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Phrases qui me parlent...

Aussi longtemps qu'il y aura un chien errant et affamé dans ma rue, ma spiritualité consistera à lui donner à manger. Pas à chercher Dieu.

Swami  Vivekananda, philosophe hindou du 19ème siècle


Mal nommer les choses, c'est ajouter aux malheurs du monde.

Albert Camus


Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.

Jules Renard


Une arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse

Abd Al Malik


Le passé n'est pas mort et enterré. En fait, il n'est même pas passé.

William Faulkner


Il faut prendre conscience de l'apport d'autrui, d'autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande.
Albert Jacquard


Pour moi, l'automne n'a jamais été une saison triste. Les feuilles mortes et les jours de plus en plus courts ne m'ont jamais évoqué la fin de quelque chose mais plutôt une attente de l'avenir.

Patrick Modiano


Et si parfois je me sens triste, qu'importe qu'il n'y ait pas de joie en moi s'il y en a dans l'univers?

Carlos Fuentes - L'instinct d'Inez


S'ils enferment tous les caractériels, il n'y aura plus un poète.

Richard Bohringer


Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir.

Albert Einstein


L'éternité, c'est long, surtout vers la fin.

Woody Allen


Peut-être les oiseaux, dans le secret savoir de leur vol
Sentiront-ils le ciel soudain plus vaste.

Rainer Maria Rilke


Quand vous parlez de l'infini, jusqu'à combien de kilomètres pouvez-vous aller sans vous fatiguer?

Jean Tardieu


Si Dieu existe , j'espère qu'il a une bonne excuse...

Woody Allen


Nous devons être bilingue même en une seule langue, nous devons avoir une langue mineure à l'intérieur de notre langue, nous devons faire de notre propre langue un usage mineur.

Gilles Deleuze


Peindre, écrire, ce n'est rien d'autre que partir à la découverte de soi, tout en convertissant en toiles ou en poèmes ce que recèle la nuit intérieure

Charles Juliet


Etre raisonnable en toutes circonstances. Il faudrait être fou...

On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort.

Du moment qu'on rit des choses, elles ne sont plus dangereuses.

Il paraît que quand on prête l'oreille, on entend mieux. C'est faux ! Il m'est arrivé de prêter l'oreille à un sourd. Il n'entendait pas mieux.

Raymond Devos


Il est peu de réussites faciles et d'échecs définitifs.

Marcel Proust


Je ne ferai jamais partie d'un club qui voudrait de moi.

Groucho Marx


Le monde appartient à ceux qui rêvent trop

Grand Corps Malade


Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction

Francis Picabia


Si vous ne changez pas d'état d'esprit devant un tableau que vous n'avez jamais vu, soit vous êtes sacrément entêté, soit le tableau n'est pas très bon.

Robert Rauschenberg


Il n'y a pas de raison de ne pas considérer que le monde est une gigantesque peinture.
Robert Rauschenberg


Le secret, c'est d'écrire n'importe quoi, parce que lorsqu'on écrit n'importe quoi, on commence à dire les choses les plus importantes

Julien Green

 

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Inde


Samedi 26 juillet 2008 6 26 /07 /Juil /2008 08:45
Les sacs sont presque bouclés, l'impatience est à son comble, j'ai perdu mon coupe-vent (si quelqu'un sait où il est, qu'il me le dise vite, plus que quelques heures avant le départ...)

Mais je ne peux pas me résoudre à m'envoler comme ça, sans laisser à ma petite Minouchka un témoignage de la reconnaissance que je lui porte pour m'avoir fait approfondir la découverte de ce monde merveilleux des épices sur lequel elle règne en maîtresse érudite.

Et lui dire aussi le plaisir que j'ai à passer avec elle ces moments de découvertes, de discussions, de rires, d'échanges, d'une vraie amitié, qui s'est liée petit à petit et
qui ne fait que s'enrichir avec le temps.

A toi, donc, Minouchka, qui ne t'envoleras pas avec moi, mais, promis, je penserai à toi très souvent et si ma route croise du gingembre bleu, je le capture pour toi... et sinon, j'irai le débusquer où qu'il se trouve!

