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Présentation

Phrases qui me parlent...

Mal nommer les choses, c'est ajouter aux malheurs du monde.

Albert Camus


Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.

Jules Renard


Une arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse.

Abd Al Malik


Le passé n'est pas mort et enterré. En fait, il n'est même pas passé.

William Faulkner


Il faut prendre conscience de l'apport d'autrui, d'autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande.
Albert Jacquard


Pour moi, l'automne n'a jamais été une saison triste. Les feuilles mortes et les jours de plus en plus courts ne m'ont jamais évoqué la fin de quelque chose mais plutôt une attente de l'avenir.

Patrick Modiano


Et si parfois je me sens triste, qu'importe qu'il n'y ait pas de joie en moi s'il y en a dans l'univers?

Carlos Fuentes - L'instinct d'Inez

S'ils enferment tous les caractériels, il n'y aura plus un poète.

Richard Bohringer

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir.
Albert Einstein

L'éternité, c'est long, surtout vers la fin.
Woody Allen

Peut-être les oiseaux, dans le secret savoir de leur vol
Sentiront-ils le ciel soudain plus vaste.
Rainer Maria Rilke

Quand vous parlez de l'infini, jusqu'à combien de kilomètres pouvez-vous aller sans vous fatiguer?

Jean Tardieu

Si Dieu existe , j'espère qu'il a une bonne excuse...
Woody Allen

Nous devons être bilingue même en une seule langue, nous devons avoir une langue mineure à l'intérieur de notre langue, nous devons faire de notre propre langue un usage mineur.
Gilles Deleuze

Peindre, écrire, ce n'est rien d'autre que partir à la découverte de soi, tout en convertissant en toiles ou en poèmes ce que recèle la nuit intérieure.
Charles Juliet

Etre raisonnable en toutes circonstances. Il faudrait être fou...

On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort.

Du moment qu'on rit des choses, elles ne sont plus dangereuses.

Il paraît que quand on prête l'oreille, on entend mieux. C'est faux ! Il m'est arrivé de prêter l'oreille à un sourd. Il n'entendait pas mieux.
Raymond Devos

Il est peu de réussites faciles et d'échecs définitifs.
Marcel Proust

Je ne ferai jamais partie d'un club qui voudrait de moi.
Groucho Marx

 Le monde appartient à ceux qui rêvent trop.
Grand Corps Malade

Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction.
Francis Picabia

Le sein est une pomme dans une poire où pointe un grain de raisin. Le sein est le maximum du fondu: tous les fruits en un.
Malcolm de Chazal

Si vous ne changez pas d'état d'esprit devant un tableau que vous n'avez jamais vu, soit vous êtes sacrément entêté, soit le tableau n'est pas très bon.
Robert Rauschenberg

Il n'y a pas de raison de ne pas considérer que le monde est une gigantesque peinture.
Robert Rauschenberg

Le secret, c'est d'écrire n'importe quoi, parce que lorsqu'on écrit n'importe quoi, on commence à dire les choses les plus importantes.
Julien Green


Inde

Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /2008 08:37
Je m'aperçois d'un seul coup que ça fait trois semaines ou presque que je ne vous ai pas emmenés en Inde!!! Ne me dites pas que ça ne vous manquait pas???

Ah bon, j'ai eu peur ;)

Surtout que j'ai encore plein de trucs à vous raconter, à vous montrer...

Et là, en particulier une merveille d'entre les merveilles, un des monuments les plus extraordinaires qu'il nous ait été donné de visiter. D'ailleurs j'y consacre un billet entier tellement je souhaite vous faire partager l'émotion que j'ai ressentie et qui subsiste encore, trois mois (déjà!!!) après.

Nous avons donc quitté Udaïpur pour nous diriger vers Jodhpur, fantasmant déjà sur les ruelles odorantes, parce que - d'après Dinesh, notre chauffeur et agréable compagnon de route - Jodhpur, c'est LA ville des épices.

Un peu de patience, j'en vois qui trépignent, j'y viens, bientôt.

Après trois heures de route en direction du nord (car nous nous dirigeons aussi, petit à petit, vers l'extrême Nord-ouest de Rajasthan, le désert du Thar), nous atteignons la vallée des monts Arawell qui abrite de très beaux monuments



 dont ce sanctuaire Jaïn.



Son architecture est extrêmement complexe. Il paraît massif de l'extérieur mais étonne par son raffinement dès qu'on y pénètre.



Il est construit sur 1500 m2 et 33 m de hauteur, sur des plans carrés qui se succèdent, est orné de 1440 colonnes, toutes différentes.



C'est vraiment étonnant, parce qu'on perçoit la stricte rectitude géométrique, et l'ensemble donne une impression de sérénité, d'harmonie, qui fait qu'on ne se lasse pas de le sillonner en tous sens pour tenter d'en saisir la plénitude.


Grandiose, vraiment.



Je me permets ici une rubrique culturelle sur la religion jaïne, assez méconnue et qui mérite pourtant qu'on s'y arrête.


