l'occident et seraient suceptibles de soutenir celles qui tentent de leur donner le droit à l'autonomie et à la liberté. Mais se donnent-elles le droit de revendiquer une place différente dans la société?

 

Certes, on n'en est plus à l'époque où, lorsqu'un maharadja mourait à la guerre, on immolait avec lui son épouse sur le bûcher, mais il y a encore un certain chemin à parcourir.

Ces portes vieilles de 400 ans s'ouvraient sur des passages secrets et des labyrinthes menant aux chambres de 12 favorites de maharadja!
 

 
Refermons-les discrètement.

  Et dirigeons nous vers les hauteurs du palais d'où la vue s'étend sur les remparts et la campagne verdoyante. On n'est pas encore dans le désert, mais ça vient, promis!


En attendant,  je vous propose une recette pas du tout indienne, il faut savoir s'arrêter, je l'ai adaptée de l'avant-dernier Régal et si vous trouvez quelques cocos de Paimpol, il est encore temps, c'est délicieux!


Salade tiède de cocos de Paimpol, roquette et poisson croustillant



1 kg de cocos de Paimpol frais
2 cubes de bouillon de volaille (ou 1 l de bouillon de volaille fait par vous-même)
1 oignon
8 tomates séchées à l'huile
75 g de roquette
3 filets de cabillaud
2 c. à s. de farine de maïs
1 c. à c. de cumin en poudre
2 c. à s. d'huile neutre

Pour la vinaigrette
1 échalote
1 c. à s. de vinaigre
3 c. à s. d'huile d'olive
1 pincée de piment d'Espelette, sel poivre

Quelques tomates cerises

Préparez le bouillon de volaille, mettez-y l'oignon entier. Faites cuire 30 mn à partir de l'ébullition, salez en fin de cuisson, égouttez.

Découpez les filets de poisson en bâtonnets. Mélangez dans un sac en plastique (de congélation par exemple) la farine et le cumin. Mattez les bâtonnets de poisson dedans et secouez doucement pour les enrober du mélange sans les abîmer. Faites chauffer l'huile neutre dans une poèle et faites-y dorer les morceaux de poisson. Réservez.

Mêlez dans un saladier les cocos, l'échalote émincée et les tomates séchées coupées en fines lanières. Arrosez de la vinaigrette, mélangez.

Rincez la roquette.

Disposez dans les assiettes les cocos, les morceaux de poisson et la roquette. Décorez des tomates cerises coupées en deux. Servez encore tiède.

C'est délicieux, et ça rappelle un peu l'été!


Par Snapulk
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