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Recette, recettes de cuisine.

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Phrases qui me parlent...

Aussi longtemps qu'il y aura un chien errant et affamé dans ma rue, ma spiritualité consistera à lui donner à manger. Pas à chercher Dieu.

Swami  Vivekananda, philosophe hindou du 19ème siècle


Mal nommer les choses, c'est ajouter aux malheurs du monde.

Albert Camus


Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.

Jules Renard


Une arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse

Abd Al Malik


Le passé n'est pas mort et enterré. En fait, il n'est même pas passé.

William Faulkner


Il faut prendre conscience de l'apport d'autrui, d'autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande.
Albert Jacquard


Pour moi, l'automne n'a jamais été une saison triste. Les feuilles mortes et les jours de plus en plus courts ne m'ont jamais évoqué la fin de quelque chose mais plutôt une attente de l'avenir.

Patrick Modiano


Et si parfois je me sens triste, qu'importe qu'il n'y ait pas de joie en moi s'il y en a dans l'univers?

Carlos Fuentes - L'instinct d'Inez


S'ils enferment tous les caractériels, il n'y aura plus un poète.

Richard Bohringer


Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir.

Albert Einstein


L'éternité, c'est long, surtout vers la fin.

Woody Allen


Peut-être les oiseaux, dans le secret savoir de leur vol
Sentiront-ils le ciel soudain plus vaste.

Rainer Maria Rilke


Quand vous parlez de l'infini, jusqu'à combien de kilomètres pouvez-vous aller sans vous fatiguer?

Jean Tardieu


Si Dieu existe , j'espère qu'il a une bonne excuse...

Woody Allen


Nous devons être bilingue même en une seule langue, nous devons avoir une langue mineure à l'intérieur de notre langue, nous devons faire de notre propre langue un usage mineur.

Gilles Deleuze


Peindre, écrire, ce n'est rien d'autre que partir à la découverte de soi, tout en convertissant en toiles ou en poèmes ce que recèle la nuit intérieure

Charles Juliet


Etre raisonnable en toutes circonstances. Il faudrait être fou...

On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort.

Du moment qu'on rit des choses, elles ne sont plus dangereuses.

Il paraît que quand on prête l'oreille, on entend mieux. C'est faux ! Il m'est arrivé de prêter l'oreille à un sourd. Il n'entendait pas mieux.

Raymond Devos


Il est peu de réussites faciles et d'échecs définitifs.

Marcel Proust


Je ne ferai jamais partie d'un club qui voudrait de moi.

Groucho Marx


Le monde appartient à ceux qui rêvent trop

Grand Corps Malade


Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction

Francis Picabia


Si vous ne changez pas d'état d'esprit devant un tableau que vous n'avez jamais vu, soit vous êtes sacrément entêté, soit le tableau n'est pas très bon.

Robert Rauschenberg


Il n'y a pas de raison de ne pas considérer que le monde est une gigantesque peinture.
Robert Rauschenberg


Le secret, c'est d'écrire n'importe quoi, parce que lorsqu'on écrit n'importe quoi, on commence à dire les choses les plus importantes

Julien Green





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Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /Août /2008 10:24

Nouvelle étape dans ce déferlement de sites habités d'une histoire dont nous ignorons tout, Fatehpur Sikri.

Pour le moment, mes notions d'histoire indienne restent très floues et surtout nourries de l'imagination d'auteurs romanesques ou plus classiques, mais toujours très connotée de la colonisation, disons une vision occidentale donc très partielle.
Se retrouver dans ces murs, avec des vestiges d'une vie qui s'est installée, a duré et s'est, mais pas toujours, éteinte, oblige à reconsidérer ces images, à aller chercher plus loin, et fait travailler notre imaginaire personnel autour de ce qui est là, encore présent dans la pierre, le travail des hommes, le désir qui l'a rendu possible.

A Fatehpur Sikri, c'est d'autant plus fort qu'il s'agit d'une ville fantôme. Construite au XVIème siècle par l'empereur Akbar qui passait, on ne sait pas très bien pourquoi, pour un illettré (et on comprend encore moins cette image après avoir visité la ville), elle nous offre une architecture baroque et composite aux inspirations chrétienne, hindoue, musulmane et jaïne. On raconte qu'il a voulu bâtir cette cité à cet endroit pour rendre hommage à une ermite dont la bénédiction lui permit d'avoir trois fils alors qu'il désespérait d'en avoir un. Il tenta de lui offrir, pour le remercier, la résidence dans son palais ou une tortue sertie de pierres précieuses, ce que le saint homme refusa.
Akbar décida alors de construire sa nouvelle capitale à Sikri, sur la colline où il l'avait rencontré.

Mais l'insuffisance de l'approvisionnement en eau rendit impossible la vie pour la population importante de la ville, et elle fut abandonnée quinze ans plus tard.

Aujourd'hui ne subsistent que les palais, les habitations ordinaires sont tombées en ruines, mais malgré cela, le site conserve une magnificience qui stimule le visiteur: rapidement, on s'imagine en compagnie d'Akbar traversant ces grands espaces, jouant avec ses sujets sur l'échiquier géant figuré au sol, et on voit les silhouetes des jeunes femmes apparaissant furtivement entre les voilages de couleurs aujourd'hui disparus.


La construction que vous voyez là, au-dessus, au fond à gauche, c'est le Diwan-i-Khas, la salle des audiences privées.

