Samedi 2 septembre 2006
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21:48
Jeudi, alors que j'étais lancée dans le rattrapage de 25 kg de repassage en retard (j'avais décidé que j'y passerais la journée s'il le fallait vu qu'après on va reprendre le boulot et ça allait atteindre des proportions que déjà..., enfin bref), le téléphone sonna.
Ce n'est pas exceptionnel, il arrive que le téléphone sonne et que ce soit pour moi, surtout que là c'était mon portable.
" - Oui?
- Allo, Snapulk? (non, personne ne m'appelle Snapulk, mais c'était bien moi que l'interlocuteur citait et je n'avais pas eu à attendre pour obtenir une réponse les quelques secondes qui décèlent infailliblement l'appel commercial venant d'Asie qui propose un abonnement exceptionnel Bouygues Telecom ou des fenêtres ou une cuisine équipée)
- oui...
- Laurent M... "
Là, le blanc n'a duré qu'une demi-seconde pourtant je suis plutôt lente d'habitude, mais à situation exceptionnelle, réaction équivalente: Waoww.
Parce que Laurent, c'est le copain, l'ami, avec qui, à 18 ans, on se disait au téléphone (c'est récurrent, le téléphone dans cette histoire) :
" Dans un quart d'heure, je suis devant chez toi, on part
- OK"
Comme on habitait aux deux extrémités du même immeuble d'une banlieue rouge, le trajet pour aller de chez l'un à chez l'autre nous laissait 14 minutes pour faire notre sac à dos.
Sans se poser la question d'une éventuelle destination, on prenait le bus jusqu'à la porte d'Orléans, on se mettait à faire du stop au milieu de la file interminable de nos acolytes de l'époque (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans...) et on partait dans la direction que prenait le premier automobiliste qui daignait s'intéresser à nous.
Alors on se retrouvait à Bruxelles ou à la pointe du Raz, c'était selon... et on passait tout ce temps d'attente, de voyage, de marche à pied sous le soleil, le vent, le pluie, la neige, à refaire le monde, à élaborer des théories géniales et révolutionnaires, à rêver... Parfois aussi nous rencontrions de façon éphémère des tas de gens très attachants qui nous oubliaient et que nous oubliions aussitôt et c'était parfait comme ça.
Après il est parti en Inde, à pieds, il a rejoint les hippies à Goa en traversant des contrées que l'on ne traverse plus aujourd'hui. On s'écrivait, moi poste restante dans les villes qu'il m'indiquait, lui sur ces missives bordées de rouge et de bleu en papier pelure que l'on repliait sur elles-mêmes. Elles avaient un nom, pourtant...
A son retour il a rencontré celle qui devait devenir la mère de ses enfants et ils sont repartis en Inde ensemble, puis se sont installés en Italie, dans la montagne, à garder des chèvres. On ne s'est revu qu'une fois depuis, il y a plus de dix ans, il passait à Paris, il m'a appelée, et là, pareil:
" Je suis en France pour trois jours, ton père m'a très gentiment donné ton numéro (les parents qui ne déménagent pas, ça a des avantages indéniables). On peut se voir?
- Ben, oui... (pas top la réplique mais je n'avais rien de mieux)
- Mes parents fêtent leurs 50 ans de mariage (ça nous rajeunit pas, dis donc) donc je ne suis pas très disponible, je te présenterai ma fille, elle a 19 ans (pas mal non plus, ça) on peut aller au resto indien si tu veux parce que je suis végétarien. Je t'invite, ... euh, n'amène pas trop de copains.
- Ce serait plus sympa que vous veniez à la maison, mais la nourriture végétarienne, je n'ai pas trop l'habitude d'en faire
- C'est facile, tu fais comme d'habitude mais tu ne mets pas de viande, ni de poisson, ni d'oeufs, ni de charcuterie, pas de saucisson, ni de bouillon cube, c'est du concentré de viande... tu ne veux vraiment pas aller au resto indien? ou alors du pain ou du riz blanc et des tomates, c'est parfait (je ne me le rappelais pas aussi bavard)
- Non, venez demain, je me débrouillerai."
Snapulk 2, le défi. En plus, le lendemain je travaillais, facile.
Mais j'ai quand même réussi à glaner ça et là des idées, à transformer, et ça a donné ça:
Curry végétarien
2 c. à s. d'huile végétale
2 gros oignons émincés
2 gousses d'ail écrasées
4 carottes coupées en rondelles assez fines
3 courgettes petites ou 2 grosses coupées en rondelles d'environ 1 cm d'épaisseur
4 tomates coupées en dés
1/2 c. à c. de coriandre en poudre
1 c. à c. de cumin
1/2 c. à c. de curcuma
1 c. à c. de garam massala
1/4 c. à c. de piment de cayenne
1 c. à c. de sel
Faites revenir les oignons et l'ail doucement dans l'huile chaude. Quand l'oignon commence à être translucide, ajoutez les carottes, puis les courgettes.
Mélez bien.
Laissez cuire à feu moyen 10 mn environ.
Ajoutez les épices, mélangez bien pendant 5 mn.
Ajoutez les tomates et laissez cuire à couvert et à feu doux pendant encore 15 mn et servez aussitôt.
Si cela doit attendre, il vaut mieux arrêter la cuisson et faire réchauffer ensuite plutôt que de laisser les légumes se ramollir excessivement en cuisant trop.
J'ai emprunté à Dorian son chutney de tomates, dont je vous livre ma version.
