Dimanche 10 septembre 2006
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Je voulais vous donner la recette du romazava (prononcer roumazave), LA recette malgache par excellence, pour plusieurs raisons:- d'abord c'est super bon- ensuite ça enrichirait ma rubrique "cuisine créole" qui fait un peu pitié quand même- ceux qui en ont gagné un ont le droit de savoir ce qu'ils vont manger- on ne trouve pas (encore) beaucoup la recette dans les blogs de cuisine et quand il y en a, elles sont franchement moins bien que la mienne, si, si.MAIS il faut pour ça un ingrédient indispensable, les brèdes mafanes, que je trouve parfois chez mon épicier asiatique plein de ressources.
Or, là, il est en rupture! déception, il ne m'a jamais fait ce coup-là! Il me dit qu'il en aura peut-être mardi, ou vendredi mais ce n'est pas sûr parce que c'est peut-être plus la saison. J'ai du mal à imaginer ça. A Madagascar, en ce moment, c'est l'hiver, alors en quelle saison c'est sensé pousser les brèdes mafanes??
Je vous laisse pour l'instant à cette question existentielle, mais je vous tiens au courant, promis.
En plus il faut que j'invite des gens parce que le romazava, je ne sais le faire qu'en grande quantité. Et parce que j'aime bien.
En attendant, j'ai traîné avec Marjolaine dans une épicerie bio qui vient d'ouvrir, ce qu'il sied d'encourager. Comme je n'ai malheureusement pas l'habitude d'en fréquenter, je découvre des trucs que j'achète un peu au hasard. Il y avait une huile d'olive délectable mais j'ai résisté, j'en ai 15 litres d'avance. Par contre j'ai acheté de la farine de petit épeautre sans savoir du tout ce que j'allais en faire. Du pain, oui, évidemment, mais comment?
Eh bien comme sur ô délices, mine d'or que je découvre pour cette occasion, mais comme la recette n'est pas prévue pour une machine à pain, j'ai adapté, et je n'ai pas regretté.
Pain petit épeautre et noix
Ingrédients:
Pour la poolish
50 g de farine de petit épeautre
50 g de farine T55 ou T65
1 cc de levure deshydratée (ou 2 cc à café de levain fermentescible qu'on trouve dans les magasins bio)
150 g d'eau
Le lendemain
140 g de farine T55 ou T65
150 g de farine de petit épeautre
120 ml d'eau
50 g de noix grossièrement concassées
1,5 cc de sel
La veille, battez ensemble les ingrédients de la poolish, recouvrez d'un torchon et laissez reposer 12h.
Le jour même, mettez la poolish dans la cuve de la machine à pain, ajoutez l'eau, les farines, le sel et mettez sur programme pain blanc.
Ajoutez les noix quelques minutes avant la fin du pétrissage.
C'est un pain délicieux et tout à fait adapté à mes projets de cette semaine: c'est la foire au vin partout, donc il faut goûter des vins, donc manger du fromage avec du bon pain.
Même si c'est la rentrée, même s'il ne va pas tarder à faire un temps de chien, la vie est belle.
Alors Florence, ne travaille pas trop, viens goûter le pain, si tu veux tu pourras goûter du jus d'orange, promis, il y a sûrement des grands crus.
Par Snapulk
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Lundi 11 décembre 2006
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23:20
Bon ben ça y est, la petite dernière de notre nombreuse tribu, la Marion, est majeure.
Elle a eu envie de fêter ça en s'associant à sa copine chérie depuis la 6ème, j'ai nommé Müge, et avec tous leurs amis communs (et pas communs) depuis tout ce temps-là, avec qui elles ont partagé les années collège, lycée, le conservatoire de musique, le passage de l'adolescence, l'arrivée dans cet âge indéfinissable qui est presque adulte (ils ont envie mais ça fait quand même un peu peur), et nostalgique malgré tout de l'enfance, du dorlotage encore possible, de l'envie de ne plus en avoir ni besoin ni envie.
Nous, les parents, on doit s'adapter à tout ça, il faut suivre, avancer, reculer, se demander, réconforter, se faire renvoyer dans nos buts, féliciter, valoriser, interdire, entrer dans le conflit, tenir, pondérer, lâcher un peu de lest, pas trop, être là.
et fêter ça.
Dans les antichambres de la salle louée pour l'occasion, j'ai fini la déco du gâteau que Marion et Müge m'avaient demandé de faire, ce qui était risqué.
La pâtisserie, franchement ce n'est pas mon truc, alors j'ai cherché, bricolé, et voilà le résultat, un grand bricolage alliant leur passion de petites filles, les BONBONS, et un des derniers gâteaux que j'avais tenté, inspirée par Papilles et Pupilles, la brioche suédoise au Nutella, gros succès des goûters récents.
Lors des derniers préparatifs de Noël, les années précédentes, nous avions découvert avec Marion les petits gâteaux alsaciens qui parfument la maison de cannelle et d'orange pendant tout le mois de décembre; elle aime bien et ce sont des moments de plaisir partagé, qu'il semblait bien chaleureux de raviver ici.