Les jaïns sont très peu nombreux. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont respectés de tous les autres indiens et n'ont donc jamais été persécutés.
On compte aujourd'hui environ 4 millions de jaïns dans toute l'Inde, dont près d'un million au Rajasthan, le reste dans le sud de l'Inde et dans le Gujarat (autre état du Nord-Ouest).
Leurs temples sont admirables, la plupart du temps en marbre blanc; ils se caractérisent par une grande finesse d'exécution et une étonnante sérénité, malgré la profusion des sculptures. Le jaïnisme est une religion dont les origines remontent bien avant notre ère. Son développement serait dû à une réaction contre les sacrifices d'animaux. Une doctrine radicale fut édictée par Mahavira (qui vécut à la même époque que Bouddha). Le dernier, le Tithankara, au VIème siècle avant notre ère, prônant l'égalité de toute vie et l'ascétisme.
Au 1er siècle de notre ère, un schisme eut lieu entre les jaïns. Les digambaras, vêtus de pas grand chose (précurseurs de nos naturistes) et les shvetambaras, vêtus de blanc. On trouve les premiers dans le sud et les seconds dans le nord.



Les jaïns croient en la division de l'univers en cycles, où alternent progrès et déclin.
Inutile de vous dire que nous sommes actuellement en plein déclin!!!

Les jaïns recherchent la libération de l'âme en la détachant de son karma, ce qui n'est pas simple.

Il existe cinq règles majeures:

- ne tuer aucun être vivant



- ne pas voler



- se détacher des biens matériels



- être chaste


- ne pas manger de nuit (on pourrait manger un insecte sans le voir)


C'est pour respecter ces préceptes au pied de la lettre que certains jaïns portent une étoffe devant la bouche (pour éviter d'avaler une bestiole en respirant), balayent devant leur pieds dans la rue ou sur les marches des temples (pour ne pas écraser une fourmi par inadvertance), ne prennent aucun véhicule, puisqu'ils tuent les insectes.



Ils sont évidemment strictement végétariens et se veulent d'une extrême tolérance.

Toutefois, ils ne refusent pas (réclament même parfois) un bon pourboire. Mais la communauté jaïne est très généreuse envers les hôpitaux, les écoles, les oeuvres...



En pénétrant dans un temple jaïn, on a tout d'abord le sentiment d'une grande confusion architecturale, une sorte de superposition, un peu brouillonne, d'édifices.


Il n'en est rien. Les formes, les tailles, l'orientation de chaque partie de l'ensemble répondent à des règles cosmiques précises.



Tout est réglé en fonction du mandala, sorte de diagramme idéal représentant toutes les puissances universelles et centré autour d'une divinité précise.


Cet ensemble sert de support à la méditation.


Nous nous contenterons d'apprécier la finesse des sculptures, leur grâce, leur état de conservation 


et nous finirons cette visite culturelle par une image de notre Olivier préféré en Mode Père Castor, avec notre guide*, d'où sont tirés tous ces précieux renseignements.


*Source: Guide du Routard, Inde du Nord, 2008


Pétition sauvons les RASED (voir ici pour le détail de la question): aujourd'hui, 134168 signatures.


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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /2008 08:37
Nous sommes aujourd'hui le  1er décembre.

Ce voyage s'est terminé, d'après les cartes d'embarquement que j'ai conservées, le 13 août 2008.

Pourtant, il est toujours là, vivant, et je ne me lasse pas de le revisiter.
Chaque début d'écriture d'article est l'occasion de revoir  un palais, une forteresse aux décors des mille et une nuit, mais pas seulement.



C'est aussi un petit moment retrouvé de ces regards sur un enfant avec sa mère, cet instant fugitif où on ose lever les yeux sur la femme qui nous fait face, dont on sait qu'on ne pourra rien lui dire. Barrière de la langue, immensité de la différence des cultures.



Mais là, nous sommes face à face, les milliers de kilomètres qui nous séparaient hier sont abolis, pour quelques secondes, à peine.
Il est en notre pouvoir d'en faire quelque chose, ou rien.
Et parfois, la magie se produit, nous nous parlons. Ces femmes qui sont assujetties à des contraintes ancestrales, savent que nous vivons les choses autrement, elles nous voient, la télévision est présente partout en Inde, elles imaginent quelque chose de notre liberté, qui est peut-être très différent de ce que nous en pensons, nous. Image de femme face à une autre image de femme.



Et elles nous parlent, nous comprenons parfois un peu les mots, les yeus cherchent ceux de l'autre, de l'alter ego de l'autre monde.


Nous imaginons leur vie, elles imaginent la nôtre.


Rien ne peut se dire... Et l'une d'entre elles ose tendre son bébé à Catherine, et me demander de les photographier.



A travers cet enfant, à travers cet échange, des choses se sont passées, au-delà des mots, un message lancé comme une bouteille à la mer, d'une civilisation à l'autre, et chacune repartira vers sa vie, chargée de sa propre histoire, mais enrichie de ce moment fugace.


Jodhpur, ville bleue, la suite bientôt.

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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 08:20
Il y a si longtemps que je ne vous ai pas proposé de cuisine indienne, que je commençais à en oublier le goût!
C'est vrai qu'en cette saison, les petits pains tout chauds, les biscuits, douceurs et autres sont les bienvenus, mais comme me l'a fait remarquer mon très cher ami Renard Agile en commentaire, en regardant mes dernières recettes publiées, il manque un peu des parfums d'épices! (Renard Agile n'a pas dit que ça manquait, ça, c'est moi).
Alors là, ils s'imposent à moi et finissent par m'obséder jusqu'à ce que je finisse dans la cuisine à préparer des légumes cuits, crus, des lentilles en entraînant tous mes petits pots dans une danse effrénée (bollywoodienne, cela va sans dire).