Chutney de tomates
4 belles tomates pelées, épépinées et hâchées en petits cubes
1 oignon hâché
100 g de sucre de canne en poudre
5 c. à s. de vinaigre de malt blanc (comme je n'en avais pas, j'ai mis du vinaigre de Xéres...)
2 c. à c. de paprika
1 morceau de racine de gingembre râpé
1/2 piment oiseau pulvérisé
1/2 c.à c. de sel
Mettez les tomates et les oignons dans une casserole et laissez-les compoter à couvert pendant 30 mn.
Ajoutez les épices, le sel et la moitié du vinaigre. Laissez de nouveau compoter pendant 45 mn.
Ajoutez le reste de vinaigre et le sucre et laissez mijoter à découvert pendant une dizaine de minutes, jusqu'à la consistance voulue.
J'avais aussi fait du riz blanc, évidemment, mais comme la veille j'avais testé une recette de Daktyla, empruntée à Avital, je me suis dit que c'était l'occasion de le refaire parce qu'il était très bon.
J'ai commencé la fermentation comme elle et fini à la machine à pain.
Daktyla(pour un grand pain qui se détache ensuite en 6 petits)
350g de farine T65
75 g de farine complète T150
75 g de farine de maïs (ou semoule de blé fine)
1,5 c. à c. de levure deshydratée
1 c. à c. de sel
280 ml d'eau
1 c. à s. d'huile d'olive
1 c. à s. de miel
2 c. à s. de lait
Graines de sésame blond, graines de nigelle
Préparation du levain-levure
Dans un grand saladier, mélangez les farines avec la levure et le sel.
Faites un creux au centre et versez-y la moitié de l'eau.
avec une cuillère en bois, commencez à mélahger à partir du centre en faisant tomber dans le liquide juste assez de farine pour former un pâte qui a à peu près la consistance d'une pâte à crèpes épaisse.
Couvrez avec un torchon propre et laissez fermenter 20 à 30 mn jusqu'à la formation de bulles en surface.
Préparation de la pâte
Dans la machine à pain, versez l'huile d'olive, le reste de l'eau, le miel et le lait.
Ajoutez le levain qui s'est formé dans le saladier, puis le reste des farines et les graines de nigelle.
Mettre sur le programme pâte.
A la fin du programme, posez le pâton sur le plan de travail légèrement fariné et aplatissez le légèrement puis repliez-le 2 ou 3 fois sur lui-même. Divisez-le en 6 morceaux de même poids et laissez détendre une dizaine de mn sous un torchon propre.
Façonnez chaque morceau en ovale d'une dizaine de cm de long et déposez-les sur une plaque de cuisson couverte d'un papier sulfurisé, en laissant un espace entre eux de 3 cm. Au besoin, disposez-les sur la diagonale si la plaque paraît trop petite.
Couvrez et laissez lever environ 1 heure, ou plus, jusqu'à ce que les pains se touchent.
Préchauffez le four à 210°.
Badigeonnez les pains avec un peu de lait et saupoudrez de graines de sésame.
Enfournez et laissez cuire 25 mn environ, jusqu'à ce qu'ils prennent une couleur dorée.
Faites refroidir sur une grille.
J'avais fait un dessert aussi mais ça sera pour demain parce que là Over blog commence à écrire comme il veut, ou c'est moi qui suis fatiguée. Mais non je ne veux pas écrire en rouge , alors à demain.
Par Snapulk
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Mardi 26 septembre 2006
2
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/09
/2006
23:31
La cuisine indienne a la côte en ce moment sur les blogs de cuisine, et surtout depuis la sortie des livres de Marie-Laure Tombini (cause ou conséquence??), en particulier celui-là
que je me suis donc procuré sans attendre. Je l'ai offert à Marie-Jo aussi, je suis sûre qu'elle en fera des merveilles.
Alors j'ai testé, et adapté le poulet korma, avec ce que j'avais et pour une famille entière.
Poulet Korma
Pour 5 personnes
2 cuisses et 2 ailes de poulet desossés et coupées en morceaux
2 blancs de poulet coupés pareil
4 oignons moyens ou 2 gros
4 gousses d'ail
50 g d'amandes
2 c. à café de curcuma
4 cm de racine de gingembre
5 graines de cardamone
1 bâton de cannelle
2 yaouts nature
2 c. à soupe de crème fraîche
2 c. à soupe d'huile
Mixez finement 2 oignons avec les gousses d'ail dégermées, les amandes, le curcuma, le gingembre et 6 c. à soupe d'eau.
Versez ce mélange dans un saladier sur les dés de poulet. Mélangez, laissez reposer une heure au frais.
Pelez et émincez les autres oignons. Faites-les fondre dans l'huile avec l'huile, la cardamome et la cannelle.
Ajoutez les cubes de poulet et faites-les dorer.
Incorporez peu à peu le yaourt et la crème. Laissez mijoter 20 mn.
Servez avec du riz basmati (ou, ici, du riz long parfumé).
Par Snapulk
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Vendredi 13 avril 2007
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13
/04
/2007
16:55
J'ai un peu de retard pour les traditions pascales en vous proposant de l'agneau, mais ce n'est pas très grave, je m'autorise quand même à vous divulguer cette trouvaille qui a fait le bonheur de tout le monde, grâce (encore) à ma découverte récente de Jamie Oliver.