Je t'offre ce petit souvenir d'une de nos soirées délires où la cuisine indienne est sortie de nos mains avec profusion et générosité! Tu as remarqué avec quelle rapidité les convives affluent quand on se met aux fourneaux??

Cette fois-ci, c'était avec la complicité de ma nièce Céline que nous sommes en train de contaminer. Fais attention Céline, l'addiction est vite arrivée, et tu as de belles dispositions!


Voilà ce que nous avons produit ce soir-là, de haut en bas:

Un chana dal, recette
ici, le voilà de plus près, celui-là était un peu liquide, on peut le faire moins, comme on aime.


Un korma d'aubergines, recette plus bas, un vrai délice.

des crevettes massala, recette
ici, toujours aussi délicieux

un riz pulao improvisé

et un poulet massala, recette aujourd'hui, élaborée à six mains, (et trois têtes échauffées  en pleine créativité) mais avec deux on peut s'en sortir très facilement, surtout avec la marche à suivre.

Il y avait aussi de la raïta, qui n'apparaît pas sur la photo. La recette aux concombres est
ici, mais cette fois, je l'avais faite aux carottes et tomates et sans ail, c'est plus rafraichissant. Vous remplacez le concombre par une carotte rapée et une tomates coupée en dés, et voilà, tout simple.

Pour le dessert, un mango lassi a rafraichi des palais déjà heureux.

Korma d'aubergines

2 petites aubergines, ou 4 très petites aubergines indiennes
1 oignon
1 belle poignée de noix de cajou pilées au mortier (ou d'amandes)
1 petite boîte de lait de coco (environ 15 cl)
2 c. à s. de ghee
2 gousses d'ail
1/2 pouce de racine de gingembre épluchée et rapée
1 bâton de cannelle
une dizaine de feuilles de curry
4 graines de cardamome
1 c. à c. de curcuma
Sel

Emincez les oignons. Coupez les aubergines en tranches de 1/2 cm d'épaisseur, et les tranches en deux ou en quatre selon la tailles des dites aubergines. Mettez-les à tremper dans de l'eau salée en attendant de les utiliser, pour éviter qu'elles ne noircissent.

Faites chauffer le ghee dans une cocotte à fond épais.
Ajoutez l'ail et le gingembre rapé, puis le bâton de cannelle et les feuilles de curry. Laissez cuire en remuant pendant une ou deux minutes. Ajoutez la cardamome entière ou pilée avec le sel comme expliqué
ici, puis le curcuma. Laissez grésiller un peu mais pas trop, le curcuma brûle vite et donnerait un goût amer.

Mettez les oignons émincés, mélangez bien, faites revenir jusqu'à ce que les oignons deviennent fondants.

Ajoutez alors les aubergines et laissez-les cuire doucement une dizaine de minutes.
Incorporez alors les noix de cajou (ou poudre d'amandes) et le lait de coco. Mêlez le tout pour obtenir une tecture onctueuse, laissez chauffer encore 5 mn.


Ici, Céline aux commandes du korma,


et là, en action pour le poulet massala!


Le poulet massala est fait à base d'un mélange d'épices indispensable dans la cuisine indienne, le garam massala. Ce mélange se compose d'un nombre d'épices variable (il peut y en avoir jusqu'à 24!) et chaque cuisinière a sa propre recette. On en trouve assez facilement maintenant, tout préparé dans les épiceries exotiques. Je vous conseille d'en lire la composition, si elle figure, pour vous faire une idée de la richesse du mélange.


Poulet massala

1 poulet découpé en morceaux
2 c. à s. de ghee
1 gros oignon ou 2 petits
1 pouce de gingembre frais rapé
2 gousses d'ail
1 c. à c. de graines de cumin
1 c. à c. de graines de coriandre
2 bâtons de cannelle
3 tomates coupées en petits dés
1 piment oiseau ou thaï égréné et haché
2 c. à c. de garam massala
15 cl de lait de coco (facultatif, mais à la réflexion, vraiment bien)

Emincez les oignons, écrasez l'ail et rapez le gingembre.
Faites chauffer le ghee. Dès qu'il commence à fondre et à grésiller, ajoutez le gingembre et l'ail. Laissez les fondre, puis ajoutez l'oignon émincé, remuez jusqu'à ce que loignon commence à fondre.
Saupoudrez avec les épices: cumin, coriandre, cannelle, piment et garam massala en dernier. Rapidement, les épices vont dégager une délicieuse odeur...