Cette recette est originaire de la région de Goa, où la viande est facilement cuisinée. En raison de la présence de chrétien, la cuisine de cette région n'est pas exclusivement végétarienne.


Bien sûr, il est fortement conseillé de l'accompagner d'un curry de légumes.


Poulet Xacuti



1 poulet fermier coupé en 6 à 8 morceaux
4 clous de girofle

1 c. à s. de graines de pavot blanc

1 c. à c. de macis

1 bâton de cannelle

1 c. à s. de grains de poivre noir

2 étoiles de badiane (anis étoilé)

2 cardamomes vertes

1 c. à c. de graines de cumin

3 c. à c. de graines de coriandre

1 c. à c. de graines de fenouil

1 c. à s. de paprika

 2c. à c. de curcuma
1/2 c. à c. de muscade rapée

1 piment sans les graines ou 2 ou 3 selon votre goût

Huile neutre (genre tournesol) ou huile de moutarde ou de palme

3 gros oignons émincés finement, ou rapés

100 g de noix de coco séchée ou 200 g de fraîche, rapée

1 c. à s. de pulpe de tamarin
5 tomates épépinées, pelées et hachées

Sel

Coriandre fraîche


Dans un mortier, écrasez les graines de cardamome pour les ouvrir et extrayez les petites graines brunes.
Dans une sauteuse antiadhésive, faites griller à sec les clous de girofle, le pavot, le macis, la cannelle, le poivre noir, l'anis étoilé, la cardamome, le cumin, la coriandre et le fenouil, jusqu'à ce que leurs parfums se répandent dans l'atmosphère (attention, c'est assez rapide, ne laissez pas brûler, cela deviendrait amer).
Mettez-les dans un petit mixer pour les broyer, jusqu'à l'obtention d'une poudre.
Ajoutez le paprika, le curcuma, la muscade et le sel. Mélangez et réservez.


 Dans la même sauteuse , versez un peu d'huile et faites dorer les oignons avec la noix de coco rapée et les piments hachés. Versez le tout dans le mixer et faites-en une pâte.


Remettez un peu d'huile dans la sauteuse, faites dorer les morceaux de poulet de tous les côtés, réservez à part.


Remettez la pâte d'épices dans la sauteuse et mélangez-la avec la poudre d'épices.
Ajoutez la pulpe de tamarin, puis environ 50 cl d'eau, progressivement et en remuant  sans arrêt.

Ajoutez les tomates. Salez.
Déposez les morceaux de poulet dans cette sauce et laisez mijoter à feu doux jusqu'à ce que le poulet soit cuit (entre 30 et 45 mn). Surveillez et rectifiez le niveau d'eau si nécessaire. La sauce doit être onctueuse mais abondante.

Servez parsemé de feuilles de coriandre fraîche.

Je l'ai accompagné de riz basmati coloré en partie, juste une touche de couleur, et d'aloo palak. En hindi, aloo signifie pommes de terre et palak, épinards.


Aloo Palak


1 c. à s. d’huile
1 c. à c. cumin en graines
1 c. à s. de graines de coriandre
1 piment vert haché
2 gousses d’ail finement hachées
200 g d'épinards en branches surgelés
1/2 boîte de tomates pelées et hachées
2 pommes de terre
1 oignon émincé
1 c. à c. de curcuma
2 c. à c. de curry
Sel

Dans une poêle, mettez à chauffer l'huile, puis ajoutez le cumin et la coriandre. Laissez-les rissoler 30 secondes puis ajoutez l'oignon, l'ail et le piment, mélangez bien.
Ajoutez le curcuma et le curry, laissez dorer rapidement (ici encore il ne faut pas que ça brûle), et ajoutez la tomate.

Laissez compoter puis ajoutez les pommes de terre coupées en cubes. Faites les dorer légèrement, puis ajoutez les épinards. Salez, couvrez et laissez cuire environ 20 mn.


Fermez les yeux, sentez-moi ça, et voyagez...
Vous pouvez aussi garder les yeux ouverts, parce que c'est joli en plus d'être bon, donc ce plat ravit tous les sens. Si, tous.




 
Par Snapulk - Publié dans : Inde - Communauté : cuisines du monde
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /2009 12:42
Je n'étais pas très fan des aubergines jusqu'à ce que je découvre  ce que les indiens arrivent à en faire. La cuisine indienne les décline en curry végétarien, où elles tiennent la vedette, mais les utilisent aussi en accompagnement de viandes cuisinées.

En plus, il en existe de très nombreuses variétés très différentes de celles que nous consommons et qui évoquent la cuisine du sud ou celle de l'Afrique du Nord. Les aubergines indiennes sont souvent plus petites, parfois rondes, ou très oblongues comme des concombres; leurs couleurs varient aussi du violet sombre, presque noir que nous connaissons, à des mauves pâles mouchetés de blanc et jusqu'au vert le plus franc.
On trouve dans les boutiques asiatiques des aubergines qui ressemblent à des petits pois.

Donc évidemment cette profusion de variétés stimule l'imagination!