C'est parfait quand on a plein de monde à la maison, des copains qu'on n'avait pas vus depuis longtemps et dont on a envie de profiter de la présence plutôt que d'avoir des dressages subtils de dernière minute à faire en cuisine. On peut tout préparer à l'avance, laisser mijoter... pour le couscous c'est un peu plus sportif, parce qu'il peut facilement se mettre à griller intempestivement dans le fond de la casserole!
Mais quand les copains sont cools, ils aiment bien venir faire un tour et soulever les couvercles pendant que vous finissez de tout installer, et ça fait bien plaisir!!!
Agneau aux épices, pois chiches et couscous
pour 6 personnes (largement)
une épaule d'agneau désossée et coupée en morceaux de 5 cm de côté environ
170 g de pois chiches trempés une nuit2 belles aubergines
1 grosse boîte de tomates pelées
1,5 c. à s. de graines de coriandre
Sel, poivre fraîchement moulu (mélange 4 baies que je prépare moi-même: blanc, noir, vert, rose parce que dans le mélange 5 baies vendu tout fait, il y a de la coriandre, inutile dans un mélange de poivres)
1/2 c. à c. de graines de cumin
3 pincées de noix de muscade
4 c. à s. d'huile d'olive
2 piments rouges hâchés (ou plus suivant vos goûts et ceux de vos convives)
2 c. à s. de gingembre frais rapé
2 gousses d'ail finement hâchées
1 c. à c. de vinaigre
2 c. à s. de persil frais haché
1 c. à s. de coriandre fraîche hachée
Rincez et égouttez les pois chiches trempés. Couvrez-les d'eau froide et laissez-les cuire 3/4 d'heure - 1 heure, jusqu'à ce qu'ils soient tendres.
Découpez les aubergines en morceaux d'environ 2,5 cm de côté, saupoudrez d'une c. à s. de sel et placez-les dans une passoire dans l'évier pendant 30 mn.
Coupez les tomates en morceaux.
Avec un mortier et un pilon, écrasez les graines de coriandre, le cumin et 1 c. à c. de sel, puis ajoutez la muscade.
Mettez dans un grand sac de congélation les morceaux d'agneau et ce mélange et secouez pour bien enrober les morceaux de viande.
Faites chauffer dans une grande poêle 2 c. à s. d'huile et faites-y saisir et colorer la viande.
Ajoutez 2 autres cuillerées à soupe d'huile d'olive et les aubergines. Faites cuire 2 mn en remuant sans arrêt.
Ajoutez le piment, l'ail et le gingembre et faites cuire encore 4 mn sans laisser trop colorer. Ajoutez le vinaigre et les tomates. Mélangez bien, baissez l'intensité du feu et laissez mijoter une bonne heure, voire plus.
Ajoutez les pois chiches et faites cuire encore 5 mn.
Vérifiez l'assaisonnement, parsemez de persil et de coriandre.
Servez avec le couscous.
Couscous épicé42,5 cl de bouillon
1 échalote finement hachée
1 c. à s. d'huile d'olive
2 noix de beurre
1 c. à c. de graines de cumin
1 c. à c. de graines de coriandre.1 c. à c. de graines de fenouil
1/2 piment rouge haché
1 c. à c. de sel fin
1 feuille de laurier
1 gousse d'ail fibnement hachée
1 c. à s. de vinaigre de vin roufe
1 c.à c. de sucre
255 g de couscous moyen ou fin (moi j'ai mis du moyen, je préfère)
Portez le bouillon à ébullition. Dans une casserole à fond épais, faites revenir l'échalote dans l'huile d'olive et la moitié du beurre sans laisser colorer.
Dans un mortier, pilez les graines de fenouil, de coriandre, de cumin, le piment et le sel.
Ajoutez les épices, le laurier et l'ail à l'échalote et laisez cuire, toujours sans colorer.
Versez le vinaigre et le sucre et réduisez pour obtenir un mélange assez épais.
Incorporez le couscous, mélangez puis versez le bouillon et laissez mijoter 15 mn environ.
Incorporez le reste de beurre à la fourchette et servez bien chaud.
Je n'avais jamais préparé la semoule de cette façon, c'est très subtil et ça se marie très bien avec l'agneau.
Comme tout cela a un petit air indien, j'ai servi avec, pour compléter, de la raïta de concombre et du dal de lentilles corail.
Raïta
1 concombre épluché
1/2 c. à c. de sel
1/2 c. à c. de cumin toréfiées
1 yaourt grec
1 gousse d'ail hachée
1 petit bouquet de coriandre et 1 de menthe ciselées
Rapez le concombre, ajoutez le sel, laissez dégorger une heure. Pressez le concombre dans un linge propre pour exprimer le plus d'eau possible.
Pilez les graines de cumlin, ajoutez-les au concombre avec tous les autres ingrédients. Mélangez et réservez au froid.
Dal Tadka1 l d'eau300g de lentilles corail
1 c. à c. de curcuma
1 c. à s. d'huile végétale
1 c. à s. de ghee (ou de beurre)
1 c. à s. d'ail finement haché.
1/2 c. à c. de piment rouge en poudre
1/2 c. à c. de paprika
2 tomates concassées
1 c. à c. de feuilles de coriandre ciselée
1 c. à c. de sel
Dans une poêle à fond épais, portez l'eau à ébullition, ajoutez les lentilles et le curcuma. Laissez mijoter 15 à 20 mn.