Pendant nos préparatifs, tous ceux qui entraient dans la maison s'écriaient "Aaahhh, ça sent bon ici!!!!!!!" A la fin on en était presque blasées touts les trois ;-)

Ajoutez alors les morceaux de poulet, mélangez pour qu'ils s'imprègnent bien du mélange.
Ajoutez les tomates. Laissez mijoter jusqu'à ce que le poulet soit cuit, soit une vingtaine de minutes.
Le lait de coco est un ajout de dernière minute parce que le goût du piment risquait d'être une peu fort pour certains, mais cet apport s'est révélé délicieux.

Cette soirée a ravi tout le monde, le partage était chaleureux et tout s'est terminé dans des éclats de rire, avec des bougies sur les tables, beau prélude aux vacances!

Bonnes vacances à vous tous!











 
Par Snapulk
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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 08:21
D'ici quelques jours, nous allons nous envoler, Doudou et moi, accompagnés d'un couple d'amis à la vie à la mort, loin vers l'orient.

L'Inde, immense pays tellement multiple et propice à toutes les rêveries, les introspections, les retours sur soi et sur l'essence des relations humaines, la diversité ethnique, politique, artistique, artisanale... les Indes, comme il fut dit en d'autres temps... nous attendent. Enfin, c'est surtout nous qui attendons pour le moment; avec une impatience mitigée pour moi: quand nous y serons, ce sera le retour qui sera proche.

C'est toujours le problème du verre à moitié plein ou à moitié vide...

J'ai relu (et prété ;-)) cette merveille de Tabucchi, Nocturne Indien,

souffert et espéré avec Arundhati Roy et son dieu des petits riens,

reparcouru Compartiment pour dames de Anita Naïr, que m'avait prêté Marie

survolé pour la quinzième fois les nouvelles de Satyajit Ray, revu les Joueurs d'échec et le monde d'Apu.

Je suis presque prête, quoi...


Même si j'y ai déjà fait un bref séjour, il semble qu'une vie ne serait pas suffisante pour explorer les multiples facettes d'un pays qui se dérobe constamment, c'est ce que j'en avais retenu, pour garder son intégrité, sa force, son essence, tout en vous laissant généreusement approcher, pour vous donner ce que vous pourrez en comprendre, des bribes, à vous de construire, de trouver un sens, le vôtre, et vous ne serez plus jamais le même.
Peut-être est-ce ainsi qu'on aborde tout pays nouveau, tant qu'on accepte de se laisser pénétrer, sans arrière pensée, par une autre pensée...

Donc, je me mets en condition, l'esprit s'ouvre, ne rien attendre de trop prévu à l'avance...

Mais quand même...


... inévitable!! Je l'ai vu, par une nuit de pleine lune, elle se reflétait dans le marbre, illuminait l'édifice, envoûtant... Impossible de ne pas y retourner.

Le Taj Mahal, ce n'est pas un palais comme ses dimensions et son apparence pourraient le laisser croire, c'est un mausolée. Erigé au XVIIéme siècle par Shah Jahan, un empereur moghol inconsolable de la perte de son épouse Mumtaz Mahal, d'une beauté légendaire et qui, morte en couches, laissa le coeur du monarque dévasté.
Il décida alors de construire un édifice qui n'ait pas son équivalent dans le monde, ne trouva aucun architecte digne de cette noble tâche. Il convoqua l'architecte perse le plus célèbre et fit tuer sa fiancée, afin qu'il mesure la douleur ressentie.
La construction dura 22 ans, l'édifice de marbre blanc incrusté de pierres semi-précieuses (jade, lapis-lazulis, améthyste, turquoise...) est l'oeuvre de plus de 20 000 artisans venus du monde entier.

Il est le symbole de l'amour conjugal. Admettons.
Si je peux dire quelque chose, je trouve que ça ressemble plus à un délire mégalomaniaque, mais bon, je dis ça, je dis rien...