Je vous propose ce curry à base d'agneau, une déclinaison qui invite au voyage!

Il demande pas mal d'épices, mais si vous prenez le goût de cette cuisine, les petits pots finiront par se multiplier et au bout d'un moment, il ne vous en manquera plus!

Curry d'agneau aux aubergines


1 kg d'épaule d'agneau découpée en cubes
2 c. à c. de graines de coriandre
1/2 c. à c. de graines de poivre noir
1 c. à c. de graines de moutarde noire
3 c. à s. de vinaigre de vin blanc (ou de vinaigre de cidre)
2 gousses d'ail
1 bâton de cannelle
2 feuilles de laurier indien (ou, à défaut, de laurier ordinaire)
1 morceau de gingembre frais rapé de 2 cm
1 c. à c. 1/2 de curcuma
2 oignons émincés
3 c. à s. de ghee
4 clous de girofle
1 c. à c. de graines de cumin
6 graines de cardamome
1 piment
1/2 boîte de tomates en dés
1 c. à c. de gros sel
1 petite boîte de lait de coco
1 c. à s.  de garam massala
1 aubergine, ou 5 petites aubergines indiennes


Dans un mortier, écrasez les graines de cardamome, ouvrez-les et prélevez les petites graines brunes.
Faites griller à sec dans une poêle les graines de coriandre, de poivre, de moutarde, de cumin, de cardamome, le bâton de cannelle, les clous de girofle et le laurier. Laissez tiédir.
Dans un petit mixer, mettez les gousses d'ail, le gingembre pelé et coupé en dés, le curcuma, le piment épépiné, le sel, le vinaigre et le lait de coco. Ajoutez le mélange d'épices torréfiées,  puis mixez le tout pour obtenir un pâte.

Dans un grand saladier, mélangez soigneusement cette pâte avec les cubes d'agneau et laissez mariner au moins deux heures.

Au bout de ce temps, faites chauffer le ghee dans une grande sauteuse ou une marmite; quand il est chaud, ajoutez les oignons émincés et laissez les cuire à feu vif jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.
Ajoutez les dés d'agneau sortis de la marinade et faites les revenir sur toutes leurs faces, toujours à feu vif.
Baissez le feu et ajoutez les tomates, le reste de la marinade et environ 30 cl d'eau, de façon à ce que la viande soit juste recouverte. Couvrez, baissez le feu et laissez cuire 45 mn à 1 h, juusqu'à ce que la viande soit très tendre.
Pendant ce temps, découpez l'aubergine (ou les petites aubergines) en tranches de 1,5 cm d'épaisseur.
Disposez ces tranches sur une grille et mettez-les sous le grill du four pendant une quinzaine de minutes. Quand elles sont grillées, découpez les tranches en gros dés.
20 mn avant la fin de la cuisson de l'agneau, incorporez les aubegines, mélangez bien et laissez la cuisson se terminer doucement.
Juste avant de servir, saupoudrez d'une cuillerée à soupe de garam massala, laissez remonter à ébullition puis transférez dans un plat et servez aussitôt.

Je l'ai servi avec du riz basmati et un pachadi de carottes.
Par Snapulk - Publié dans : Inde
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /2009 12:41
Les frimas semblent revenir, et je n'aime pas ça du tout!!!

Donc seule solution, ouvrir mes petits pots d'épices et trouver le soleil dans des recettes qui réchauffent le corps et l'esprit, comme ces parathas épicées.

Les parathas sont des pains indiens à base de farine complète et d'une pâte non levée. On peut laisser la pâte nature, ou ajouter, dans la préparation elle-même, une farce: épinards, fromage, pomme de terre, ou comme ici, des épices.

Elles constituent une base de petit déjeuner assez solide, on les accompagne de sauces pimentées ou plus fraîches, comme les raïtas, ou encore de dal, à base de lentilles, pour un repas presque complet.


Massala parathas


2 tasses de farine complète spéciale parathas,
 ou 1 tasse de farine blanche et une tasse de farine T110

1 c. à s. d'huile
1 c. à c. de sel
1 c. à c. de graines de fenouil
1 c. à c. de graines de coriandre
1/2 c. à c. de graines de cumin
1/2 c. à c. de sucre de palme ou de sucre roux
1/2 c. à c. de poudre de mangue
1 pincée de muscade
1 piment rouge frais épépiné et émincé finement
1 c. à c. de garam massala
1 yaourt

Dans un petit mixer, broyez toutes les épices pour les réduire en poudre (sauf le gram massala qui est déjà en poudre).
Mettez tous les ingrédients dans un grand saladier et pétrissez pour former une boule, en ajoutant petit à petit de l'eau chaude, jusqu'à l'obtention d'une boule souple et non collante. Pétrissez-la environ 5 mn, puis laissez reposer sous un linge propre au moins 15 mn.

Partagez alors la pâte en boules de la taille d'une grosse noix. Etalez-la au rouleau à pâtisserie jusqu'à ce qu'elle soit très fine.
Repliez-la en 3, puis roulez la sur elle-même pour former un boudin, que vous enroulerez en spirale.
Etalez-la de nouveau pour avoir une galette bien ronde (je triche en égalisant avec le pourtour d'une assiette )

Faites cuire les parathas dans une poêle à feu assez fort, en badigeonnant le fond de la poêle avec 1 c. à c. de ghee, ou d'huile, 2 mn de chaque côté.