Dans une sauteuse, faites chauffer l'huile et le beurre, faites-y dorer l'ail, ajoutez me piment, laissez revenir 1 mn, puis les tomates et laissez cuire 3 à 4 mn.
Ajoutez cette préparation et le sel aux lentilles, prolongez la cuisson encore 5 mn.
Parsemez de coriandre, servez chaud.
Très bon, mais si on s'en sert comme accompagnement, la moitié de ces proportions suffit.
Franchement, c'était... pas mal! MAIS avec tout ça, pas le temps de prendre des photos! Dommage!!
Alors voilà une photo de mon mortier et de son pilon, qui sont dans la famille depuis plusieurs générations (le bois tout fendu du pilon en est la preuve) et continuent à rendre de bons et loyaux services.
Hommage.
Par Pascale
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Lundi 25 juin 2007
1
25
/06
/2007
18:06
Alors voilà, ça commence comme ça: l'adorable Dorian (mais si, mais
si!), dans un article publié sur le blog de la cultissime Véro, me suggère de publier une histoire d'Inde et une recette de
curry.
Serai-je capable de
faire ça? me demande-je toujours... ça se soigne?
En tout cas, essayer
m'amuse, c'est le but finalement, si j'ai bien compris.
Et puis l'Inde ça
m'inspire. Difficile de trouver une histoire, ça me rappelle tellement de trucs! Parce que forcément, pour ma génération, l'Inde c'est mythique.
Flash-back: fin des années 70. On se retrouvait à toute une bande dans l'appart de celui ou celle qui avait la chance d'habiter
déjà ailleurs que chez ses parents, en l'occurence, moi.
On écoutait Genesis, Tangerine Dream, John Mc
Laughlin et on refaisait le monde dans une ambiance qui durait tard, tard... même que c'était dur de se lever le lendemain pour aller bosser. Vu qu'on était surtout une à aller bosser, à l'autre
bout du monde, à Nanterre, où j'étais instit dans une école qui serait aujourd'hui classée ZEP (qui doit l'être d'ailleurs), et où la réalité me rattrapait au quotidien.
Et m'empêchait de partir encore plus loin, en Inde. Fallait bien gagner sa vie.
Parce que l'idéal, cultivé tout au long de chacune de ces soirées, et enrichi de nouveaux projets qui nous semblaient déborder d'imagination, pouvait se résumer finalement à se retrouver tous sur une plage à Goa après avoir traversé à pieds, bien sûr, sinon c'est pas du jeu,
tous les pays qui nous séparaient du paradis. Ce qui, à l'époque, était politiquement possible.
L'un de nous l'a fait, j'en avais parlé ici, et encore un peu là.
Il en a gardé une aura, méritée, c'était courageux.
Et puis j'ai rencontré une fille que ça tentait bien le tour du monde. Carrément. On
fait pas les choses à moitié. On a sommairement prévu un itinéraire, discuté de quelques détails qui nous mettaient bien dans
l'ambiance.
Alors, jetant les dés, j'ai pris un an de dispo (ça a des bons côtés l'éducation nationale), j'ai donné tout ce que j'avais dans l'appart, ça faisait partie du délire ça aussi, et j'ai dit tchao,
je prends la route!
Et au moment où je ne possédais plus que le contenu de mon sac à dos et quelques travellers chèques, elle m'a dit qu'elle avait rencontré l'homme de sa vie, alors que finalement elle allait faire
le tour du monde en plus petit, mais grand dans sa tête.
J'étais contente pour elle. Et je suis partie toute seule, pas fachée du tout, parce que finalement, un voyage en solitaire, c'était ce qu'il me fallait à ce moment-là.
Je ne suis pas arrivée jusqu'en Inde. J'ai traversé l'Italie, à pieds, en stop et en train, il m'en est resté une passion pour les gares, les gens qui y laissent un instant de
leur vie, fugitif, des hommes, des femmes, des familles épiés quelques minutes et que je tentais de faire entrer dans une cohérence du monde après laquelle je courais.
J'ai pris le bateau à Brindisi pour la Grèce, j'y ai rencontré des gens étranges, qui cherchaient aussi... Je me souviens de cette jeune anglaise qui se construisait une idylle avec un militaire
qu'elle avait suivi jusque là et qu'elle assiègeait de son assiduité alors que lui refusait de la voir. L'histoire d'Adèle H. en live.
Et puis ça suffisait, j'ai décidé de rentrer, que tout cela devait pouvoir trouver un sens maintenant.
Je me suis dirigée vers Patras, le port d'Athènes, qui ramène les français chez eux. Et là, comme s'il m'attendait, je suis tombée sur ce garçon qui m'avait pousée à aller chercher ailleurs, je
savais un peu mieux quoi à ce moment là.
Un morceau de vie s'est bouclé là. Et m'a permis de repartir vers autre chose.
Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça? ;)
Ah oui, le cuisine indienne! euh, non, le curry.
Ah merci, Dorian, vraiment! Je sais plus où j'en suis!
Parmi les belles choses qui ont suivi (mais quelques années plus tard, enfin ça c'est une autre histoire, ça va être l'heure d'aller au lit maintenant, les enfants), il y a eu la rencontre avec
Arlette, LA copine. On s'est rendu compte, la trentaine passée, qu'on avait du avoir les mêmes trips en même temps dans les années qui avaient précédé, et qu'on était donc faites pour se
rencontrer. Et on ne s'est plus perdues de vue. Et avant-hier, on a mangé indien. Je résume. Pour cette fois.