En tout cas, c'est beau, romantique et incontournable.

Et puis après, cap sur le Rajasthan... si je peux, je vous raconterai de là-bas, sinon, ce sera au retour.

En attendant, et il y a de grandes chances pour que ce soit la dernière recette avant le départ, voilà un petit chutney aux pommes pour accompagner vos viandes blanches, vos barbecues, l'été, quoi!

Le chutney est un condiment léger. On le prépare soit par broyage des ingrédients soit par cuisson. Il ne contient jamais de viande et se caractérise par sa note acidulée: les indiens aiment la saveur acide et estiment bon pour la santé d'intégrer une note acide dans le repas. Le plus courant, dans tout le pays, est le chutney de tomates. Les chutneys d"herbes sont consommés dans le nord et l'ouest, et le chutney à la noix de coco dans le sud, les chutneys mélant herbes et noix de coco sont typiques des régions occidentales. On mange du chutney de noix au Cachemire et aux cacahuètes dans l'Andhra Pradesh... Alors le chutney de pommes, ce n'est peut-être pas très purement indien, mais pourquoi repousser l'inspiration quand elle s'impose?

Merci Brigitte! Qui m'a offert quelques kilos de pommes sans lesquels je n'aurais jamais eu l'idée, cela aurait été dommage, cette petite sauce est un fête pour les papilles, même délicates au piquant, il suffit de doser. Les explications en images...

Chutney de pommes



1 kg de pommes (un peu acides de préférence)
3 c. à s. de ghee (beurre clarifié, ou sinon, de l'huile neutre, type tournesol)
2 gousses d'ail ou 1 c. à c. de pâte d'ail
1 morceau de gingembre rapé ou 1 c. à c. de pâte de gingembre
1 ou 2 ou... piments, selon leur force et vos goûts
1 c. à c. de curcuma
1 bâton de cannelle
6 graines de cardamome
1 c. à c. de gros sel
2 c. à c. de panch phora, mélange d'épices que vous pouvez confectionner vous-même: 1/2 c. à c. de chacune des épices suivantes: fenugrec, fenouil, cumin, moutarde, nigelle
3 c. à s. de sucre roux (ou mieux, si vous avez, de sucre de palme, ou jaggery)
2 c. à c. de vinaigre de cidre

Epluchez les pommes et coupez-les en dés.
Dans un mortier, pilez ensemble le gros sel et les graines de cardamome. Les graines s'ouvrent, retirez les cosses pour ne conserver que les petits grains noirs et odorants.


Préparez les épices dans un bol:



cannelle, puis, dans le sens des aiguilles d'une montre: curcuma, cumin, fenouil, nigelle, fenugrec, moutarde.

Dans une casserole, mettez à chauffer le ghee.


Quand il commence à se liquéfier,


ajoutez les pâtes d'ail et de gingembre (mode fainéante) ou les gousses d'ail écrasées  et le gingembre épluché et rapé (bravo!)

Laissez revenir une minute à feu moyen et ajoutez les épices (y compris sel et
cardamome)



dès qu'elles commencent à sentir si bon que vous vous sentez défaillir,


versez les dés de pommes



mélangez bien pour que tous les dés de pommes soient bien enrobés du mélange d'épices.

Ajoutez les piments hachés menus.



Versez le sucre et laissez mijoter jusqu'à ce que les pommes soient bien tendres. Versez alors le vinaigre et laissez cuire encore 5 mn.

Ecrasez au presse-purée et mettez aussitôt dans des bocaux propres. Fermez.


Ils se conservent ainsi quelques semaines, mais au réfrigérateur après ouverture.

C'est vraiment un accompagnement très agréable que j'ai testé avec de simple escalopes de poulet grillées, mais je pense qu'avec des magrets de canard... ou du poisson... bref, plein de ressources!










Par Snapulk
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 08:31
Comment agrémenter les apéritifs qui arrivent de petites choses à grignoter, mais qui changent de l'ordinaire sans être trop longues à préparer?