Je les ai servies avec un

Korma de tomates

5 tomates épluchées et découpées en dés
1 c. à s. de jaggery (sucre de palme) ou de sucre roux
2 c. à s. d'huile
1 c. à s. de ghee
1 c. à s. de graines de cumin
2 gousses d'ail hachées finement
1 gros oignon émincé
1 ou 2 piments verts frais épépinés et hachés

1/2 tasse de noix de coco rapée
10 noix de cajou
1 c. à c. de graines de pavot
1 c. à c. de graines de coriandre
1 c. à c. de garam massala

Passez au mixer ensemble la noix de coco, les noix de cajou, les graines de pavot et de coriandre, ainsi que le garam massala pour obtenir une poudre homogène. Vous pouvez si vous aimez vraiment ajouter un piment séché.

Dans une casserole, faites chauffer l'huile et le ghee. Jetez-y le cumin, l'ail et le piment, laiser cuire une minute, puis ajouter l'oignon. Remuez jusqu'à ce que l'oignon soit ramolli, puis ajoutez les tomates, le sel, le sucre. Laissez cuire sur feu moyen 2 à 3 mn, puis ajoutez le mélange mixé. Continuez à remuer jusqu'à ce que le mélange commence à sentir bon, puis couvrez, baissez le feu et laissez mijoter 30 mn.
 
Servez ensemble en début de repas ou à l'apéritif, et si vous souhaitez en faire un repas à l'indienne, accompagnez-les de l'une ou l'autre de ces préparations que l'on dispose sur la table et dans lesquels chacun va piocher selon son envie (clic sur les noms des plats pour accéder aux recettes):

Chana dal massala
Dal tadka
Dal de lentilles corail
Raïta de concombre (ou de carottes, tomates...)
Pachadi de carottes
Aloo Palak (pommes de terre aux épinards)


Si avec tout ça le soleil ne revient pas...

Par Snapulk - Publié dans : Inde - Communauté : cuisines du monde
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 09:15
Voilà une merveile des merveilles de goûts, de parfums, de sensations...

J'ai refait cette recette trois fois depuis que je l'ai découverte chez Beena Paradin, dont le site est riche de plats d'inspiration indienne de diverses régions.

J'avais commencé pour Pâques et le résultat a eu un tel succès que je n'hésite pas à le refaire; ce plat est rapide à préparer, c'est la cuisson qui prend beaucoup de temps, donc on peut faire plein d'autres choses pendant que la cuisson se déroule tranquillement.

C'est une recette du nord de l'Inde, de Delhi, où plusieurs religions sont représentées, dont les musulmans; elle permet donc de réunir autour d'un plat de fête en respectant les interdits éventuels, dans la mesure où l'on n'est pas végétarien ;)

Le garam massala est un mélange d'épices, comme il en existe de multiples de par le monde.

Ces mélanges ont généralement pour chacun une base commune, que chaque cuisinière décline selon ses préférences, sa connaissance de ce vaste monde qu'est celui des épices.

Le plus connu est le curry qui est maintenant présent dans tous les pays où se sont installées des communautés venant d'Inde ou du Sri Lanka, c'est à dire à peu près partout. Il est composé d'au minimum trois épices (curcuma*, gingembre, piment rouge), et varie selon les pays: il est plutôt doux en Chine, et peut être piquant, voire inconsommable pour des palais non aguerris, en Inde ou au Sri Lanka. On y trouve aussi, et donc en quantité variable: safran, cannelle, clous de girofle*, graines de moutarde*, coriandre, fenugrec*, poivre noir, fenouil, anis étoilé, cardamome*, cumin, muscade et feuilles de curry fraîches*.
En Inde, les femmes pilent elles-mêmes leurs épices pour les réduire en poudre pour assaisonner des viandes, mais aussi des poissons, des crevettes , le byriani ou des légumes. Il ne faut pas oublier que la cuisine végétarienne est une composante majeure de la cuisine indienne.

A la Réunion et dans les îles de l'océan Indien, c'est le massalé qui est le mélange d'épices le plus typique, on l'utilise dans des recette à base de volailles, de porc, de cabri, d'agneau, de poisson... qui sont toutes à tomber! Pour une recette de mélange d'épices massalé, c'est ici (clic)

Aux Antilles, c'est le colombo, qui est assez proche du massalé et tire d'ailleurs son nom de celui de la capitale sri lankaise.

En Afrique du nord, le mélange le plus connu est l'harissa, qui n'est d'ailleurs pas utilisé comme épice, mais comme condiment: réduction en purée de piment, de poivre de Cayenne, d'huile, d'ail, de coriandre, de feuilles de menthe ou de verveine et de graines de carvi. Elle accompagne la soupe ou la viande séchée, mais surtout le couscous. L'harissa est d'origine tunisienne.

Au Maroc, le mélange d'épices qui ensoleille, principalement le cousocous mais aussi certains tajines, est le Ras-El-Hanout*, mélange en poudre qui peut voir s'associer jusqu'à 50 épices que  les cuisinières  choisissent,
entières, de première qualité, et pilent elle-mêmes. Il exprime une philosophie de la vie symbolisant la convivialité et l'enchantement des Mille et Une nuits.