Le pack complet. Voilà.
Avec mes jolis sets de tables avec les éléphants roses, pour l'ambiance.
Donc nous avions:
Crevettes cuites au wok
4 c. à s. de ghee
2 gousses d'ail hachées
1 c. à s. de graines de coriandre et 1 piment oiseau écrasés au mortier
5 tomates coupées en dés
1 c. à c. de fenugrec
2 cm de racine de gingembre épluché et rapé
500 g de crevettes crues décortiquées, déveinées (500g avant décortiquage, donc une trentaine de crevettes)
1 c. à s. de garam massale
2 c.à s. de coriandre ciselée
Préparez tous les ingrédients avant de commencer pour que tout cuise très vite.
Faites chauffer 3 c. à s. de ghee dans le wok.
Ajoutez l'ail, la coriandre, le piment. Laissez cuire 1 ou 2 mn.
Ajoutez les tomates et salez. couvrez, laissez cuire une dizaine de mn.
Ajoutez le fenugrec.
Dans une poële, faites chauffer 1 c. à s. de ghee. Jetez-y le gingembre, laissez chauffer, puis ajoutez les crevettes. Laissez cuire 3 à 4 mn.
Versez dessus la sauce du wok.
Saupoudrez de garam massala et de coriandre et servez aussitôt.
De l'avis général, c'était top super génialement bon.
Il y avait aussi de la raïta, obligé, la recette est là, vers le bas, si vous cherchez
bien, et la voilà sur cette photo qui n'est pas terrible, j'en conviens. Mais l'assiette est jolie.
Curry d'agneau
500g d'épaule d'agneau coupée en petits dés
2 yaourts grecs
1/2 c. à c. de piment rouge en poudre
1 c. à c. de curcuma
1 c. à c. de graines de pavot
3 cm de racine de gingembre épluché et haché
3 clous de girofle
1 c. à c. de coriandre en grains
1 bâton de cannelle
4 graines de cardamome
2 oignons coupés en fines rondelles
3 gousses d'ail dégermées
3 c. à s. de ghee
1 c. àc. de garam massala
2 c. à s.de coriandre ciselée
Mélangez les yaourts avec le sel, le piment et le curcuma. Mettez-y à mariner les morceaux d'agneau en mélangeant
bien, pendant au moins une heure.
Pilez ensemble les graines de pavot et le gingembre pour obtenir une pâte.
Faites chauffer le ghee dans une sauteuse. Faites-y revenir les clous de girofle, la cardamome, la coriandre, la cannelle et l'ail. Ajoutez les oignons. Laissez cuire 5 mn.
Ajoutez l'agneau.
Laissez cuire à feu doux 30 mn.
Au moment de servie, parsemez de garam massala et de coriandre ciselée.
Dal de lentilles
170g de lentilles corail rinsées
2 piments verts épépinés hachés
1 c. à c. de curcuma
1 oignon finemnt ciselé
50 cl d'eau
400 g de tomates épépinées, hachées
4 cs de ghee
1 c. à c. de graines de moutarde1/2 c. àc. de graines de cumin
2 cm de racine de gingembre épluché et rapé
1 gousse d'ail hachée
1/2 c. àc. de coriandre en poudre
Mettez les lentilles dans une casserole avec l'eau, le curcuma, l'oignon et les piments.
Portez à ébullition puis baisez le feu et laissez cuire une petite demi-heure.
Ajoutez les tomates.
Faites chauffer le ghee dans une autre casserole, faites-y revenir 2 mn les reste des ingrédients.
Ajoutez aux lentilles et remettez à cuire quelques minutes.
Et on a terminé par du mango lassi.
Voilà la photo, la recette bientôt, j'ai oublié 2 ou 3 trucs.
Ouf, mission accomplie.
Par Snapulk
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Mercredi 19 septembre 2007
3
19
/09
/2007
08:17
Les bhajis, ce sont de petits beignets à la farine de pois chiches que les indiens consomment avec le thé, et que l'on peut acheter là-bas un peu partout
dans les rues. On les appelle aussi pakora, et il en existe de différentes formes et de multiples sortes, selon les légumes ou les épices qui les composent.
A l'apéritif, et accompagnés d'un chutney (ici à la mangue; ce n'est pas moi qui l'ai fait, mais je m'y attaque bientôt) ou de raïta, c'est très agréable.
La recette est extraite d'un livre de cuisine indienne très complet: Inde, saveurs du bout du monde.
Goll bhaji
90 g de farine de riz
50 g de noix de cajou
75 g de farine de pois chiches
1 pincée de bicarbonate de soude
10 feuilles de curry hachées
3 ou 4 piments verts épépinés, hachés
1 morceau de gingembre de 2 cm épluché et râpé
1 oignon finement haché
1 c. à s. de ghee
huile pour la friture
Faire griller à sec et à feu doux dans une petite poêle la farine de riz, réservez. Faites griller les noix de cajou de la même
manière, puis mixez-les finement.
Mélangez la farine de riz et la farine de pois chiches, ajoutez le bicarbonate de soude et une pincée de sel.
Ajoutez les noix de cajou, les feuilles de curry, les piments verts, le gingembre, l'oignon et le ghee.
Pétrissez en ajoutant un peu d'eau jusqu'à obtenir une pâte épaisse, puis divisez-la en une vingtaine de boulettes.