J'adore les noix de cajou, j'avais proposé ici une recette pour les épicer. Le résultat était très parfumé, mais un petit défaut subsistait; il fallait les déguster avant qu'elles ne refroidissent pour conserver les parfums et éviter que les épices ne retombent au fonc des ramequins parce que, grillées à sec, elles n'accrochaient pas vraiment à la noix.

Cette version fait appel a une matière grasse au départ, ce qui pourrait sembler moins diététique, mais de toutes façons, si on mange des noix de cajou, hein, pas de blague, c'est calorique!!! Et là, une partie de la matière grasse utilisée est éliminée au cours de l'opération. Donc, faions-nous plaisir sans arrière-pensées!

Noix de cajou massala

200 g de noix de cajou
2 c. à s. de ghee (beurre clarifié
1 c. à c. de paprika
1/2 c. à c. de piment rouge en poudre
1 c. à c. de poivre
1/2 c. à c. de sel

Méthode:

Mélangez toutes les épices dans un petit bol.

Faites chauffer le ghee dans un faitout ou un poêle à fond épais. Versez-y les noix de cajou; procédez en plusieurs fois si nécessaire pour que toutes les noix sont en contact avec le fond du récipient.

 Remuez sans arrêt sur feu moyen pour que les noix se colorent uniformément sans noircir, ce qui peut arriver très vite!

Dès qu'elles ont atteint une belle couleur rouge dorée, transvasez-les dans un saladier.

Versez dessus la moitié des épices et mélangez doucement pour que toutes les noix s'enrobent.

 Une partie du ghee et des épices restera déposée sur les bords du saladier.



A ce moment, transvasez-les à l'aide d'un écumoire dans une grande assiette plate. Versez le reste des épices et remuez de nouveau délicatement.

Cette fois, chaque noix de cajou est bien enrobée d'épices et le restera, même si vous les laissez refoidir.

Dur de résister, même quand on est très très raisonnable!
Par Snapulk
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Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /Avr /2008 09:31
Je suis en train de devenir accro à la cuisine indienne moi aussi.

Une des raisons de l’existence de ce blog, c’était de faire partager mes recettes créoles à ma famille et à mes amis qui aiment bien ces odeurs accueillantes quand on entre dans la maison, qui donnent envie de venir sentir au-dessus des casseroles, et qui concrétisent la plaisir à la première bouchée (quand c’est réussi…).

Ce que je ne soupçonnais pas (mais alors pas du tout), c’est qu’il allait être à l’origine de multiples rencontres, enrichissantes, conviviales, parfois délurées, toujours généreuses, où les connaissances, les petites astuces s’échangent joyeusement, et ouvrent des envies nouvelles (qui ne demandaient qu’à pointer le bout de leur nez) qu’on explore, qu’on perfectionne, qu’on échange.

Très belle expérience, finalement, bien plus riche que ce que j’imaginais au départ.

Mon influence number one pour la cuisine indienne, c’est bien évidemment Minouchkah, et on s’amuse à échanger des idées de repas indiens à thème. Le virus m’a pris, c’est super agréable de voir arriver en même temps sur la table tous ces plats colorés et aux parfums multiples et envoûtants.

Dimanche, j’ai préparé celui-là pour des amis très chers mais qu’on ne voit plus assez souvent, j’espère que ça leur donnera envie de revenir…


Préparer un repas entier comme celui-là demande du temps et de l’organisation pour que tout soit prêt et à la bonne température au moment de passer à table.

Par exemple,
-    s’il y a des viandes à mariner, je les prépare la veille
-    je mets à pétrir puis à lever la pâte à naans dans le robot (ou la machine à pain)

Là, je l'ai faite trop à l'avance, alors je l'ai oubliée et je l'ai retrouvée le lendemain matin dans le bol du robot, j'ai fait des petits pains au fromage avec. Mon organisation a encore des failles

-    je commence par les plats qui se servent froids, et je les mets au réfrigérateur
-    je prépare pour chaque plat les mélanges d’épices à l’avance
-    j’effeuille un bouquet de coriandre et j’épluche les quantités d’oignon, d’ail et de gingembre qui me seront nécessaires pour l’ensemble des préparations

Olivier est d’une aide inestimable dans cette phase de l’exécution (et dans la vaisselle en continu).

Et c’est parti !