Le voilà de plus près, surmonté de ses quatre petits kiosques


et à l'intérieur


un festival de sculptures de tous styles: jaïn, moghol, hindou, persan, turc et bouddhique (je ne suis pas assez calée pour reconnaître qui est quoi, mais c'est impressionnant, et harmonieux), avec quatre petites passerelles autour d'un balcon où Akbar s'entretenait sur des sujets religieux.

Plus loin, le Panch Mahal, où les femmes pouvaient prendre l'air sur ces cinq étages de niches ouvertes supportées par des piliers tous différents

C'est autour de cet édifice que nous avons pu constater que le conflit des générations existe aussi là-bas. Cette grand-mère arranguait ses petits enfants dans des propos incompréhensibles pour nous, mais clairement véhéments, et se heurtait à leur indifférence totale


Sunahra Makan, le palais de la femme chrétienne d'Akbar, était d'architecture simple,


mais orné de fresques intérieures raffinées dont il subsiste des vestiges


en particulier cette joueuse de flûte, qu'il faut bien chercher, elle n'apparaît pas immédiatement


Je pourrais vous montrer encore... ce palais


... ces plafonds


... les écuries (dont on n'est pas sûre qu'elles étaient des écuries),


certains pensent plutôt aux logements, séparés par des voilages accrochés aux gros anneaux de pierre, des domestiques des femmes du harem


... le mausolée des éléphants, où repose le préféré d'Akbar, qui écrasait d'une patte ceux qui lui parlaient mal, ou qui le regardaient de travers, enfin ses ennemis en général


et, encore une fois, ces ombres qui passent et qui semblent surgies du passé, qui peut-être n'ont jamais pu se résoudre à quitter les lieux?



J'en aurais encore plein, mais je ne veux pas vous lasser et, chose promise chose due, une petite recette utilisant la
pâte de curry verte que je vous avais proposée la dernière fois.

D'inspiration plus thaï qu'indienne, mais les parfums sont présents.

Curry vert de saucisses et ses petits légumes au coco

6 saucisses thaï à la citronnelle (épiceries asiatiques)
1 morceau de racine de gingembre de 4 cm
3 gousses d'ail
1 gros oignon
1 c. à c. de curcuma
2 c. à s. de pâte de curry verte
10 feuilles de citron kaffir
4 c. à s. d'huile neutre
1 c. à s. de pulpe de tamarin
1/4 l d'eau bouillante
2 c. à s. de nuoc-mam
1 c. à s. de sucre de palme ou de sucre roux

Découpez les saucisses en tronçons (chaque saucisse en 4) et mettez-les à blanchir dans une casserole d'eau bouillante pendant 3 à 4 minutes.

Egouttez, réservez dans un saladier.

Mixez ensemble le gingembre, l'ail les oignons, le curcuma, la pâte de curry et 5 feuilles de citron.




Ajoutez cette pâte aux morceaux de saucisses, mélangez bien pour que tous les morceaux soient enrobés.


Filmez et laissez reposer 30 mn au frais.
Pendant ce temps vous pouvez commencer la préparation des légumes (voir plus bas).

Au bout de ce temps, faites chauffer 2 c. à s. d'huile dans une sauteuse, mettez-y les saucisses à dorer.

Délayez le tamrin avec le 1/4 de l. d'eau bouillante, ajoutez le nuoc-mam et versez le tout sur les saucisses. Laissez cuire 10 mn sans couvrir.

Saupoudrez de sucre et laissez cuire doucement 5 mn de plus pour que la sauce épaississe un peu. Ciselez finement les feuilles de citron restantes et disposez-les sur le plat pour décorer.

Légumes au lait de coco

2 courgettes
1 aubergine
la moitié d'un chou-fleur
3 gousses d'ail
1 tige de citronnelle émincée
1 c. à s. de galanga rapé
1 c. à s. de gingembre frais rapé
1/ c. à c. de racine de curcuma rapé (ou 1 c. à c. de curcuma en poudre)
50 cl de lait de coco
4 feuilles de citron kaffir
2 c. à s. de sauce de soja
2 c. à s. de jus de citron vert

Détaillez le chou-fleur en bouquets. Coupez les courgettes en deux dans le sens de la longueur, puis en tranches d'une 1/2 cm d'épaisseur. Faites de même avec l'aubergine.
Mixez l'ail, le piment, la citronnelle, le galanga, le gingembre et le curcuma pour obtenir un pête épaisse.

Faites chauffer la moitié du lait de coco dans une casserole pouvant contenir tous les légumes et incorporez-y cette pâte progressivement et en remuant constamment. Laissez cuire jusqu'à ce que le mélange soit homogène, puis versez le reste du lait de coco. Laissez frémir jusqu'à ce que le mélange épaississe.

Ajoutez les légumes et laissez cuire à couvert une dizaine de minutes. Retirez du feu, versez la sauce de soja et le jus de citron vert, remuez et servez.



Avec du riz blanc, si on ne peut pas s'en passer.



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Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /Août /2008 10:03
A Agra, il n'y a pas que le Taj Mahal, loin de là. Si on a le temps, c'est une ville où on peut passer deux jours.



Elle a été créée par les premiers empereurs moghols au XVI ème siècle. Le premier, Babur le conquérant, s'y est installé après avoir vaincu les sultans de Delhi en 1526. Il y fit construire des jardins à la persane pour reposer ses troupes des combats menés, et c'est son petit-fils, Akbar, puissant souverain, qui entreprit la construction du Fort Rouge. Ses successeurs, Jahangir et Shah Jahan l'embellirent de somptueux palais.