J'ai suivi exactement la recette d'Anne, sauf que j'ai façonné la brioche en forme de 2 M, un peu galère à vrai dire parce que la largeur était moindre, et la brioche s'est ouverte en cuisant, donc, déco de bonbons obligée vers le centre.
Découpage de morceaux de pain d'épices, recette empruntée à Dorian, pour faire un 18 auréolé d'étoiles.
Encore des bonbons, il n'y en a jamais trop, et c'est le dernier anniversaire où on peut se le permettre.
Dis Marion, tu te rappelles la maison d'Hansel et Gretel pour tes 9 ans?
C'est artisanal mais elles étaient très contentes
Mannele (petits bonshommes)
20 cl de lait
350 g de farine
1 sachet de levure de boulangerie sèche
40 g de sucre en poudre + 1 cc pour dorer
1 sachet de sucre vanillé
1 pincée de sel
1 oeuf + 1 jaune pour dorer
60 g de beurre à température ambiante
Préparez un levain: dans un saladier, mélanger la levure avec un demi-verre de lait tiède et 100 g de farine.
Couvrez le saladier d'un torchon et laissez lever une bonne heure.
Décoller la pâte des bords du saladier. Ajoutez le sucre, le sucre vanillé, le sel, l'oeuf, la farine restante et le beurre.
Mélangez bien le tout et pétrissez la pâte pendant une quinzaine de minutes, jusqu'à ce qu'elle puisse se mettre en boule
ou
Mettez tous les ingrédients dans la machine à pain sur le programme pâte
Prenez une poignée de pâte, façonnez un boudin, puis aplatissez-le légèrement.
Serrez le haut pour former la tête. Donnez un coup de ciseaux pour former les bras de chaque côté du buste, puis fendre le bas au milieu pour former les jambes.
Posez les petits bonshommes sur une plaque à pâtisserie garnie de papier sulfurisé.
Laissez lever 50 mn.
Dans un bol, mélanger jaune d'oeuf et sucre avec un peu de lait, badigeonnez les manneles.
Cuire à 160° pendant 20 à 25 mn suivant leur taille.
Alors bonne route les filles, et continuez à grandir comme ça, la route est belle comme vous la préparez.
Nous les grands, on a erré dans les couloirs jusqu'à 5 heures et demie du matin en venant faire un coucou de temps en temps, et ô surprise, on s'est retrouvé à fabriquer du boudin antillais avec Jean-Marie qui avait peut-être des insomnies ce soir-là...
Mais ça c'est une autre histoire...
Par Snapulk
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Samedi 29 septembre 2007
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16:00
Petit article pour ceux et celles qui appréhendent un peu de voir leurs enfants grandir.
Dans la blogosphère culinaire, l'amplitude d'âge me semble assez vaste, mais quand même, vers le mien, on est peut-être un peu moins nombreux.
Mais il paraît que ça ne se voit pas du tout que je vais bientôt avoir trois cent vingt ans, et j'ai décidé de le
croire.
Tout ça pour dire que mes enfants sont grands, mais grands!!! Alors les repas sont animés; on ne sait pas toujours, voire même rarement combien on sera à table, donc il faut faire à manger pour
beaucoup, il y en a souvent trop alors on fait des repas de restes où chacun reprend de ce qu'il a aimé.
Et puis il y a les copains. Comme on ne doit pas être trop rébarbatifs, il y en a souvent, et beaucoup, qui viennent manger.
Il y a les curieux: "Elle fait des trucs bizarres à manger, ta mère! C'est quoi, ça? ah, bon, mais c'est quoi??"
Les curieux qui reviennent: "J'ai pas l'habitude, mais j'aime bien, c'est marrant!"
Les sélectifs: "ah oui mais là, j'ai déjà mangé..."
Le surprenant, dont la maman (que je crois parce que c'est ma copine) me dit qu'il ne se nourrirait que de salade verte sans vinaigrette surtout, de cacahuètes et de flammekueches surgelées, et
qui ne recule pas devant mes inventions diaboliques.
Et puis il y a ceux qui aiment participer et passent du temps dans la cuisine avec moi, pendant la préparation. Plutôt des garçons, d'ailleurs.
Et depuis peu, il y a Panyadi. Il arrive - enfin sa famille, parce que lui est né en France - de bien loin en Asie, de ces pays dont les noms font rêver, Thaïlande, Laos, Viet-nam. On peut penser
que les raisons de l'immigration ont été moins féériques. Panyadi est boulanger de son état.
Alors il a regardé avec curiosité ma machine à pain en se demandant si ce drôle d'objet allait le mettre au chômage. Je lui ai assuré que sûrement pas avec ce que j'arrivais à en faire, quelques
briques qui n'ont rien à voir avec les merveilles odorantes qu'il nous apporte!