Mais je m'égare, dès que je commence à parler d'épices... revenons au garam massala: c'est un mélange d'épices aromatiques parfois très nombreuses dont les principales sont: cannelle, macis, cardamome auxquelles peuvent s'ajouter girofle et piment rouge si on le désire piquant. Il s'ajoute plutôt en fin de cuisson, mais parfois aussi au début, comme ici. Dans certaines préparations, on en met la moitié au début, il crépite alors avec les autres épices, et la moitié en fin de cuisson, ce qui en exalte les arômes.

Si vous voulez en savoir plus sur ces épices, et vous offrir un voyage de l'esprit, des yeux et des papilles, les liens avec une * vous emmènent dans le monde merveilleux de Minouchka.


Epaule d'agneau confite à l'indienne


1 épaule d'agneau de 1,2 kg environ (j'ai utilisé du gigot désossé)
2 cuillerées à soupe de ghee (ou d’huile de tournesol)
1 oignon
1 gousse d’ail
1 morceau de gingembre de la taille d'un pouce
2 tomates
2 cuillerées à café de garam masala
2 cuillerées à café de coriandre en poudre
Sel

Pelez et coupez l’oignon en gros dés. Lavez et coupez la tomate en gros dés aussi. Pelez, levez et coupez le gingembre en très fins bâtonnets. Pelez la gousse d’ail, coupez-la en deux.


Préchauffez le four à thermostat 3 (90°).
Dans une cocotte en fonte, faites chauffer le ghee à feu vif. Faites-y revenir l’épaule d’agneau salée de tous les côtés pendant 5 minutes.


Réservez l’épaule d’agneau sur une assiette. Dans la même cocotte, faites revenir les oignons pendant 2 minutes,



 ajoutez le gingembre, l’ail, la tomate et toutes les épices.



Mélangez bien


Poursuivez la cuisson pendant 5 minutes. Ajoutez l’agneau.


Couvrez et faites cuire au four thermostat 3 pendant 3 heures 30
.



Mon seul regret, c'est de ne pas pouvoir vous faire partager les parfums qui se dégagent de cette cocotte quand on l'ouvre!!!!!!!!!!


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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /2009 09:07
L'agneau est une viande que je trouve savoureuse. Elle se suffit à elle-même, juste poêlée, avec un soupçon de sauce soja pour déglacer et le goût est sublimé.

Mais si on décide de l'accompagner d'une inspiration épicée, elle s'y prête tout aussi bien et donne le meilleur d'elle-même. La version que je vous ai proposée la semaine dernière doit cuire très longtemps, mais il existe aussi des façons beaucoup plus rapides de l'accomoder, on obtient une assiette toute colorée et on se fait vraiment plaisir!.

Voilà une version.


Cubes d'agneau sauté aux épices douces, semoule aux herbes fraîches
pour 4 personnes


600g de gigot d'agneau, dégraissé et coupé en gros dés
3 tomates
7 cl d'huile d'olive
1 c. à c. de curry de bonne qualité
1 c. à c. de cardamome
1/2 c. à c. de cannelle
1 étoile de badiane pilée au mortier
1 c. à c. de gingembre en poudre
1/2 c. à c. de poivre de se-chuan
1/2 c. àc. de poivre noir
1 c. à c. de sel fin

300 g de semoule à couscous moyenne (par défaut,j'ai utilisé de la fine, c'est faisable,mais il ne faut pas qu'elle soit trop fine quand même)
35 cl d'eau
1/2 c. à c. de sel
1/2 bouquet de chaque de persil, coriandre, ciboulette
30 g de beurre

Dans un bol, mélangez l'huile d'olive avec toutes les épices. Versez ce mélange sur les cubes d'agneau, mélangez bien et laissez mariner au moins 30 mn.

Découpez les tomates en quartiers.

Effeuillez le persil et la coriandre. Coupez les tiges de ciboulette en quatre.
Mettez à bouillir l'eau avec le sel. Ajoutez les herbes et laissez bouillir 3 mn. Mixez au mixeur plongeant.
Versez l'eau verte sur la semoule dans un saladier et filmez.

Faites chauffer le wok, jetez-y les dés de gigot et laissez dorer vivement pendant 5 mn en secouant le wok pour uniformiser la cuisson de la viande.
Quand tous les dés de viande sont dorés, ajoutez les tomates, mêlez bien le tout.
Versez un peu d'eau dans le saladier qui a contenu les dés de viande et la marinade pour réunir les restes de celle-ci et versez le tout dans le wok pour déglacer.
Baissez le feu et laissez la cuisson se poursuivre 5 mn.

Déposez le beurre en dés sur la semoule et égrenez avec une fourchette pour le faire pénétrer.

Disposez la semoule et quelques dés de viande sur les assiettes et servez aussitôt.



C'est tout parfumé et doux, même pour ceux qui découvrent les mets épicés.
Rien ne vous empêche de le servir avec un peu de piment ou de chutney  pour donner un peu de strong si le coeur vous en dit, bien au contraire!


 


Par Snapulk - Publié dans : Inde - Communauté : cuisines du monde
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /2009 09:27
Le seul défaut de cette recette, c'est qu'elle nécessite un ingrédient,  les feuilles de methi, pas très facile à trouver sauf si on a accès à un quartier indien pas trop loin de chez soi.