Le fils de Shah Jahan y fit emprisonner son père: après avoir entrepris la construction du Taj Mahal, (allez, on y jette un dernier coup d'oeil, rien que pour vous)...


... celui-ci envisageait de se faire construire, en symétrique, de l'autre côté de la Yamouna, le même mausolée pour lui-même en marbre noir, dépense que son fils trouvait déraisonnable.


Il mit alors son père à l'ombre et, à sa mort, son tombeau fut placé aux côtés de celui de son épouse Mumtaz dans le Taj. Ce qui au passage, déséquilibra la symétrie parfaite de l'édifice, construite autour du tombeau de la reine.

Je vous propose une petite visite en musique de ce magnifique endroit, qui est loin de n'être que la place forte militaire que laisse suggérer son nom.


Musique: ¨Pairon Mein Bandhan Hai" extraite du film Mohabbatein

Allez, pour les vrais fans (j'en connais qui vont adorer), les paroles à fredonner en même temps, et avec le traduction, dans le plus pur style Bollywood, innimitable, pour que le bonheur soit total!

Source: fantastikasia.net

Pairon mein bandhan hai
Pairon mein bandhan hai

Un lien entoure mes pieds

Payal ne machaya shor
Le bracelet de cheville crie bruyamment

Pairon mein bandhan hai
Payal ne machaya shor
Un lien entoure mes pieds
Le bracelet de cheville crie bruyamment

Sab darwaaze kar lo band
Sab darwaaze kar lo band

Ferme toutes les portes !

Dekho aaye, aaye chor
Regarde, le voleur de cœur arrive !

Pairon mein bandhan hai

Un lien entoure mes pieds

Tod de saare bandhan tu

Brise tous les liens

Tod de saare bandhan tu
Brise tous les liens
Machne de payal ka shor

Laisse tes bracelets de cheville dire
Tod de saare bandhan tu
Machne de payal ka shor

Dil ke sab darwaaze khol
Dil ke sab darwaaze khol

Ouvre toutes les portes de ton coeur

Dekho aaye, aaye chor
Regarde, le voleur de cœur arrive
Pairon mein bandhan hai

Un lien entoure mes pieds

Kahoon main kya, karoon main kya
Que dire, que faire
Sharam aajati hai

Je me sens si timide

Na yun tadpa ke
Ne me tourmente pas ainsi
Meri jaan nikalti jaati hai

Ça me tue
Tu aashiq hai mera sacha, Yakin tu aane de
D’abord, persuade-moi que tu m’aimes vraiment

Tere dil mein agar shaq hai, To bas phir jaane de

Si dans ton cœur, il y a un doute, laisse-le donc partir

Itni jaldi laaj ka ghunghat na kholoongi

Je ne vais pas ouvrir si vite mon voile de timidité
Sochoongi phir soch ke
Je vais réfléchir et réfléchir encore
Kal parson boloongi
Je te répondrai demain, voire après-demain

Tu aaj bhi haan na boli

Si tu ne dis pas oui aujourd’hui
Oye kudiye teri doli le na jaaye, Koi aur
Hé, chérie, quelqu’un d’autre pourrait t’emporter

Pairon mein bandhan hai
Un lien entoure mes pieds

Pairon mein bandhan hai
Payal ne machaya shor

Le bracelet de cheville crie bruyamment

Sab darwaaze kar lo band
Sab darwaaze kar lo band
Ferme toutes les portes !
Ferme toutes les portes !
Dekho aaye, aaye chor

Regarde, le voleur de cœur arrive !

Tod de saare bandhan tu
Brise tous les liens
Hoye, Tod de saare bandhan tu
Brise tous les liens
Machne de payal ka shor
Laisse tes bracelets de cheville dire
Dil ke sab darwaaze khol
Dil ke sab darwaaze khol

Ouvre toutes les portes de ton coeur
Ouvre toutes les portes de ton coeur
Dekho aaye, aaye chor
Regarde, le voleur de cœur arrive !

Pairon mein bandhan hai
Un lien entoure mes pieds

Jinhe milna, hai kuch bhi ho Aji mil jaate hain

Ceux qui sont destinés à se rencontrer, quoi qu’il arrive, se rencontreront
Dilon ke phool, To pathjad mein bhi khil jaate hain
Les fleurs de cœurs fleurissent même en automne
Zamaana doston, dil ko deewaana kehta hai
Mes amis, tout le monde dit que le cœur est fou

Deewaana dil, zamaane ko deewaana kehta hai
Le cœur dit de tous qu’ils sont fous

Le mein saiyaan, aagayi

Voilà, chéri, je suis venue
Saari duniya chod ke
Quittant le monde entier
Tera bandhan baandh liye
Pour me lier à toi
Saare bandhan todke
J’ai brisé tous les autres liens

Ek duje se jud jayen
Unissons-nous l’un à l’autre
Aa hum dono ud jayen
Envolons-nous tous les deux
Jaise sang patang aur dor
Comme le fil et le cerf-volant

Pairon mein bandhan hai

Pairon mein bandhan hai
Payal ne machaya shor

Sab darwaaze kar lo band
Sab darwaaze kar lo band

Dekho aaye, aaye chor

Tod de saare bandhan tu

Tod de saare bandhan tu
Machne de payal ka shor

Dil ke sab darwaaze khol
Dil ke sab darwaaze khol

Dekho aaye, aaye chor

Sab darwaaze kar lo band
Sab darwaaze kar lo band

Dekho aaye, aaye chor

Haan dekho aaye, aaye chor
Dekho aaye, aaye chor

Arre dekho aaye, aaye chor


Maintenant, parlons un peu cuisine.