Mais il voulait sans doute en être sûr, alors il m'a demandé si je voulais qu'on fasse du pain ensemble (un peu, oui!!!!!) et il est reparti chercher des ingrédients dignes de ce nom, farine 1900
et aux céréales, levure pas en sachet...
Ensuite il s'est livré à de savants calculs avec son téléphone portable pour faire des conversions afin que je ne me retrouve pas avec 100 kg de pain dans la cuisine: "Alors pour 50 kg de farine,
il faut 30 litres d'eau... on va mettre 500 grammes, ça fait..."
Et il a utilisé la MAP en regardant pétrir et en m'expliquant les temps de pétrissage, la vitesse, la température. J'aurais du noter, parce que c'est beaucoup plus scientifique qu'on ne croit et
je n'ai pas tout retenu.
A son avis, un KitchenAid, c'est plus adapté pour arriver à reproduire les manipulations professionnelles et leurs variations. La MAP, c'est "marrant".
Mais la MAP, c'est quand même bien pour faire les fougasses (tiens, je n'ai jamais mis la recette!!), les pâtes à empanadas, à
pizzas, à flamekueche pas surgelées, et tout ça... J'ai réussi quand même les daktylas, du pain, du pain aux tomates et aux oignons pour l'apéro aussi...
Enfin, si quelqu'un veut m'offrir un KitchenAid, qu'il n'hésite pas!
Ensuite on a regardé "pousser", on a fait cuire, et on a obtenu ça
Tadaaaa!!!
Une belle mie, aérée, et un vrai goût de pain à l'ancienne.
Jamais réussi à obtenir ça, même avec beaucoup d'efforts!
Nous avons réalisé cette merveille (enfin surtout Panyadi) avec
500 grammes de farine
300ml
d'eau
10 g de levure de boulanger émiettée
10 g de sel.
Au lieu d'utiliser le programme pain comme d'habitude, nous avons mis l'eau et la farine, laissé tourner une dizaine de minutes à une vitesse lente au début du programmme, puis qui s'accélère
d'elle-même au bout de 6 mn, en laissant la machine ouverte pour éviter que ça ne chauffe trop la pâte, c'est mieux pour qu'elle ne durcisse pas.
Après 10 mn, ajout de la levure et du sel (dans des coins opposés sinon elle se liquéfie, je sais maintenant pourquoi les coins opposés) et pétrissage enore 10 mn.
Ensuite il a sorti la pâte de la map et dégazée, c'est à dire balancée sur la table sans ménagement, puis repétrie un peu et façonnée
Et on a "laissé pousser" (j'aime bien cette expression!!), sous un sac en
plastique plutôt que sous un torchon qui est moins hermétique.
Quand il a doublé de volume, nous avons préchauffé le four à 250° et enfourné pour 20 mn, enfin jusqu'à ce qu'il soit cuit et que ça sonne creux quand on tape dessus.
Maintenant, je sais comment utiliser la map autrement, je vais gagner du temps et de la qualité, si j'y arrive toute seule.
Emportés par notre élan, nous nous sommes lancés dans la fabrication de nems! Carrément! On n'a pas mangé très tôt ce soit-là ;-)
J'ai emprunté sa recette à Dara qui est une valeur sûre en la matière, en adaptant un peu mais pas tant que ça. Je la
reproduis ici mais vous pouvez aller voir sur son blog, ça vous permettra de découvrir plein d'autres choses délicieuses.
Nems
Pour une soixantaine de nems
4 côtes de porc
150 g de crevettes
150 g de vermicelles transparents
75-80g champignons noirs séchés
3
carottes
3 oignons moyens
2
oeufs
Sauce d’huître
1 +1/2
cac sel,
1 cac poivre gris
Galettes de riz petit modèle
pour accompagner :
1 salade batavia ou laitue
un bouquet de menthe
1 bouteille de sauce pour nems
Tremper les vermicelles dans de l'eau très chaude; quand ils sont ramollis, égouttez-les.
Dans un autre saladier, mettez à réhydrater les champignons; ensuite lavez-les et hachez-les.
Faites cuire les côtes de porc à la poèle, puis hachez la viande.
Coupez les crevettes en petits morceaux.
Rapez les carottes et hachez les oignons.
Mettez tous les éléments dans un grand saladier (les oeufs en dernier) et mélangez bien à la main.
A ce stade, Panyadi a dit que ça ressemblait exactement à ce que fait sa mère. Merci Dara!
Mouillez chaque galette de riz dans de l'eau chaude et posez-la sur un torchon quand elle est ramollie. Enfin, ça c'est la technique de base que
j'utilisais avant d'avoir découvert cette merveille de la technique sur le blog culinotest. J'avais couru chez Tang acheter ces assiettes en plastique et je ne peux plus m'en passer, c'est vrai que ça va 10 fois plus vite qu'avec le torchon, de
l'eau partout dans la cuisine, les feuilles qui se déchirent, etc.