J’avais choisi pour ce repas :
En apéro, des samoussas aux légumes, empruntés à Minouchka et des Goll bhaji

Et pour le menu proprement dit ,

Comme accompagnement de légumes frais, un pachadi aux carottes, emprunté aussi à Minouchkah, et une salade d’arachides et concombres (Khamang Kakdi) déjà publiée ici, et dont je ne me lasse pas. Elle est à la fois fraiche et croquante, rafraîchissante… un délice.

L’indispensable légumineuse était cette fois-ci un plat de pois chiches épicés. J’ai utilisé des petits pois chiches noirs trouvés dans le quartier indien, mais on peut utiliser des pois chiches ordinaires, ou du chana dal, en adaptant le temps de cuisson.

Je vous donne pour aujourd’hui la recette du plat de poulet et les autres suivront très bientôt, promis !

Le plat de viande était donc à base de poulet, et sans marinade : une spécialité de Bombay, le dhansak, dans laquelle les lentilles cuisent à part, puis avec la viande et les légumes. Il y a plusieurs étapes à respecter dans la préparation, donc c’est assez long, mais simple, et on peut préparer soi-même les mélanges d’épices qui ne sont pas disponibles ici, ou en faire des équivalences approchées. Le résultat est extraordinaire, vraiment, il faut avoir mangé ça une fois dans sa vie !


Poulet aux lentilles et aux légumes
Dhansak de Bombay


1 poulet coupé en 6 morceaux
300 g de toor dal (lentilles séchées entières)
50 g de pulpe de tamarin
1 dé de gingembre frais de 5 cm
6 gousses d’ail
6 clous de girofle
2 gros oignons hachés
1 pomme de terre coupée en petits morceaux
1 aubergine coupée en petits dés
1 c. à s.  d’aneth frais ciselé (je n’en avais pas)
½ c. à c. de curcuma
1 bouquet de coriandre fraîche
20 feuilles de menthe fraiche
Sel
3 c. à s. d’huile
2 c. àc. de feuilles de fenugrec séché (methi)
2 c. à c. de dhansak massala (on la trouve en épicerie indienne, mais on peut la remplacer par 1 ½ c. à c. de garam massala, ½ c. à c. de badiane en poudre et ½ c. à c. de muscade en poudre)
Sambar massala parsi : mixez ensemble jusqu’à l’obtention d’une poudre, 3/4 de c. à c. de fenugrec, ½ c. à c. de graines de moutarde, 1 c. à c. de piment rouge en poudre, ½ c. à c. de poivre noir



½ c. à c. de poivre noir
1 c. à c. de cumin en poudre
1 c. à c. de coriandre en poudre
1c. à c. de piment rouge en poudre
3 tomates concassées
1 c. à s. de sucre de palme ou de sucre roux
Le jus d’un citron vert
Mettez à tremper le tamarin dans de l’eau chaude pendant eu moins 30 mn.
Faites tremper les lentilles dans  de l’eau pendant 30 mn.
Hachez 4 cm de gingembre et 4 gousses d’ail.


Versez les lentilles dans une grande cocotte avec 3 tasses d’eau et les oignons, les aubergines, la pomme de terre et l’aneth. Ajoutez le reste du gingembre, les deux gousses d’ail restantes et le curcuma, 1 c. à s. de feuilles de coriandre et 8 feuilles de menthe. Laissez mijoter jusqu’à ce que les lentilles s’écrasent. Laissez refroidir un peu. Battez pour obtenir une consistance crémeuse. Salez.
Pendant la cuisson du dal, faite chauffer l’huile dans une grande poêle et faites revenir l’ail et le gingembre haché, 1 tasse de feuilles de coriandre, 12 feuilles de menthe, le fenugrec, le sambar massala, le dhansak masala, les poudres de cumin, de coriandre et de piment rouge et les tomates pendant 2 mn sans cesser de remuer. (Dans la recette initiale, on ajoute aussi  5 piments verts ici, c’est à vous de voir !)
Ajoutez le poulet  et faites revenir 2 mn Ajoutez une cuillère à café de sel et mélangez bien.
Adjoignez le poulet eu dal avec 3 tasses de bouillon ou d’eau. Ajoutez le sucre de palme. Laissez mijoter jusqu’à cuisson complète de la viande avant d’ajouter le tamarin et le jus de citron vert. Laissez cuire quelques minutes de plus, servez avec du riz basmati coloré pour faire beau.