Faites chauffer l'huile de friture à 180° et mettez les boulettes à cuire par 5 ou 6 jusqu'à ce qu'elles soient uniformément dorées. Egouttez au fur et à mesure sur du papier absorbant.
Elles partent très vite et on a envie d'en refaire le lendemain! Dommage qu'on ne trouve pas très facilement des feuilles de curry. Pour le reste des ingrédients, les épiceries asiatiques
sont généralement bien pourvues.
Par Snapulk
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Mercredi 3 octobre 2007
3
03
/10
/2007
20:05
L'autre nuit, nous nous sommes fait cambrioler, ce qui est un événement des plus désagréables.
Et étrange aussi: les auteurs sont heureusement restés au sous-sol de la maison. Mais il est grand, et ces gens devaient être nécessiteux, parce qu'ils n'ont emporté que des vêtements, des
chaussures, des outils, ... et de la nourriture!! Beaucoup, qu'ils ont prise dans le congélateur coffre.
Donc rien de dramatique, mais grosse impression de malaise, qui dure longtemps.
Alors pour tenter de passer outre et se faire plaisir, comme il restait dans l'autre congélateur du sauté de porc, j'ai bricolé ceci en m'inspirant d'une recette alléchante de Tuyau-de-Poële, blog que j'ai découvert -
trop - récemment.
Sauté de porc au lait de coco
1,2 kg de sauté de porc
3 c. à s. d'huile
3 oignons
3 gousses d'ail
1 morceau de gingembre de 5 cm
400 ml de lait de coco
1 c. à s. de garam massale
1 c. à c. de coriandre moulue
1 c. à c. de cumin moulue
1/2 c. à c. de coriandre en graines
1/2 c. à c. de cumin en graines
1 c. à c. de graines de moutarde
1 bâton de cannelle
3 graines de cardamome
Faites revenir les morceaux de porc dans 2c. à s. d'huile, retirez-les quand ils sont dorés et réservez.
Versez dans la marmite la dernière cuillère d'huile.
Quand elle est chaude, mettez-y le bâton de cannelle, le cumin,
la moutarde et la coriandre en graines. Laissez éclater les graines et embaumer la cuisine puis ajoutez l'oignon, l'ail écrasé et le gingembre en baissant un peu le feu.
Mélangez bien pour obtenir une sauce belle à voir et à sentir.
Remettez la viande, puis les épices moulues, sauf le garam massala.
Mélangez bien, salez, poivrez et couvrez d'eau aux 3/4.
Laissez mijoter 1 heure couvert.
Ajoutez le lait de coco et le garam massala. Laissez mijoter encore 5-10 mn et servez avec du dal massala et du riz parfumé à la rose.
Chana Dal Massala
200 g de chana dal (petits pois chiches indiens cassés)
1 gros
oignon
2 gousses d'ail
un
pouce de gingembre
2 c. à s. d'huile
1 c. à s. de coriandre en poudre
1 c. à s. de cumin en poudre
1 c. à s. de garam massala
1 piment
vert
1 c. à c. de poivre en grains
2 c. à s. de jus de tamarin
1 yaourt brassé
Sel
Un petit bouquet de coriandre
Mettez les pois chiches à tremper deux heures dans de l'eau très chaude. Egouttez, rincez, et mettez-les à cuire dans 2 litres d'eau pendant environ 1/2 heure à 3/4 d'heure, enfin jusqu'à ce qu'ils
soient cuits, en fait, en écumant au début.
Quand ils sont cuits, égouttez-les.
Mixez ensemble l'oignon, l'ail, le poivre en grains et le gingembre.
Faites chauffer l'huile dans une sauteuse, puis mettez-y ce mélange à dorer.
Ajoutez le cumin, la coriandre, et le piment épépiné et haché. Faites revenir une minute.
Versez le yaourt et faites cuire encore une minute.
Ajoutez le garam massala, le jus de tamarin, le sel.
Couvrez et laissez mijoter 20 mn en ajoutant un peu d'eau si ça se dessèche.
Pour rendre le riz beau, un petit truc emprunté à Minouchka:
J'ai mis le riz à cuire normalement au cuiseur à riz, en mettant 2 c. à s. d'eau de rose dans l'eau de cuisson.
Quand il est cuit, je saupoudre un peu (un tout petit peu!!! genre une pointe de couteau) de colorant rouge (ou jaune, ou orange, comme vous voulez) et je mélange la surface avec une
fourchette.
Tout ça était très réconfortant, mais quand même, les petites baskets rouges et blanches de Gaëlle, elles étaient mignonnes :(
Par Snapulk
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Mardi 30 octobre 2007
2
30
/10
/2007
22:42
Les kosambris sont des salades indiennes à base de dal, piments, noix de coco, qui peuvent avoir plusieurs variantes et se servent en accompagnements des repas, mais je l'ai servie, étant
donné mes nouvelles résolutions, simplement en entrée.
Kosambri
60 g de chana dal (pois chiches cassés)
200 g de carottes
30g de noix de coco râpée
15 g de feuilles de coriandre
1/2 c. à s. d'huile végétale
1/2 c. à c. de graines de moutarde jaune
1/2 piment rouge finement ciselé
2 c. à s. de jus de citron
Faites tremper les pois chiches pendant 3 heures dans de l'eau bouillante. Egouttez.
Râpez finement les carottes.
Ciselez les feuilles de coriandre.
Mélangez dans un saladier les pois chiches, les carottes, la noix de coco et les feuilles de coriandre.