Je projetais depuis longtemps de faire moi-même une pâte de curry, mais celles du commerce étant tout à fait bonnes, je n'utilisais que celles-là.

Mais là, c'est encore un peu les vacances, les circonstances s'y prêtent, alors je suis allée regarder tout ce que j'avais et qui pourrait la composer harmonieusement, demandé quelques conseils à Minouchka, toujours précieuse, et fait comme elle disait: regarder, sentir, laisser parler ses sens. C'est une excellente méthode, la meilleure quand on commence à connaître un peu tout ses petits pots, ses herbes, les effets de leurs alliances.

Cette pâte-là est plus à tendance thaï qu'indienne étant donné les éléments qui la composent.

Pâte de curry verte



2 c. à s. d'huile végétale neutre (genre tournesol)
1 c. à s. de coriandre en graines
1 c. à s. de cumin en graines
10 cardamomes vertes
1 c. à c.  de fenugrec
1 c. à s. de graines de moutarde
1/2 bouquet de coriandre fraîche (avec les tiges)
4 cm de racine de galanga
4 cm de racine de gingembre
2 tiges de citronnelle
4 piments verts thaï (ou plus selon votre goût)
2 échalotes
3 gousses d'ail
5 feuilles de citron kaffir
Le zeste d'un ou 2 combavas
1 c. à c. de pâte de crevettes
15 grains de poivre vert
10 grains de poivre noir
10 grains de poivre blanc

Faites torréfier à sec dans une poêle les graines de fenugrec, de coriandre et de cumin, en les ajoutant au fur et à mesure dans cet ordre, parce que les graines de cumin brûlent plus vite. Dès que les parfums s'exhalent, retirer du feu.
Retirer la nervure centrale dure des feuilles de combava.
Retirer
le haut des tiges et les deux premières peaux de la citronnelle.
Eplucher le gingembre et le galanga et coupez-les en morceaux.
Retirez les graines des piments.
Epluchez l'ail et les échalotes.

Mettez ensuite tous les éléments dans un mixer (les épices en premier pour les réduire en poudre au départ) en ajoutant l'huile au fur et à mesure jusqu'à l'obtention de la consistance d'une pâte.

Mettez la pâte en bocal, vous en aurez pour environ 5 préparations de curry. Elle se conserve au réfrigérateur.

Dans mon prochain billet, une recette pour l'utiliser!



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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /Août /2008 09:35
Deuxième jour, direction Agra, obligé, on ne va pas dans le nord de l'Inde sans rendre visite au Taj Mahal.

La sortie de Dehi est très très longue, la circulation dense.

Le long des grandes artères qui quittent la capitale, de grands complexes assez nombreux,   sortent de terre. Au début, nous les prenons pour des cinémas multiplexes, étant donné la production cinématographique indienne, mais non, ce sont des centres commerciaux luxueux.

C'est
assez surprenant, nous aurons l'occasion d'en visiter un; il est difficile de faire coincider cette vision d'une clientèle attendue extrêmement aisée avec la population indienne que nous côtoyons au quotidien. Qui les fréquente? Lors de notre visite, nous étions quatre clients européens pour une quinzaine de vendeurs aux petits soins, désireux de nous vendre des tapis de soie du Cachemire, des sculptures en bois gigantesques dans un décor où on pourrait tourner un bollywood sans problème.

On suppose donc que l'amplitude entre les différentes catégories sociales va bien au-delà de ce que nous imaginions.

La route est semée également de temples multiples, certains très modestes, tentes montées sur les bords des routes et décorées de fleurs et de guirlandes, qui accueillent les  adorateurs de Shiva en marche, ils vont de l'un à l'autre... et d'autres beaucoup plus remarquables, qu'on immortalise au passage.


En arrivant à Agra, refreshment at the hôtel, où on constate, et ça se confirmera, que les lits  dans les hôtels sont grands!!! C'est super cool de pouvoir dormir en étoile de mer sans gêner l'autre!


Bon, faut avoir la chambre pour mettre autour... N'y pensons plus.

Comme je disais avant de partir, le Taj Mahal est un mausolée élevé par un maharadjah très malheureux à son épouse chérie décédée au cours de sa 18ème grossesse (vous me permettrez une pensée émue pour cette sainte femme, et pour toutes celles qui, comme elle,  tous rangs nobiliaires ou roturiers confondus, n'ont pas eu le choix).

Et il n'a pas fait les choses à moitié, Shah Jahan! C'est vraiment majestueux! Cet homme avait le sens du splendide, un sens artistique pas vraiment sobre, mais harmonieux, qu'il a également mis en scène dans d'autres constructions, plus guerrières, mais toujours splendides.

Curieusement, la luxuriance des lieux appelle au recueillement, la foule n'y change rien. On a l'impression que l'objet de cette vénération, la douleur qui a présidé à ce projet, sont omniprésents, on est dedans, on admire, on est subjugué, surtout par la qualité architecturale de l'ensemble. Parce que le Taj Mahal, ce n'est pas que le mausolée, c'est un ensemble de bâtiments, de portes fortifiées, entourés d'un jardin, ensemble qu'il faut traverser pour accéder au saint des saints. L'approche se fait depuis quelques années à pieds (ou en vélo-pousse), depuis qu'il a été constaté que la pollution automobile avait des incidences sur la couleur du marbre blanc du monument, qui prenait des teintes jaunâtres ou grises.