Mais sinon, elle a tellement de qualités: l'arôme que la préparation dégage en cuisant, sa simplicité d'exécution, le plaisir que l'on a à voir les ingrédients se mêler et dégager leur quintessence, et le bonheur qui se lit dans les yeux de ceux qui dégustent... que ça vaut mille fois la peine! Depuis que je l'ai découverte, je la refais régulièrement!

Comment ça j'en fais beaucoup???

Pour vous prouver que non, je vous propose, si vous avez envie de tester et que vous ne disposez pas de feuilles de methi, de vous en faire parvenir un petit paquet, voilà!

D'abord, qu'est-ce que les feuilles de methi???

C'est la feuille du fenugrec, une épice très utilisée dans la cuisine indienne mais ausi en Afrique du Nord (elle peut entrer, selon les recettes, dans la préparation du Ras-El-Hanout), qui possède mille vertus médicinales que vous découvrirez si vous voulez tout savoir chez devinez qui???? Minouchka, bien sûr!!! Elle vous dit tout sur le fenugrec ici.

On les trouve généralement séchées dans nos contrées, mais cela n'altère en rien leur qualité gustative (contrairement aux feuilles de curry, qui, sèches, n'ont absolument aucun intérêt).
Je ne vous en propose pas en images, vu que, séchées, ça ressemble à n'importe quelle herbe sèche.
 
Les graines, un peu bosselées, sont plus faciles à trouver, et on peut les faire germer pour obtenir des feuilles si on est très très patient.
Elles ont une grande longévité, on peut donc les faire germer même si les graines ne sont pas très récentes, et les utiliser pour enrichir les salades; elles apportent une petite amertume caractéristique très attachante.

Récemment, j'en ai trouvé des feuilles fraîches dans une épicerie indienne du quartier de la Chapelle à Paris, et je les avais congelées. Elles ne perdent rien de leur saveur, c'était vraiment un enchantement.

Et pour le poursuivre, un petit moment magique... je n'irai pas en Inde cet été, et je le regrette vraiment, alors un clin d'oeil qui fera plaisir à toutes les fans de bollywood en général et de Shah Rukh en particulier, et aussi et surtout à Thierry et Catherine, mes compagnons de route de l'été dernier.


et la recette, largement inspirée de celle-ci.

Crevettes au feuilles de Methi


400 g de crevettes décortiquées
2 c. à s. de ghee (ou d'huile végétale neutre)
1 c. à c. de graines de moutarde
1/4 de c. à c. de graines de fenugrec
une dizaine de feuilles de curry
2 gousses d'ail
1 pouce de gingembre frais
1 oignon
2 piments verts thaï
1 c. à c. de curcuma
1 c. à c. de coriandre en poudre
2 c. à s. de feuilles de methi
1 petite boîte de lait de coco
Sel

Emincez finement l'oignon.
Pelez l'ail et écrasez le. Débarassez les piments de leurs graines et hachez-les.
Epluchez le gingembre et rapez-le.

Dans un wok ou une sauteuse, faites chauffer le ghee et jetez-y la moutarde et les graines de fenugrec.
Dès qu'elles commencent à crépiter, ajoutez l'oignon émincé et les feuilles de curry. Mélangez bien et laissez cuire 3 mn, sans laisser colorer l'oignon.

Ajoutez le piment vert, l'ail écrasé et le gingembre, mélangez, puis le curcuma et la coriandre.
Laissez les épices dégager leur parfum, puis ajoutez les crevettes et les feuilles de methi. Salez.

Quand les crevettes commencent à rosir, ajoutez le lait de coco et laissez mijoter 5 à 7 mn.

Servez avec du riz basmati.

Par Snapulk - Publié dans : Inde - Communauté : cuisines du monde
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 09:10
Depuis que j'ai goûtés à ces petits chaussons fourrés d'oeufs durs et d'une sauce onctueuse, je les refais dès que l'occasion se présente d'avoir à emporter un repas froid, un en-cas, ou pour le simple plaisir de faire déguster des saveurs indiennes transportables à des curieux de nouveaux goûts, qui à coup sûr, adoreront!

En plus, c'est très très simple à faire, pourvu qu'on ait en stock deux trois bricoles qui deviennent vite indispensables dès qu'on commence à aimer cette cuisine là!

J'ai emprunté sa recette à l'indispensable Minouchka, mais j'ai vu qu'Apolina en avait posté une variante récemment, je l'essaierai bientôt, sans aucun doute!

Egg puffs

 

 



Pour 8 egg puffs :

2 rouleaux de pâte feuilletée

4 œufs durs

1 grosse tomate mûre

1 oignon

Quelques feuilles de curry

Quelques feuilles de persil ou de coriandre

2 c. à café rases de concentré de tomates

1/2 petit piment vert

1 gousse d'ail

1 c. à café pleine de Garam Massala

1/2 c. à café de cumin moulu

Sel

Ghee ou huile neutre

 

Dans une casserole, faire chauffer le ghee ou l'huile. Ajouter l'oignon émincé, l'ail écrasé, les feuilles de curry, le petit piment vert. Laisser suer un peu puis ajouter la tomate émincée.

Ajouter le garam massala, le cumin et faire revenir une minute avant d'incorporer le concentré de tomate.

Dès que l'huile remonte en surface et que la tomate a bien compoté, incorporer le persil émincé, mélanger puis retirer du feu. Laisser refroidir.