Faites chauffer l'huile dans une petite casserole, puis ajoutez les graines de moutarde. Posez un couvercle dessus (sinon elles ont tendance à s'échapper de la casserole) et secouez la casserole
jusqu'à ce que les graines s'ouvrent. Ajoutez le piment, retirez du feu, incorporez le jus de citron.
Laissez refroidir puis ajoutez dans le saladier, mêlez bien et rectifiez l'assaisonnement.
Même en ne mangeant que ça, on se fait bien plaisir aux papilles!
Par Snapulk
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Vendredi 8 février 2008
5
08
/02
/2008
20:15
Il y a des jours où je cours après le plus petit signe ensoleillé qui pourrait se présenter.
En particulier quand la météo s’obstine à être brouillasseuse et qu’il faut gratter la voiture le matin.
Alors pour exorciser,
J’ai ma bouteille de rhum recyclée pour verser de l’eau tiède sur le pare-brise….
J’écoute des extraits de Bharati et des B.O. de films indiens
Et puis des musiques de variétés malgaches qui imitent la star’ac, c’est kitsch
J’observe attentivement les premiers bourgeons qui commencent à pointer
Je papote sur msn avec Abdoulaye, qui me dit qu’il fait 20° le matin et 33° le soir au Sénégal
Et quand j’ai quelques heures devant moi, je vais chez Tang Frères, et si j’ai encore plus d’heures, je vais à Little India, Gare du Nord, et je voyage…, je découvre
des choses nouvelles à chaque fois.
Hier par exemple, j’ai trouvé
Des fleurs d’oignons
Des haricots verts géants
Et des aubergines aux couleurs chatoyantes
Alors en rentrant, j’ai improvisé un repas chaleureux, ça a donné ça, et c’était bien réconfortant.
Je n'ai pas tout utilisé, je vous raconterai la suite.
J'ai classé ça dans la catégorie Inde, c'est présomptueux, mais pas trop.
Impro de retour de Little India
300 g de steack haché
1 c. à c. de graines de
coriandre
1 c. à c. de graines de cumin
1/2 c. à c. de graines de moutarde blanche
1/2 c. à c. de graines de moutarde
noire
1/2 c. à c. de graines de fenugrec
1 dizaine de feuilles de curry
3 tiges de fleurs d'oignon
3 tomates
1
courgette
1 gros oignon
2 gousses d'ail
sel, poivre
1 c. à c. de curcuma
1c. à c. de hot curry
1 yaourt brassé
Quelques branches de coriandre
fraîche.
2 c. à s. d'huile
Emincez l'oignon, hachez finement l'ail.
Découpez la courgette et les tomates en petits dés.
Dans une sauteuse, faites
chauffer l'huile.
Quand elle est bien chaude, jetez-y les graines de cumin, de fenugrec, de coriandre et de
moutarde. Laissez chauffer quelques instants pour que les parfums s'exhalent (utilisez un couvercle pour éviter que les graines de moutarde ne sautent partout hors de la
sauteuse).
Ajoutez l'ail et l'oignon, laissez revenir 1 ou 2 minutes, puis saupoudrez le curry et le curcuma,
mélangez bien.
Ajoutez la viande hachée, faites dorer.
Ajoutez la courgette, remuez bien, puis les tomates.
Emincez les tiges de
fleurs d'oignon et ajoutez-les.
Laissez mijoter doucement 10 à 15 mn.
Versez le yaourt, mélangez bien et laissez encore mijoter 5 mn.
Parsemez de la coriandre effeuillée.
Servez chaud avec du riz (ou pas)
Et aujourd'hui, il faisait beau! Il paraît que je fais la pluie et le beau temps!
;)
Par Snapulk
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Lundi 11 février 2008
1
11
/02
/2008
08:30
J’ai participé à peu de jeux sur la blogosphère, mais je ne voulais pas laisser passer celui-là : le KKVKVK #24 !
Il est lancé par Charline, ce qui me fait particulièrement plaisir, et comme, en plus, elle avait choisi comme
thème les samossas indiens, comment résister ?
Depuis que j’avais goûté un dessert pistache-cardamome dans un restaurant indien (oui, je mange des desserts maintenant, j’ai fait des rencontres étranges récemment, je suis en train de découvrir des facettes de moi-même inexplorées, comme avoir envie de cuisiner du sucré !),
donc j’avais trouvé le mélange très subtil et comme Charline disait qu’elle ne recevait pas de propositions sucrées, je me suis dit que c’était le moment de cogiter !
Après exploration des multiples petits paquets qui commencent à s’entasser partout chez moi après mes escapades récentes dans les boutiques les plus exotiques de la
capitale, j’ai opté pour ce mélange, que j’ai essayé de retranscrire le plus précisément possible (pas facile) pour que vous puissiez les refaire, parce que c’était… TERRIBLE !
Samossas pistache-cardamome
pour la pâte:
225 g de
farine
50g de semoule de blé
3 c. à s. de ghee (à défaut, d'huile)
De l'eau froide
pour le farce:
2 à 3 grosses c.
à s. de pâte de pistaches
On en trouve chez des épiciers spécialisés en pâtisserie, comme G. Detou, mais par pots de 1 kg, je n'en suis pas encore là! alors j'ai mixé ensemble:
- 150 g de pistaches crues
- 140 g de sucre
- 1 blanc d'oeuf
- un peu d'eau si le mélange se révèle trop épais
Il vous en restera plein, vous pourrez l'utiliser pour parfumer des crèpes... ou faire d'autres gâteaux, financiers, macarons, même, peut-être???)