Petit ajout: jeviens de lire une phrase d'Alberto Manguel à propos de Gilgamesh et cela me semble faire écho à ce que je ressens, en mieux dit, alors je vous la livre:

" Après les épreuves et les aventures, après la révélation et la perte, le roi doit faire deux choses: préserver la splendeur de sa cité et raconter sa propre histoire. Les deux tâches sont somplémentaires: elles parlent toutes les deux du lien intime entre construire une cité de murs et construire une histoire de mots, et toutes deux ont besoin, pour s'accomplir, de l'existence de l'autre."

Parce que c'est vrai que toutes les forteresses que nous avons visitées là-bas ensuite ne sont pas que des places militaires. Ce s ont des lieux d'habitation où chaque monarque a mis sa marque, et où son sens artistique, son intérêt pour la culture se sont exprimés, ce qui donne à chacun une personnalité unique et inséparable de celui qui en a été à l'origine.

Une fois le jardin traversé, on accède à des portes en grès rouge où sont installés les guichets d'entrée. Les hommes et les femmes font la queue séparément, fouille à l'entrée oblige. On n'a pas
le droit de faire entrer le moindre objet tranchant, ou susceptible de dégrader les lieux.



Donc l'attente est un peu longue, on a le temps de regarder autour de soi, de sourire aux passants


qui nous le rendent bien.





d'écouter les musiciens nous distraire


et de se demander, mais où est-il?? Jusque là, il est invisible...



 quoique...


... ça se précise. Et une fois cette dernière barrière franchie...


on a beau s'y attendre, il y a un instant d'émotion.

Bon j'avoue, on n'a pas résisté à faire les touristes, c'était trop tentant. une famille nous a demandé de les prendre tous ensemble devant le monument, alors on leur a demandé d'en faire autant, un vrai plaisir!


ç'aurait été dommage de s'en priver, non? En plus on avait
Nanni Moretti avec nous, alors on a une excuse...

Quelques détails, les incrustations de pierres semi-précieuses qui ornent toutes les façades




la porte d'entrée





les petites filles qui adorent se faire photographier




les premiers pas, même à quatre pattes, ici, ça ne s'oublie pas!




et les plus grands aussi, tout fiers!





le reflet dans le bassin, un souvenir que l'on emporte...




un dernier regard, sous une lumière changeante...


Demain nous visiterons le Fort Rouge, grand moment aussi, mais pour patienter, un petit repas tout simple et plein de goûts, sentez-moi ça!

Le riz, en Inde, se décline de mille manières. Il peut être plain (du riz blanc), mais aussi byriani, ou pulao, et ces appellations peuvent revétir autant de variétés qu'il y a de régions voire de cuisiniers en Inde. Une partie du riz, au moins, est mise à revenir dans de l'huile  avec des épices et cuite façon pilaf, et on peut y ajouter du curcuma pour le colorer.

Ensuite, les assaisonnements sont multiples: végétarien
(avec légumes variés: petits pois, chou-fleur..., fruits dans le Cachemire, fruits secs...), ou cuisiné avec viande, poisson, crevettes.
Je vous en propose un qui a ravi nos papilles et remis dans l'ambiance.

Riz pulao aux crevettes


pour 4 personnes

200g de riz basmati
2 oignons émincés finement
1 bâton de cannelle
5 graines de cardamome
4 clous de girofle
4 feuilles de laurier indien (tej patta) ou de laurier d'ici, à défaut
1 tige de citronnelle
4 gousses d'ail
1/2 c. àc. de curcuma
1 morceau de gingembre de 5 cm
300 g de crevettes
2 grosses poignées de petits pois surgelés
1 c. à s. de raisins secs réhydratés dans de l'eau chaude
3 c. à s. d'huile végétale neutre

Dans une sauteuse, faites chauffer l'huile et jetez-y l'oignon émincé, la cannelle, les graines de cardamome ouverte (pour que les petites graines se libèrent), les clous de girofle, le laurier et la citronnelle finement émincée (seulement la partie renflée du bas de la tige, le reste est dur).
Remuez jusqu'à ce que les oignons soient dorés. Ajoutez alors le curcuma, l'ail et le gingembre.
Mélangez bien, le temps que le tout se colore en jaune, puis ajoutez les crevettes. Quand elles rosissent, ajoutez le riz et mêlez le tout pour que les saveurs se propagent.
Versez alors 1/2 l d'eau bouillante, remontez à ébullition, ajoutez les petits pois, les raisins secs, couvrez et laissez cuire doucement 20 à 25 mn, jusqu'à ce que l'eau soit complètement absorbée.


Accompagnez d'
une 
petite sauce fraîcheur délicieuse et très facile à faire. A première vue, cela ressemble à la raïta, mais le goût est très différent.