Par Snapulk
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 10:00

Petite soirée avec comme idée de base la cuisine indienne, mais en version végétarienne, qui lui est quand même essentielle.

Devinez de qui vient l'idée??? Vous avez gagné, Minouchkah, soi-même en personne, qui d'autre??

Comme elle n'est pas du genre à vous inviter sans mettre les (nombreux) petits plats dans les (pas isolés non plus) grands, et que vous connaissez ses talents, vous auriez tendance à arriver avec un bouquet de fleurs. Qui d'ailleurs honorerait une hôtesse qui se pare de mille joyaux pour vous recevoir, elle ne fait pas les choses à moitié!!!

Mais comme vous savez aussi qu'elle est dotée d'une curiosité insatiable, et que même votre petit plat lui fera poser mille questions, qu'elle cherchera à déceler les arômes qui le composent et qu'elle y prendra grand plaisir, vous ne résistez pas à lui apporter un petit quelque chose à goûter.

C'est comme ça que je me suis dit qu'un petit truc odorant à servir avec l'apéritif serait le bienvenu, et que je suis arrivée avec

Kaju Ki Subzi
Noix de cajou sautées



150 g de noix de cajou crues trempées dans l'eau pendant une heure
1 c. à s.  d'huile de tournesol
1/2 c. à c. de graines de moutarde noire
1/2 c. à c de graines de carvi (ou de cumin)
10 feuilles de curry
1/2 c. à c. de curcuma moulu
1/4 de c. àc. de piment rouge moulu
1/2 c. à c. de coriandre en poudre
1 c. à c. de jus de citron
feuilles de coriandre hachées

Faites chauffer l'huile dans une poêle et jetez-y les graines de moutarde. Mettez un couvercle pour qu'elles ne s'échappent pas. Ajoutez les feuilles de curry et le carvi, mélangez.
Ajoutez les noix de cajou égouttées et les épices en poudre.
Laissez frire en tournant constamment, sinon ça brûle et ce serait
dommage.


Ajoutez le sel et le jus de citron, servez bien chaud garni de feuilles de coriandre ciselées.

Une photo de la préparation des épices par doudou que ça amuse beaucoup.




Et j'ai aussi fait aussi profiter Minouchka de cette salade d'arachides et de concombres, et ça valait vraiment la peine, elle était délicieuse!! Et inattendue, je n'avais jamais associé ces saveurs-là, eh bien je recommencerai!

Khamang Kakdi
Salade d'arachides et de concombres


1 concombre

1 piment vert émincé
60 g d'arachides
20 g de feuilles de coriandre
60 g de noix de coco râpée
2 c. à s. d'huile neutre
1 c. à c. de graines de moutarde noire
1 dizaine de feuilles de curry
sel
1/2 c. à c. de sucre

Coupez le concombre en quatre dans le sens de la longueur, sans l'éplucher. Retirez la partie centrale avec les graines.
Hachez finement le concombre.
Faites griller à sec dans une poêle les arachides, en ajoutant après un petit moment les feuilles de curry. Remuez sans arrêt pour que ça ne brûle pas, et quand les arachides commencent à se colorer, mettez le tout dans un mortier et pilez, jusqu'à ce qu'elles soient grossièrement concassées.
Mêlez ensemble dans un saladier le concombre, la noix de coco, les feuilles de coriandre hachées, le piment et les arachides.


Faites chauffer l'huile dans une poêle et jetez-y les graines de moutarde. Posez un couvercle dessus (sinon ça saute partout), laissez les graines éclater en secouant la poêle avec le couvercle (c'est un coup à prendre).
Versez l'ensemble dans le saladier, salez, sucrez et mêlez le tout.



C'est à la fois juteux et croustillant, et ça se marie parfaitement avec les plats de Minouchkah, allez donc voir chez elle, et régalez-vous des sensations que toutes ces odeurs et ces couleurs procurent!!



Par Snapulk
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