Posez une cuillerée de farce en bas de chaque galette et roulez. Normalement, ça tient tout seul fermé.
Frire pendant une bonne dizaine de minutes.
Comme je n'aime pas trop la sauce pour nems qu'on trouve toute faite, j'ai ma recette personnelle:
75 ml de nuoc mam
25 ml de vinaigre
25 ml de sauce soja
50
ml d'eau
1 c. à s. de sucre
Mélanger le tout jusqu'à dissolution du sucre.
Tout ça était bien bon, dégusté dans la joie et la bonne humeur, pas circenses mais presque.
Aya, tu reviens quand tu veux!
Par Snapulk
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Mercredi 31 octobre 2007
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23:06
Je continue à essayer de dompter ma MAP, en l'utilisant pour pétrir, et en adaptant, avec une cuisson au four pour finir.
Alors voilà un joli pain qui sentait bon partout dans la maison, et j'en profite pour jouer avec Samania à "1... 2... 3... pains, Partez!"
Pains aux épices et graines de pavot
150
ml de lait
1 c. à s. de miel
1 c. à s. d'eau de fleur d'oranger
25 g de beurre coupé en petits morceaux
280 g de farine
25 g de sucre roux
1/2 c. à c. de cannelle
1/2 c. à c. d'anis
1/4 de c. àc. de gingembre en poudre
1/2 c. à c. de piment de la Jamaïque
1/4 de c. à c. de sel
1c. à c. de levure de boulangerie sèche
Graines de pavot bleu
Mettez tous les ingrédients dans la machine à pain dans l'ordre prévu par le constructeur, sauf le beurre et les graines de pavot.
Mettez la machine sur le programme pâte et ajoutez le beurre quand le pâton est formé.
Laissez finir le pétrissage, puis laissez lever une heure à l'abri de l'air.
Passez un peu de lait sur la surface et parsemez de graines de pavot.
Enfournez à 180° pour 25 mn.
Laissez refroidir sur une grille avant de découper.
Délicieux au petit déjeûner, ou au goûter!
Par Snapulk
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Dimanche 11 novembre 2007
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21:48
J'adore le mois de novembre.
D'abord les couleurs qui nous accompagnent quand on va et vient à ses occupations sont de
plus en plus belles, j'ai la chance d'habiter dans des contrées où il reste quelques bois, voire même des forêts! et les traverser le matin en allant travailler, c'est un vrai bonheur! Les
craquements des feuilles mortes sous les pieds quand on se ballade, j'adore, j'ai toujours envie d'en ramasser, c'est tellement joli que je me dis qu'il faudrait en faire quelque chose, comme
quand j'étais maîtresse en maternelle.
Petit rajout: j'ai trouvé une belle phrase, mais il y en a plein d'autres) dans le dernier livre de Patrick Modiano (merci Catherine!!)
" Pour moi, l'automne n'a jamais été une saison triste. Les feuilles mortes et les jours de plus en plus courts ne m'ont jamais évoqué la fin de quelque chose mais
plutôt une attente de l'avenir."
En plus, les rues commencent déjà (c'est quand même un peu tôt) à s'illuminer des décors de Noël, et même les blogs, allez voir le nouveau look de celui de Miss Tiny, c'est un vrai bonheur! ;-), les emballages des magasins commencent à briller, on imagine les premiers cadeaux à offrir, de quelles couleurs on
décorera la maison...
Et puis on ressort les recettes de petits gâteaux de Noël, de toutes les formes, à la cannelle, aux épices, ça devient des ateliers, même les jeunes s'y mettent, j'aime bien...
Alors comme j'ai eu un instrument culinaire de folie, un vrai robot de fille qui cuisine et qu'il faut que j'apprenne à m'en servir, après les "ah non non, c'est trop beau pour moi, ça, je vais
jamais savoir..." , j'ai commencé par un chinois croisé chez Anne et chez Pascale qui me faisait de l'oeil depuis longtemps et qui avait l'air relativement à ma portée.
Donc j'ai testé la fonction "pétrin", et c'est magique. contrairement à la cuve carrée de la machine à pain qui conserve souvent un peu de farine dans les coins, là, y a pas de coins, le bol est
rond! Et la pâte sort de là souple, homogène, je suis sûre qu'elle ravirait Panyadi par la qualité de son pétrissage, presque du
travail de pro!
Les recettes d'Anne et de Pascale sont assez proches, seule la garniture diffère, et j'avais les ingrédients du chinois à la noisette, que voici donc
Chinois à la noisette
pour la brioche
305 g de lait
40 g de beurre
60 g de sucre
1 cuil. à café rase de sel
30 g de flocons de pommes de terre (les mêms que pour la purée)
470 g de farine spécial pain
1,5 cuil. à café rase de levure sèche de boulanger
Pour la garniture
100 g de poudre de noisettes
100 g de sucre
roux
1 oeuf
3 c. à
s. de lait
Donc deux manières de procéder, soit vous avez une machine à pain
Mettez tous les ingrédients de la brioche dans la machine dans l'ordre prévu par le fabricant, et lancez le programme pâte, qui dure environ 1 h 30, selon les machines.