 

Étaler la pâte feuilletée et découper 4 carrés.

Placer au centre de chaque carré la moitié d'un oeuf dur puis une bonne cuillère de sauce.

Plier en quatre chaque carré tout en soudant les ouvertures.

 

Dorer au jaune d'oeuf

Enfourner 20 minutes environ à 180°

Déguster chaud, tiède ou froid.

 


 

Je n'ai rien changé du tout à sa recette, elle est parfaite!

 

 

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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 09:27

Et si on retournait faire un petit tour en Inde?

Je vous relatais ce merveilleux voyage dans le Rajasthan, cela avait le double avantage de vous faire voyager devant votre écran, et de me permettre de me remémorer tous ces endroits fabuleux, d'y être encore un peu...

Mais entraînée par bien d'autres choses, j'avais interrompu mon récit alors que nous arrivions  à Jodhpur.

Alors qu'il restait encore plein de choses à raconter. Et là, tout d'un coup, avec la grisaille qui revient, j'ai bien envie de retourner un peu là-bas, et j'espère que cela vous fera plaisir aussi; je n'en doute pas, si vous êtes là, c'est que vous aimez ouvrir les yeux sur le reste du monde

Donc Dinesh, notre chauffeur et compagnon de voyage donc la connaissance du pays nous a été précieuse, avait réussi à freiner notre impatience à acheter des épices en nous disant que Jodhpur était LA ville où nous trouverions notre bonheur. Il nous a donc déposé dès notre arrivée près de Clock Tower, le point central de la vieille ville qui s'étend tout autour,


élevée par le maharadjah Sadar Singh en 1910 pour singer les britanniques et, surtout, donner l'heure aux habitants. Elle est en tout cas très pratique comme point de repère pour nous autres, touristes, si on se perd dans le dédale environnant


Les voilà donc, ces échoppes d'épices!


On s'est un peu fait avoir le premier soir, aveuglés par notre enthousiasme, par un vendeur qui nous a repérés de loin, fait asseoir fort aimablement en envoyant un acolyte nous chercher des tchaïs et en nous déballant un grand discours sur son érudition en matière d'épices et la qualité de celles qu'il vendait.
Nous l'avons écouté attentivement et j'ai commencé à tiquer quand il a dit que le curcuma n'avait pas d'intérêt gustatif et ne servait qu'à colorer, puis fait la démonstration de la reconnaissance du vrai safran par rapport au faux que d'autres tenteraient à coup sûr de nous refiler.
Seulement, ça, je connais et le sien était faux, donc nous lui avons pris un sachet de thé pour nous en débarasser, il n'était pas très content!

Donc, si vous allez à Jodhpur, suivez les préceptes du Guide du Routard (oui, encore!) et dirigez-vous tout droit chez


qui est une vraie garantie de qualité. La jeune fille qui y officie connaît vraiment bien son affaire et vos épices vous procureront tous les plaisirs attendus.

Après avoir fait le plein, nous avons traîné de ci de là,


dans les boutiques d'ustensiles de cuisine pour rapporter quelques souvenirs à la copine qui ne manquerait pas d'y être sensible ;-) et à moi, aussi!


aux devantures de marchands d'étoffes multicolores

 
Nous avons croisé une procession dédiée à diverses divinités,


très colorée, et puis nous avons rejoint notre hôtel parce qu'un peu fatigués,... et puis l'hôtel était très très joli


Prochaine étape, toujours à Jodhpur: la forteresse de Mehrangarh, encore une plongée dans un monde perdu...

Pour vous faire patienter, un délice parfumé:

Murgh Massala


1,5 kg de cuisses de poulet, débarassées de leur peau
2 c. à c. de cumin en poudre
2 c. à c. de coriandre en poudre
2 c. à c. de garam massala
1/2 c. à c. de curcuma
2 oignons finement hachés
4 gousses d'ail écrasées
2 tomates concassées
3 c. à s.  de ghee (beurre clarifié) ou d'huile neutre
5 clous de girofle
8 gousses de cardamome
1 bâton de cannelle
une dizaine de feuilles de curry
2 yaourts type bulgare ou grec

Mélangez dans un grand saladier le cumin, la coriandre, le garam massala et le curcuma.


Déposez dedans les cuisses de poulet et enrobez les du mélange, en utilisant vos mains, c'est très pratique!


Mettez dans un robot la moitié des oignons, l'ail, le gingembre et les tomates et mixez jusqu'à l'obtention d'un mélange homogène. Réservez.

Faites chauffer l'huile ou le ghee dans une sauteuse Ajoutez le reste de l'oignon, les feuilles de curry, la cardamome et les clous de girofle. Faites revenir jusqu'à ce que l'oignon soit bien doré.
Incorporez le mélange à base de tomates et laissez cuire 5 mn.



Salez, ajoutez les cuisses de poulet, le yaourt, et portez doucement à ébullition.

Réduire le feu, couvrez, et laissez mijoter 40 mn, en remuant de temps en temps pour que le poulet n'attache pas.
Laissez éventuellement réduire la sauce si elle est trop liquide, avant de servir avec du riz blanc.


Imaginez les parfums, grâce aux images de Renard Agile, cuisinez, et dégustez...

Bon week-end!


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