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Recette, recettes de cuisine.

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Phrases qui me parlent...

Aussi longtemps qu'il y aura un chien errant et affamé dans ma rue, ma spiritualité consistera à lui donner à manger. Pas à chercher Dieu.

Swami  Vivekananda, philosophe hindou du 19ème siècle


Mal nommer les choses, c'est ajouter aux malheurs du monde.

Albert Camus


Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.

Jules Renard


Une arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse

Abd Al Malik


Le passé n'est pas mort et enterré. En fait, il n'est même pas passé.

William Faulkner


Il faut prendre conscience de l'apport d'autrui, d'autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande.
Albert Jacquard


Pour moi, l'automne n'a jamais été une saison triste. Les feuilles mortes et les jours de plus en plus courts ne m'ont jamais évoqué la fin de quelque chose mais plutôt une attente de l'avenir.

Patrick Modiano


Et si parfois je me sens triste, qu'importe qu'il n'y ait pas de joie en moi s'il y en a dans l'univers?

Carlos Fuentes - L'instinct d'Inez


S'ils enferment tous les caractériels, il n'y aura plus un poète.

Richard Bohringer


Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir.

Albert Einstein


L'éternité, c'est long, surtout vers la fin.

Woody Allen


Peut-être les oiseaux, dans le secret savoir de leur vol
Sentiront-ils le ciel soudain plus vaste.

Rainer Maria Rilke


Quand vous parlez de l'infini, jusqu'à combien de kilomètres pouvez-vous aller sans vous fatiguer?

Jean Tardieu


Si Dieu existe , j'espère qu'il a une bonne excuse...

Woody Allen


Nous devons être bilingue même en une seule langue, nous devons avoir une langue mineure à l'intérieur de notre langue, nous devons faire de notre propre langue un usage mineur.

Gilles Deleuze


Peindre, écrire, ce n'est rien d'autre que partir à la découverte de soi, tout en convertissant en toiles ou en poèmes ce que recèle la nuit intérieure

Charles Juliet


Etre raisonnable en toutes circonstances. Il faudrait être fou...

On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort.

Du moment qu'on rit des choses, elles ne sont plus dangereuses.

Il paraît que quand on prête l'oreille, on entend mieux. C'est faux ! Il m'est arrivé de prêter l'oreille à un sourd. Il n'entendait pas mieux.

Raymond Devos


Il est peu de réussites faciles et d'échecs définitifs.

Marcel Proust


Je ne ferai jamais partie d'un club qui voudrait de moi.

Groucho Marx


Le monde appartient à ceux qui rêvent trop

Grand Corps Malade


Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction

Francis Picabia


Si vous ne changez pas d'état d'esprit devant un tableau que vous n'avez jamais vu, soit vous êtes sacrément entêté, soit le tableau n'est pas très bon.

Robert Rauschenberg


Il n'y a pas de raison de ne pas considérer que le monde est une gigantesque peinture.
Robert Rauschenberg


Le secret, c'est d'écrire n'importe quoi, parce que lorsqu'on écrit n'importe quoi, on commence à dire les choses les plus importantes

Julien Green

 

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Inde


Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 09:25

Quand le temps commence à devenir aussi franchement maussade, je n'ai qu'une envie, me retrouver pour un moment du côté où il y avait du soleil... comme c'est un peu de l'autre côté de la terre en ce moment, une seule solution: la cuisine!

Et comme c'est la pleine saison des courges, je me suis lancée dans des pickles de courge chaleureux et épicés qui me rappellent la cuisine dégustée dans le Kerala, il y a... un an et demi déjà!

Pickles potimarron (10)

J'en profite pour vous proposer de participer au Défi de Chef Damien, qui met à l'honneur un thème par mois, légume, technique ou recette... et ce mois-ci, c'est donc la courge qui devrait vous inspirer.

defis-courge.gif

C'est l'occasion où jamais de vous lancer dans la cuisine de ce légume qui se présente sous différentes formes, aux goûts subtilement variés et qui ouvre la porte à une grande créativité.

En plus, il se prête à des nouvelles versions de recettes traditionnelles: soupes, farcis, tartes, crumbles (j'en avais déjà imaginé deux, ici et ), il n'y a plus qu'à se faire plaisir en associant ce qu'on préfère!

Alors relevez le défi, lancez-vous et tentez de gagner les prix mis en jeu: le livre "Nature" d'Alain Ducasse et en prime l'un des livres de la collection 750 grammes/Solar

Vous avez jusqu'au au 31 janvier pour proposer une recette à Chef Damien et à notre jury.

Attention, pour que votre recette soit prise en compte pour le concours, vous devez la poster sur le formulaire que vous trouverez en suivant ce lien. Si vous souhaitez connaître d'autre détails sur le concours, vous les trouverez ici.

Le jury, pour ce premier défi de 2012, sera composé de Nadia du blog Paprikas, Stéphanie du blog 2fillesôfourneaux, Marina du blog Parmesan & Paprika, Silvia du blog Savoirs & SaveursChef Damien et moi.