Soit sans machine
Mélangez tous les ingrédients et pétrissez jusqu'à obtenir une pâte souple et lisse. Mettez la boule dans un saladier, recouvrez d'un film plastique et laissez lever une heure à
l'abri de l'air et au chaud, jusqu'à ce qu'elle ait doublé de volume.
Mélangez les ingrédients de la garniture pour obtenir une crème un peu granuleuse.
Quand la pâte a bien levé, sortez-là et étalez-là au rouleau en un rectangle de 30 sur 40 cm environ, sur un plan
de travail fariné.
Pliez-la en 3 dans le sens de la longueur (comme pour la pâte
feuilletée).
Etalez-la à nouveau en forme de rectangle.
Pliez-la à nouveau en trois, mais dans le sens de la largeur.
Etalez-la
à nouveau, jusqu’à obtenir un rectangle comme au début
Etalez la garniture sur toute la surface du rectangle, puis roulez la pâte et découpez-là en 7 tranches.
Là c'est un peu beurk, ça coule autour, il faut ramasser la garniture ensuite. Enfin chez moi, je suis sûre que chez Pascale et Anne
c'était beaucoup plus clean.
Placez les petits rouleaux comme une fleur avvec ses pétales dans un moule à manqué beurré s'il n'est pas en silicone, et laissez lever
une heure.
Préchauffez le four à 180°C et faites cuire 25 mn.
C'est super délicieux, on fait des petits dèj luxueux en ce moment, je vous raconterai la suite bientôt!
Par Snapulk
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Dimanche 2 décembre 2007
7
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21:06
Ceux qui se sont levés tard ce matin ne l'ont pas regretté!!
Mes diverses tentatives d'apprivoiser mon nouveau robot intergalactique ne valent pas toutes la peine d'être publiées, mais celle-là, je n'hésite pas à vous en faire profiter.
Je me suis juste battue pour leur laisser le temps de refroidir un tout petit peu, et puis vlouff, englouties.
En plus vu le temps de chien qui régnait, on avait plus envie de se réchauffer autour d'un bol de chocolat avec des tartines de ce genre que... d'aller comme on se l'était promis à l'expo
Kiarostami-Erice à Beaubourg, dont tous ceux qui y sont allés disent qu'elles est in-dis-pen-sa-ble et qu'il faut même la visiter deux fois minimum pour tout voir. Je les crois, ce sont des avis
éclairés.
Eh bien voilà, on n'y est pas allé, il nous reste deux sorties à prévoir absolument avant le 7 janvier.
A la place, donc, R2D2 a pétri, j'ai dégazé (un truc de pro!), façonné et voilà!!! Je suis méga fière!!
Baguettes viennoises
Pour 4 baguettes moyennes (environ 250g)
500 g de farine
30 cl de lait
1,5 c. à c. de sel
20 g de sucre en poudre
60 g de beurre découpés en petis cubes et pas trop froid
20g de levure de boulanger fraîche
Pour le glaçage
1 jaune d'oeuf
un peu de sucre
1 c.à s. de lait
Emiettez la levure dans le lait tiède, mélangez et laissez reposer quelques minutes.
Ajoutez la farine, le sel et le sucre et pétrissez jusqu'à ce que le pâton se forme, puis ajoutez le beurre et continuer le pétrissage pendant 10 mn environ.
Couvrez d'un linge et laissez lever une heure.
Dégazez en aplatissant la boule avec le poing 3 ou 4 fois, façonnez les baguettes et posez-les sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé (une plaque à baguettes c'est mieux pour
que ça ne s'étale pas trop).
Laissez lever 40 mn au chaud (près d'un radiateur par exemple)
Faites préchauffer le four à 200°. Badigeonnez au pinceau le dessus des baguettes avec le mélange sucre-jaune d'oeuf-lait et enfournez aussitôt.
Laissez cuire 20 mn.
Dégustez encore tiède, c'est un grand moment!
Par Snapulk
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Mercredi 12 décembre 2007
3
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11:35
En ce moment (enfin je dis en ce moment...), je ne sais
pas vous mais moi, j'ai l'impression d'être une abeille dans une ruche, d'avoir mille choses à faire, sélectionnées parmi les douze mille prévues au départ, et avec les festivités noëlesques qui
approchent à grands pas ça ne va pas en s'arrangeant.
Or, au milieu de tout ça et grâce à Mary, j'ai enfin vu l'Expo! J'ai déjà parlé de Mary ici.
Elle n'est pas du genre à se laisser
impressionner par mon hyperactivité, elle en a vu d'autres.
Et elle a déjà visité deux fois la fameuse expo: Kiarostami-Erice au Centre Pompidou, m'a dit que c'était
magnifique, que cela me procurerait des émotions artistiques d'une rare intensité, et qu'elle voulait bien y retourner avec moi.