80g de chana dal réduites presque en poudre au mixer (s'il reste des petits morceaux, ce n'est pas grave)
150 g de ricotta
1 grosse c. à s. de
poudre d'amandes
2 c. à c. de cardamome en poudre
50 g de sucre en poudre (ou de miel)
Préparez la pâte :
Mélangez la farine et la semoule. Ajoutez le ghee. Commencez à pétrir en ajoutant petit à petit de l’eau froide jusqu’à obtenir une boule de pâte qui ne colle pas. Charline
explique tout ça très bien ici.
Laissez la reposer une heure.
Farce :
Détendez sur feu doux à la poêle la ricotta. Hors du feu, ajoutez la pâte de pistaches et mélangez bien, puis la cardamome en poudre, le sucre ou le
miel, la poudre d’amandes et les chana dal mixés.
Malaxez bien jusqu’à ce que vous obteniez une pâte
relativement compacte mais facile à travailler (j’ai oublié de prendre des photos dans la fièvre créatrice !)
Etalez la pâte au rouleau, découpez des cercles avec un emporte pièce (j’ai pris un gros verre, je n’arrive pas à remettre la main sur mes emporte-pièces depuis Noël, un rangement des
placards s’impose :S)
Mettez une petite cuillère de farce sur chaque cercle, repliez-le en deux et soudez
les bords avec une fourchette en appuyant bien.
Mettez-les à cuire dans l’huile de friture chauffée à
180°, par 4 environ pour éviter que l’huile ne refroidisse. Déposez-les au fur et à mesure sur du papier absorbant.
Attendez que ce soit au minimum tiède avant de déguster !
Par Snapulk
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Mercredi 27 février 2008
3
27
/02
/2008
09:50
A force de traîner chez Charline pendant des heures, à me délecter de ses préparations toutes plus envoûtantes
les unes que les autres, j’ai enrichi ma connaissance des produits qu’utilisent les indiens pour préparer leurs vrais repas, pas seulement les kormas (délicieux) et riz byriani (délectable le
jour de la fête de Ganesh quand ils le distribuent dans la rue), mais aussi des préparations plus parfumées, moins
connues, où les épices ne sont plus synonymes de « piquant » mais de parfums innombrables.
Je suis allée, et retournée, traîner dans le quartier indien de Paris, entre la Gare du Nord et la Chapelle, que les initiés nomment Little India, j’y ai découvert
encore d’autres ingrédients, d’abord mystérieux, puis qui me sont devenus indispensables.
Et maintenant, dès que je peux, je cours là-bas, et mes placards se remplissent de
graines de toutes sortes: cacahuètes, noix de cajou, amandes, pistaches, pignons... sous toutes leurs formes, entières, moulues, concassées...
épices: ici ail et curcuma en conditionnements de 100g, 200g, 500g, 1 kg, et il y a le même rayon pour cumin-tandoori, etc. J'ai aussi
trouvé de la racine de curcuma, des graines à roussir, des poivres de multiples provenances...
semoule (fine, moyenne, grosse), boulghour (pareil), sucre de palme (jagheeri, en galets, plus ou moins
raffiné...)
Et encore beaucoup de choses que je n'identifie pas, et que j'achète parfois quand même!
Comme il faut aussi vider les placards (pour pouvoir les reremplir), j’expérimente, aux risques et périls des bouches à nourrir qui sont heureusement nombreuses et
aux goûts éclectiques (par force, peut-être…).
Samedi, j’ai acheté de la farine pour dosas, et impossible de différer, j’ai testé, tout de suite
Les dosas, ce sont de grandes crêpes faites à base de farine de riz et de lentilles, on peut acheter ce mélange tout
fait dans les boutiques indiennes.
Il ne faut pas être trop impatient quand même, parce qu’une fois dilué, le mélange doit fermenter huit heures, mais le résultat est plus que miam !
Evidemment, il faut garnir ces crêpes, et là, j’ai tout emprunté à Charline : le chutney de coco, qui parfume la cuisine divinement ! encore une fois, je
regrette que l’olfactif ne puissse se partager virtuellement !
Et le Kadala curry (curry de pois chiches) qu’elle nous avait
préparé pour le brunch et que j’ai déjà refait plusieurs fois, un délice.
Dosas
200 g de farine à dosas
40 cl d’eau
1 c. à c. de sel
Huile (de coco de préférence) pour graisser la poêle)
Dans un saladier, mélangez bien la farine à dosas, le sel et l’eau, jusqu’à obtenir une pâte lisse.
Couvrez d’un torchon propre et laissez reposer près d’une source de chaleur au minimum 8 heures. La pâte doit faire des bulles et augmenter de
volume.
Au moment de servir, faites chauffer une grande poêle. A l’aide d’un demi-oignon, étalez 1 c. à c.
d’huile de coco au fond de la poêle, et versez-y une louche de pâte. Etalez-là avec le dos de la louche pour qu’elle soit la plus grande et la plus fine possible.
La prochaine fois, je prendrai des photos, promis !
Au bout de 2 à 3 mn, retournez la dosa et faites cuire l’autre côté un peu moins longtemps.
Servez aussitôt avec des accompagnements comme ceux que j’ai choisis ou d’autres, que vous inventerez vous-mêmes, ou que je vous proposerai bientôt, comme le aloo
masala!
Par Snapulk
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