Pachadi de carottes


1 c. à s. d'huile
1 c. à c. de moutarde noire
2 piments oiseaux débarassées de leurs graines
1/4 c. à c. d'asa foetida (facultatif)
1 dizaines de feuilles de curry
3 yaourts nature
2 carottes rapées
feuilles de coriandre
sel

Dans une petite poêle, faites chauffer l'huile.
Mettez-y les piments émincés très fin et les graines de moutarde. Mettez un couvercle immédiatement et remuez l'ensemble: les graines de moutarde vont éclater
et sauter partout sinon. Dès que crépitement se calme (attention ça brûle très vite!), ajoutez les feuilles de curry et l'asa faetida. Mélangez bien et retirez du feu.
Mélangez dans un saladier les yaourts et les carottes rapées, puis incorporez le mélange d'épices et la coriandre ciselée, salez, réfrigérez jusqu'au moment de servir.


Tout cela est parfumé à souhaits, et nous donne envie de goûter encore des plaisirs indiens!



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Mardi 19 août 2008 2 19 /08 /Août /2008 10:10
Nous voici de retour depuis 6 jours déjà, et il est difficile de se remettre d'un voyage comme celui-là.

A tous les sens du terme, retrouver ses repères, mais ausi se retrouver en phase avec un climat qui n'a rien à voir non plus, le précédent ne m'ayant pas laissée indemne de quelques petits désordres inhérents à l'immersion dans ces contrées rebelles. Mon estomac fait le rebelle et mes sinus aussi d'ailleurs, le contraste entre les 40° moites dès l'aube et les ambiances climatisées dès qu'on entre quelque part, même dans une voiture, ça demande un entraînement qui ne s'acquiert pas en 15 jours.

Voilà, ça c'était mon quart d'heure poétique. Passons aux choses intéressantes.

Les choses ont commencé immédiatement de manière inattendue. Hilares, voire euphoriques, nous nous présentons tous les quatre au comptoir d'embarquement, où un très charmant jeune homme nous apprend que nous avons été surclassés: un vol pour Delhi a été annulé la veille, donc l'avion d'aujourd'hui est bondé et il n'y a plus de place pour nous qu'en classe Affaires... cool!!

Bien évidemment, je n'ai jamais pris l'avion en classe Affaires et mes acolytes non plus. il faut le dire, pour un départ en vacances, ce n'est pas désagréable:

Apéritif de bienvenue: Champagne!


et le reste suit: repas servi sur des nappes blanches, fois gras


mignardises avec le café


Bon la photo est floue, désolée, mais même en classe Affaires, ça bouge, un avion.

Donc, tout commence pour le mieux.

Y a même Romain Duris face à moi (sur l'écran noir de mes nuits blanches seulement, hein, quand même...)


donc je fais de beaux rêves (les fauteuils sont bien aussi, on peut vraiment dormir...)

Et on arrive à Delhi.


C'est toujours un instant d'émotion quand je voyage, cette visualisation du point d'arrivée sur l'écran, et moins fun au retour...

Là, il était prévu qu'un émissaire de l'hôtel vienne nous chercher avec sa petite pancarte pour nous y conduire. notre ami Thierry avait tout prévu, réservé, checqué, tout bien.
Sauf que d'émissaire, point.
On refait le tour des porteurs de pancartes, nombreux pourtant, mais non, oubliés, omis, personne.

Donc évidemment on est pris d'assaut par des hordes de gens extrêmement aimables et super compétents qui nous assurent connaître Delhi comme leur poche et tous les hôtels encore mieux, surtout le nôtre. Comme on n'a pas vraiment le choix, on en choisit un, plutôt au hasard. Surtout qu'on est tous en train d'essayer de rassembler mentalement les bribes d'anglais qui ne sont passées à travers les mailles du filet depuis les épreuves lointaines du bac. Eh bien, même à quatre, ça fait peu!

Et on se retrouve embarqués dans un véhicule qui n'est absolument pas un taxi , conduit par un chauffeur qui, une fois arrivé dans Delhi semble de retrouver là pour la première fois, tourne en rond pendant 20 minutes en nous expliquant que "this is a very big area". Oui certes, on comprend bien, mais normalement avec l'adresse et même la photo de l'hôtel (Thierry est super organisé)... ça devrait être trouvable, non? Le chauffeur nous regarde d'un air navré en nous disant qu'il y a au moins 500 hôtels dans cette big area, alors autant chercher une aiguille dans une meule de foin!

Bien, bien...

Il est une heure du matin. Il demande son chemin à un passant qui lui conseille de s'adresser à l'office du tourisme juste là au coin de la rue. A une heure du matin??? On y arrive un quart d'heure plus tard, et le préposé nous explique que tous les hôtels de Delhi sont complets, que la seule solution c'est d'attendre le premier train pour Agra à 5h30.

Well... ça y est l'anglais me revient.

On se réunit, on tergiverse, pas emballés, surtout qu'il n'arrête pas de faire des numéros et me passer des soi-disants portiers d'hôtels à moitié endormis qui me disent tous que c'est complet. Curieusement, ils ont tous la même voix... ça sent un peu l'arnaque quand même...

Il finit par en dégoter un très cher, après nous avoir bien fait comprendre que la seule solution pour nous, c'était la location de voiture avec chauffeur et que d'ailleurs il pouvait nous organiser ça pour demain matin dès l'aube. No problem.

OK, on va dormir, déjà, et on verra. En tout cas, on est sûrs de le retrouver entre deux parathas au petit déjeuner, celui-là, il ne va pas nous lâcher comme ça...