Comme Kiarostami et
Erice sont deux cinéastes, il s'agit d'une mise en scène de leurs réalisations diverses sous forme d'une correspondance par courts ou extraits de longs métrages autour de
différents thèmes.
J'avais déjà vu Le songe de la lumière de Victor Erice, et j'en étais ressortie éblouie.
Bon, il faut être contemplatif, ce n'est
pas un film d'action. On y voit le peintre Antonio Lopez tenter de saisir sur sa toile l'évolution d'un cognassier qu'il a planté dans son jardin. Et les saisons passent, les
fruits mûrissent, la lumière change, tous les repères sont mouvants, il tente de les fixer mais n'y parvient pas, et la toile reste inachevée. Ce sont tous ces moments fugitifs qui constituent
l'œuvre, finalement inaboutie.
Et samedi soir était projeté El Sur du même Victor Erice, pour la dernière fois dans le cadre de l'expo. Jamais projeté en France, introuvable en vidéo.
"Si tu ne le vois pas, tu le regretteras toute ta vie", m'a dit Mary, qui ne fait pas dans la demi-mesure.
La journée de samedi était déjà
blindée, mais comment résister?
Donc, à la tombée du jour, j’ai bravé le vent, la pluie battante (si vous avez vaguement approché
Paris samedi, vous voyez de quoi je parle), les bouchons et je n’ai pas regretté.
L’expo elle-même dure jusqu’au 7 janvier, donc il reste encore un peu de temps.
D’extrait en extrait, d’images en mises en scène, on traverse les univers des deux cinéastes. On découvre que Kiarostami est aussi photographe du temps qu’il tente d’arrêter, de fixer. On
traverse un décor de film où l’on se retrouve soudain au milieu d’une forêt d’arbres et de soi réfléchis à l’infini par les miroirs qui (ne) délimitent (pas) l’espace.
Un moment hors
temps (ce qui n'était pas dommage d'un point de vue météorologique), et à la fois de retrouvailles de soi à travers des vidéos qui célèbrent l’enfantement, le souvenir, la découverte du cinéma et
de son rapport au monde, à la vie.
Et pour finir, El Sur. C’est intense, beaucoup moins contemplatif que Le Songe de
la Lumière, avec des personnages qui vivent, bougent, s’expriment… en V.O. sous titré en anglais… Alors j’ai fait appel à de vieux restes scolaires des deux langues et pour le reste je me suis
laissée porter, la magie du cinéma a fait le reste.
C’est la rencontre d’un père et de sa fille qui, en grandissant, le découvre, elle perd l’innocence
du regard d’enfant qui le magnifiait et le découvre en tant qu’homme, avec ses faiblesses, qu’il avoue, sans les mots. Magnifique !
Tout cela donne le
goût des choses essentielles, faire du pain par exemple.
J’avais essayé les baguettes semi-complètes aux noix de Minouchka, miammm avec de la
confiture d’abricots de cet été.
Et puis là, un pain aux céréales, découvert sur le blog de Sandra, correspondait
tout à fait à ce que je venais de voir. La nécessité de se laisser du temps, de lui permettre de faire son œuvre, prévoir les choses, les laisser prendre forme.
Je vous livre la recette de Sandra, telle que
je l'ai utilisée, mais je pense que la prochaine fois, je diviserai les proportions par deux, ce sera plus raisonnable. Mon robot a eu un peu de mal et s'est retrouvé un peu englué de pâte, et ça
faisait vraiment beaucoup de pain à manger, même beau et bon!
Pain aux céréales
Pour la poolish
400 g d'eau
200 g de farine T65
1/4 de c. à c. de levure sèche ou 2 g de levure de boulanger
fraîche
60g de graines de sésame
40g de graines de pavot
80g de graines de tournesol
40g de graines de lin (j'ai mis du doré, la recette préconise du
brun)
Pour la pâte
800g de farine T65
2 + 1/4 c. à c. de levure sèche ou 10 g de levure de boulanger
fraîche
20 g de sel
400 g d'eau froide
Pour la déco: des flocons d'avoine
Poolish (à préparer la
veille) :
Etaler les graines sur une plaque
à pâtisserie et mettez-les à torréfier au four 10 à 15 mn à 150°. Laissez-les refroidir.
Dans un saladier, mélanger la
farine avec la levure sèche et l'ensemble des graines. Ajouter l'eau (si de la levure fraîche est utilisée, elle sera au préalable délayée dans une partie de cette eau) et mélanger avec une
cuillère en bois jusqu'à obtenir une pâte assez liquide type pâte à crêpes. Couvrir avec du film alimentaire et laisser fermenter à température ambiante pendant 12 heures.
Préparation de la
Pâte
Au robot pétrisseur ou dans la
cuve de la MAP, mettez tous les ingrédients de la pâte et de la poolish et pétrissez 10 à 15 min.
Mettez la pâte en boule dans un
grand saladier, couvrez avec un torchon propre et laissez lever 1h30.
Pressez la surface de la pâte
levée pour la faire dégonfler puis verse-la sur le plan de travail légèrement fariné. La replier 2 ou 3 fois sur elle-même et la peser. Diviser en 6 morceaux de même poids (environ 340g chacun)
avec un coupe-pâte ou à défaut un couteau lisse pour ne pas déchirer le réseau de gluten. Donner aux pâtons une forme grossière de boule sans trop serrer, les couvrir avec un torchon et les laisser
détendre 15 min.
Façonner chaque pâton en boule
régulière, humidifiez la surface en le posant sur une feuille de papier absorbant mouillé, puis passez-le dans les flocons d’avoine.
Disposez les pâtons sur deux
plaques de cuisson recouvertes de papier sulfurisé, laissez lever 1 h 30.
Mettez le four à préchauffer à
240° en mettant un récipient rempli d’eau dans le four pour créer une atmosphère humide.
Incisez les pains en croix sur le
dessus et enfournez pour 40 mn en baissant la température à 210° après 5 mn de cuisson.
Laissez refroidir sur une
grille.
Ils étaient dorés et croustillants, et les petites graines
différentes le rendent moelleux et vraiment agréable à déguster de différentes manières, au petit déjeuner avec de la confiture, ou avec du fromage, délicieux, quoi !
Par Snapulk
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10
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Lundi 24 décembre 2007
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24
/12
/2007
00:37
Ce n'est pas très original, mais les activités de dernière minute se multiplient de manière exponentielle en approchant de la date fatidique et je n'ai pas eu le temps
de venir faire un tour par ici depuis un moment.
Mais certaines choses ont été passionnantes, j'ai rencontré des bloggueuses adorables et talentueuses aux éclats de rire communicatifs, j'espère passer encore de joyeuses soirées en leur compagnie.
Alexandra est aussi malicieuse en vrai que sur son blog, et elle a plein d'autres qualités qui se cachent derrière son humour pince sans rire,
Minouchka a un coeur grand comme la terre, qu'elle parcourt à travers la recherche d'épices rares qu'elle décline avec talent, et Paprikas mêle l'érudition sur toutes sortes d'ingrédients et de moeurs culinaires à des sourires et des regards aigus sur le monde et les choses...
passionnantes, en vérité, les filles!
Avant de dîner magnifiquement ensemble grâce au talent d'Alexandra, nous avons fait un petit tour chez Tang Frères, où j'ai appris à connaître de nouveaux petits pots, herbes, et essences, que je
vais essayer d'utiliser très vite!
En attendant, je vous fais profiter de ces petis bonshommes, que je fais chaque année et qui disparaissent très vite, c'est devenu une tradition que, du coup, je vais proposer à Inoule pour son idée de compilation de plats traditionnels familiaux.
Mannele
Pour environ 15 mannele
20 g de levure de boulangerie
1 verre de lait
300 g de farine
40 g de sucre en poudre + 1 c. à c. pour dorer
1 c. à s. de sucre vanillé
1 pincée de sel
1 oeuf + 1 jaune pour dorer
60 g de beurre
Préparer le levain: dans un saladier, émiettez la levure dans la moitié du lait tiédi. Ajoutez 100 g de farine. Si c'est trop épais, ajoutez un
peu de lait.
Couvrez le saladier d'un torchon et laisser lever une heure. Pendant ce temps, sortez le beurre pour qu'il soit à température ambiante.
Ensuite, Mélangez les 200g de farine restant, les sucres, le sel, l'oeuf entier et le beurre ramolli avec le levain.
Quand les ingrédients sont bien amalgamés, pétrissez à la main (ou au robot) pendant 15 mn. Formez une boule, puis prélevez-en une poignée. Façonnez-là en boudin, puis aplatissez-le légèrement.
Serrez le haut pour former la tête, donnez un coup de ciseaux de chaque côté pour fromer les bras, et en bas pour les jambes.
Vous pouvez mettre des yeux et des boutons en raisins, mais j'aime bien les laisser comme ça.
Posez les mannele sur une plaque couverte de papier sulfurisé. Laissez lever une heure au chaud.
Préchauffez le pour à 165°
Badigeonnez les mannele au pinceau avec un mélange jaune d'oeuf-sucre-1 cuillère de
lait bien battus.
Enfournez pour 20 à 25 mn en surveillant.
Ils se joignent à moi pour vous souhaiter un très joyeux Noël
Par Snapulk
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Lundi 4 février 2008
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/02
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00:00
Pour égayer les petits matins d’hiver trop gris, voilà des viennoiserie à partager et qui remontent le moral!
Petits pains au chocolat
400g de farine
1.5 c. à c. de sel
20 g de sucre en poudre
1 jaune d’œuf
300 ml de lait
80 g de beurre
20 g de levure de boulanger fraîche ou 1,5 c. à c. de levure sèche
50 g de pépites de chocolat (je les stocke au congélateur pour qu’elles ne fondent pas pendant le
pétrissage)
Pour le glaçage :
1 c. à s. de lait
1 œuf
1 c. à c. de sucre
Délayez la levure dans 2 c. à s. de lait tiède prélevées sur la quantité prévue. Laissez reposer quelques
minutes.