Le lendemain matin, frais comme des gardons, et après avoir potassé notre guide du Routard qui décrit exactement ce genre de situation attrape-touriste, on demande à notre aimable guide autoproclamé de nous conduire au 88 Jan Path qui est la seule agence de tourisme agréée vraiment par le gouvernement indien, et qui d'ailleurs ne vend pas de voyage ou de circuits, mais donne uniquement des renseignements. Il tente bien de nous aiguiller vers une autre agence qui se nomme (gonflés, les mecs!) Just behind 88 Jan Path. Devant notre fermeté et notre détermination, il capitule et nous conduit à l'adresse demandée. Arrivés là, il disparaît, curieusement avec tous les "amis" prêts à nous rendre service qui l'accompagnaient.

Adresse indispensable, donc, quand on arrive à Delhi naïfs et ignorants comme nous.

Ils nous adressent à une agence fiable, qui nous propose effectivement la formule du circuit avec chauffeur qui paraît plus cohérente à quatre que des recherches successives de transports et d'hôtels. Gain de temps surtout, mais qui nous privera, et c'est bien dommage, de l'expérience du train indien... ce sera pour la prochaine fois.

Le tarif est environ 40% moindre que ce qui nous avait été proposé dans la nuit... et notre chauffeur, Dinesh, s'est révélé un accompagnateur très agréable, discret et eficace, puis de plus en plus friendly à mesure de l'évolution de la cohabitation. Un vrai plaisir. Et très calé en conduite indienne aussi, ce qui n'est pas négligeable, c'est très très surpenant! Mais je vous en reparlerai.

Allez, un petit aperçu... très soft.



Les motos de petite cylindrée sont des moyens de transport familiaux, la dame a un tout petit bébé dans les bras!


les bus pris d'assaut et les vélos qui transportent souvent des chargement bien plus importants que celui-ci




Nous nous dirigeons vers Old Delhi pour visiter le fort, mais il est fermé le lundi, donc on opte pour une première immersion dans les ruelles commerçantes d'Old Delhi, autour de la plus grande mosquée d'Inde, Jama Masjid.

Les marchands d'herbes de toutes sortes


de jus de fruits et de fruits frais



la fabrication en direct live des naans, avec four tandoor, dans la rue. Le dextérité avec laquelle (à l'arrière-plan) il façonne les naans, les pose sur un petit coussin pour les poser à l'intérieur du four et recommencer me laisse admirative, je suis restée un bon moment à le regarder faire!




Ensuite nous nous sommes dirigés vers la grande mosquée, dont les abords sont habités par des familles entières qui organisent leur vie ici.

Un petit atelier de couture


Le coiffeur


les animaux qui font partie intégrante de la vie, où que ce soit


et la mosquée elle-même, imposante



lieu de prière, bien sûr


mais aussi merveille architecturale,


 d'où on aperçoit le fort rouge


et que nous pouvons admirer du sommet d'un minaret, avec vue sur la vieille ville.


et sur le Fort Rouge


Les fidèles trouvent au centre un bassin pour leurs ablutions, qui ont l'avantage d'être rafraichissantes aujourd'hui!


Après cette première journée de découverte, nous découvrons les joies de la carte indienne, et ces aloos (pommes de terre) farcies, délectables



et ces tikkas (petits morceaux) de poulet marinés dans une sauce au yaourt citronnée, miam!
Le tout accompagné d'un vegetable byriani.

Promis, les recettes très bientôt!

Le lendemain, départ pour Agra, avec, tout au long de la route, l'accompagnement de ces pélerins, qui vont d'un temple de Shiva à un autre avec des offrandes, pour suivre l'enseignement de leur religion.


et certaines doivent peser leur poids, sur plusieurs kilomètres!


Une recette de la boisson qui nous a accompagnés tout au long de ce périple, et dont j'ai rapporté les ingrédients, comme ça je garde un petit goût de là-bas encore un peu.

C'est délicieux, revigorant, et même désaltérant sous une chaleur torride. quand chaleur torride il y a :-D

Massala Tea



On trouve dans les épiceries indiennes le mélange spécial pour thé, mais vous pouvez le faire vous-même: pour 4 tasses,

1/2 bâton de cannelle
5 gousses de cardamome (Mimosa, me revoilà!!!)
4 grains de poivre noir
1 c. à c. de gingembre en poudre

il vous faut aussi:
1 c. à s. de thé noir
du sucre à volonté
2 tasses d'eau
2 tasses de lait

Faites bouillir l'eau avec les épices pendans 3 mn. Ajoutez le thé, laissez bouillir doucement encore 3 mn.
Versez le lait, le sucre et laissez le tout remonter à ébullition.
Filtrez, servez.

J'entends les klaxons!!

A bientôt pour la suite!


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Samedi 26 juillet 2008 6 26 /07 /Juil /2008 08:45
Les sacs sont presque bouclés, l'impatience est à son comble, j'ai perdu mon coupe-vent (si quelqu'un sait où il est, qu'il me le dise vite, plus que quelques heures avant le départ...)

Mais je ne peux pas me résoudre à m'envoler comme ça, sans laisser à ma petite Minouchka un témoignage de la reconnaissance que je lui porte pour m'avoir fait approfondir la découverte de ce monde merveilleux des épices sur lequel elle règne en maîtresse érudite.

Et lui dire aussi le plaisir que j'ai à passer avec elle ces moments de découvertes, de discussions, de rires, d'échanges, d'une vraie amitié, qui s'est liée petit à petit et
qui ne fait que s'enrichir avec le temps.