Dans un robot :
- Mettez dans le bol du robot la farine, le sel, le sucre, le jaune d’œuf, le lait, et la levure diluée.
- Commencez à pétrir. Quand une boule se forme, ajoutez le beurre et laissez le pétrissage se poursuivre pendant 10 mn. Ajoutez les
pépites de chocolat et pétrissez jusqu’à ce qu’elles soient bien réparties dans l’ensemble.
- Mettez la pâte dans un endroit chaud, couvert d’un torchon et laissez lever 1 h. La pâte doit doubler de volume.
A la machine à pain :
Placez tous
les ingrédients (sauf les pépites) dans la machine, dans l’ordre préconisé par le constructeur et sélectionnez le mode pâte (environ 1h30). Ajoutez les pépites au signal sonore, ou 10 mn avant la
fin du pétrissage.
A la fin de cette première levée, posez le pâton sur un plan de travail fariné et divisez-le en 10 parts de poids égal. Aplatissez
chaque pâton en un rectangle, ramenez ses deux extrémités vers le milieu, puis repliez-le encore en deux et soudez les bords en aplatissant avec la paume de la main. Faites le rouler sur lui-même
jusqu’à ce qu’il fasse environ 10 cm de long, en plaçant la soudure en dessous.
Placez ces pâtons sur une
plaque garnie de papier sulfurisé, couvrez d’un linge humide et laissez lever 1h.
Préchauffez le four à 180°.
Quand il est chaud, badigeonnez les petits pains du mélange œuf-lait-sucre. Enfournez aussitôt et faites cuire 15 à 20 mn, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.
Laissez refroidir sur une grille.
Dégustez-les avec votre boisson chaude préférée, et vous serez prêt à affronter les rigueurs de l'hiver qui, un de ces jours, c'est sûr, va prendre le
large!
Par Snapulk
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Mardi 11 mars 2008
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11
/03
/2008
09:08
A ceux qui n'aiment pas la cardamome, je demande la plus grande indulgence, je suis dans une période d'addiction. Je trouve cette épice rafraîchissante, revigorante,
parfumée... Elle me fait voyager, me rend lyrique.
Je vais essayer de me raisonner, mais pour le moment c'est trop tôt, alors je vous fais profiter de cette revisite des kanelbullar, petites brioches qu'on trouve dans les grandes enseignes suédoises vendeuses de meubles
entre autres.
La préparation parfume la maison, vous en redemanderez!! Et rien ne vous empêche de les faire à la cannelle. en fait c'est ce que j'ai fait, pour qu'il y en ait pour
tous les goûts, moitié-moitié.
Kardamombullar
pour une vingtaine de petites brioches
500g de farine T55
25 cl de lait
80g de beurre
70g de sucre
5g de levure sèche ou 10 g de levure fraîche de boulanger
1 oeuf
Pour la garniture :
50g de beurre fondu
100g de sucre roux, ou cassonnade ou muscovado
1cs de cardamome en poudre (ou cannelle, ou moit-moit, 1 rectangle de chaque)
Pour dorer
1 jaune d'oeuf dilué avec 1 c. à s. d'eau
Mettez la levure à dissoudre dans une c. à s. de lait tiède prélevée sur la quantité nécessaire, pendant quelques
minutes.
Versez la farine dans un vaste saladier. Faites un puits et versez-y le lait, la levure diluée, le
sucre, l'oeuf et le beurre.
Mélangez le tout, puis pétrissez pendant une quizaine de minutes, jusqu'à
l'obtention d'une pâte souple.
Mettez à lever sous un torchon pendant une heure, dans un endroit tiède,
jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume.
Si vous avez une machine à pain, mettez-y tous les ingrédients dans l'ordre préconisé par le constructeur et lancez le programme pâte
seule.
Repétrissez la pâte pour la dégazer, séparez la quantité en deux parties et étalez-les en rectangles.
A l'aide d'un pinceau, étalez le beurre sur la pâte, et saupoudrez de sucre et de cardamome.
Roulez les rectangles en boudins, coupez les boudins en tranches en diagonales, en inversant
le sens à chaque fois pour former des petits triangles. Disposez-les la pointe en l'air sur des plaques garnies de papier sulfurisé.
Laissez-les lever de nouveau 1 heure.
Badigeonnez-les de jaune d'oeuf dilué.
Faire cuire les petites brioches pendant 15 à 20 minutes au four préchauffé à 180°, jusqu'à ce qu'elles soient juste
dorées.
C'est bon au petit déjeûner, au café de dix heures (quand on a le temps), au goûter s'il en reste, quand on a un petit creux, tout le temps, quoi!
Par Snapulk
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