A toi, donc, Minouchka, qui ne t'envoleras pas avec moi, mais, promis, je penserai à toi très souvent et si ma route croise du gingembre bleu, je le capture pour toi... et sinon, j'irai le débusquer où qu'il se trouve!

Je t'offre ce petit souvenir d'une de nos soirées délires où la cuisine indienne est sortie de nos mains avec profusion et générosité! Tu as remarqué avec quelle rapidité les convives affluent quand on se met aux fourneaux??

Cette fois-ci, c'était avec la complicité de ma nièce Céline que nous sommes en train de contaminer. Fais attention Céline, l'addiction est vite arrivée, et tu as de belles dispositions!


Voilà ce que nous avons produit ce soir-là, de haut en bas:

Un chana dal, recette
ici, le voilà de plus près, celui-là était un peu liquide, on peut le faire moins, comme on aime.


Un korma d'aubergines, recette plus bas, un vrai délice.

des crevettes massala, recette
ici, toujours aussi délicieux

un riz pulao improvisé

et un poulet massala, recette aujourd'hui, élaborée à six mains, (et trois têtes échauffées  en pleine créativité) mais avec deux on peut s'en sortir très facilement, surtout avec la marche à suivre.

Il y avait aussi de la raïta, qui n'apparaît pas sur la photo. La recette aux concombres est
ici, mais cette fois, je l'avais faite aux carottes et tomates et sans ail, c'est plus rafraichissant. Vous remplacez le concombre par une carotte rapée et une tomates coupée en dés, et voilà, tout simple.

Pour le dessert, un mango lassi a rafraichi des palais déjà heureux.

Korma d'aubergines

2 petites aubergines, ou 4 très petites aubergines indiennes
1 oignon
1 belle poignée de noix de cajou pilées au mortier (ou d'amandes)
1 petite boîte de lait de coco (environ 15 cl)
2 c. à s. de ghee
2 gousses d'ail
1/2 pouce de racine de gingembre épluchée et rapée
1 bâton de cannelle
une dizaine de feuilles de curry
4 graines de cardamome
1 c. à c. de curcuma
Sel

Emincez les oignons. Coupez les aubergines en tranches de 1/2 cm d'épaisseur, et les tranches en deux ou en quatre selon la tailles des dites aubergines. Mettez-les à tremper dans de l'eau salée en attendant de les utiliser, pour éviter qu'elles ne noircissent.

Faites chauffer le ghee dans une cocotte à fond épais.
Ajoutez l'ail et le gingembre rapé, puis le bâton de cannelle et les feuilles de curry. Laissez cuire en remuant pendant une ou deux minutes. Ajoutez la cardamome entière ou pilée avec le sel comme expliqué
ici, puis le curcuma. Laissez grésiller un peu mais pas trop, le curcuma brûle vite et donnerait un goût amer.

Mettez les oignons émincés, mélangez bien, faites revenir jusqu'à ce que les oignons deviennent fondants.

Ajoutez alors les aubergines et laissez-les cuire doucement une dizaine de minutes.
Incorporez alors les noix de cajou (ou poudre d'amandes) et le lait de coco. Mêlez le tout pour obtenir une tecture onctueuse, laissez chauffer encore 5 mn.


Ici, Céline aux commandes du korma,


et là, en action pour le poulet massala!


Le poulet massala est fait à base d'un mélange d'épices indispensable dans la cuisine indienne, le garam massala. Ce mélange se compose d'un nombre d'épices variable (il peut y en avoir jusqu'à 24!) et chaque cuisinière a sa propre recette. On en trouve assez facilement maintenant, tout préparé dans les épiceries exotiques. Je vous conseille d'en lire la composition, si elle figure, pour vous faire une idée de la richesse du mélange.


Poulet massala

1 poulet découpé en morceaux
2 c. à s. de ghee
1 gros oignon ou 2 petits
1 pouce de gingembre frais rapé
2 gousses d'ail
1 c. à c. de graines de cumin
1 c. à c. de graines de coriandre
2 bâtons de cannelle
3 tomates coupées en petits dés
1 piment oiseau ou thaï égréné et haché
2 c. à c. de garam massala
15 cl de lait de coco (facultatif, mais à la réflexion, vraiment bien)

Emincez les oignons, écrasez l'ail et rapez le gingembre.
Faites chauffer le ghee. Dès qu'il commence à fondre et à grésiller, ajoutez le gingembre et l'ail. Laissez les fondre, puis ajoutez l'oignon émincé, remuez jusqu'à ce que loignon commence à fondre.
Saupoudrez avec les épices: cumin, coriandre, cannelle, piment et garam massala en dernier. Rapidement, les épices vont dégager une délicieuse odeur...

Pendant nos préparatifs, tous ceux qui entraient dans la maison s'écriaient "Aaahhh, ça sent bon ici!!!!!!!" A la fin on en était presque blasées touts les trois ;-)

Ajoutez alors les morceaux de poulet, mélangez pour qu'ils s'imprègnent bien du mélange.
Ajoutez les tomates. Laissez mijoter jusqu'à ce que le poulet soit cuit, soit une vingtaine de minutes.
Le lait de coco est un ajout de dernière minute parce que le goût du piment risquait d'être une peu fort pour certains, mais cet apport s'est révélé délicieux.

Cette soirée a ravi tout le monde, le partage était chaleureux et tout s'est terminé dans des éclats de rire, avec des bougies sur les tables, beau prélude aux vacances!

Bonnes vacances à vous tous!











 

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