Defis-courge2.gif

Suprenez-nous!

Pour ma part, j'ai donc cuisiné ces pickles de potiron, qui sont à la fois sucrés, salés et piquants comme j'aime, un vrai voyage dans un pot!

A la différence des chutneys qui peuvent se consommer aussitôt faits, les pickles sont considérés comme des conserves, ils doivent être conservés en pots stérilisés et sont meilleurs consommés au bout de quelques semaines.

Pickles de potimarron comme au sud de l'Inde

Pickles-potimarron--7-.JPG

1 petit potimarron (ou 500 g de courge autre: potiron...)

3 c. à s. d'huile végétale

1 c. à c. de moutarde en graines

1 c. à c. de fenugrec

2 oignons rouges

3 gousses d'ail

un morceau de gingembre frais de la taille d'un pouce

1 c. à c.  bien pleine de curcuma, de coriandre et de cumin en poudre

6 tomates

6 citrons verts, zestes et jus

Environ 35 cl de vinaidre de cidre

2 piments verts

1 c. à c. bombée de sel

250 g de sucre roux

Emincez finement les piognons rouges, hachez l'ail, râpez le gingembre. Retirez le pédoncule et les graines des miments et hachez-les.

Epluchez les tomates et coupez-les en dés.

Ouvrez le potimarron en deux, retirez les graines et découpez la chair en dés. Il est inutile de l'éplucher.

Prenez une grande casserole qui devra contenir l'ensemble des ingrédients.

Mettez-y à chauffer l'huile. quand elle est bien chaude, ajoutez les graines de fenugrec et de moutarde; elles vont éclater. Ajoutez l'oignon, l'ail et le gingembre, baissez le feu et laissez compoter jusqu'à ce que le mélange soit onctueux et commence à brunir.

Ajoutez les épices, laissez-les exhaler leur parfum, puis incorporez les dés de tomates. Laissez mijoter quelques minutes.

Ajoutez les zestes de citron. Versez le jus des citrons dans un verre doseur et complétez avec le vinaigre de cidre jusqu'à 50 cl. Versez-le dans la casserole, ainsi que le potiron et les piments. Portez de nouveau à ébulltion, ajoutez le sucre et le sel,puis laissez réduire et compoter jusqu'à réduction du liquide et épaississement.

Mettez les pickles dans des pots stérilisés et attendez quelques semaines avant de les consommer.

Pickles-potimarron--2-.JPG

Ils agrémenteront à merveille vos viandes blanches, réveilleront l'agneau, apporteront une note acidulée qui fera merveille, vous en aurez une idée à l'odeur qui envahira votre cuisine!

Pickles-potimarron--10-.JPG

J'ai hâte de voir le fruit de votre inspiration!


Par Snapulk
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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 09:19

Pendant que les températures chûtent à une vitesse vertigineuse, quoi de mieux pour réchauffer l'atmosphère (et le moral) qu'un bon petit plat indien mijoté?

Un korma est un plat de viande ou de légumes mijoté, avec des épices variées selon la composition du plat, mais à base de cumin et de coriandre, et agrémenté de cacahuètes ou de noix de cajou qui épaississent la sauce, et de yaourt ou de lait de coco (et non pas de soja comme je l'avais écrit par erreur précédemment, quelle idée???) pour lier le tout. Revigorant, délicieusement parfumé, l'idéal!

En voilà un, que j'ai improvisé après être allée faire un tour avec  Flo dans le quartier indien de Paris. Cette petite ballade nous a évoqué nos récentes vacances dans le Kerala, une petite parenthèse plus qu'agréable, un petit moment de grâce dans l'agitation du moment.

Je me suis laissé tenter par ces merveilleuses petites aubergines chatoyantes. J'aurais tout à fait pu en faire un plat végétarien, mais l'accord avec de la viande hachée de boeuf ne me semblait pas incongrue, et le résultat a été plus que savoureux!

Les feuilles de curry (que l'on voit sur la photo) ne sont pas indispensables... enfin elles sont surtout difficiles à trouver. Mais ne vous privez pas de ce plat si vous n'en avez pas, ce serait dommage!


Korma d'aubergines et de boeuf

Korma-aubergines--3-.JPG

pour 4 personnes

300 g de steak haché

1 aubergine ou, si vous en trouvez, 3 ou 4 petites aubergines indiennes

Une dizaine de feuilles de curry

1 c. à c. de cumin et graines

1 c. à c. de coriandre en graines

4 gousses de cardamome

1 oignon

2 gousses d'ail

1 petite boîte de lait de coco

1 poignée de noix de cajou

1 c. à s. de ghee ou d'huile neutre

1 petit piment

Sel, poivre

Lavez les aubergines et découpez-les en dés. Emincez l'oignon, hachez l'ail. Retirez le pédoncule et les graines du piment et hachez-le finement.

Dans une sauteuse, faites chauffer le ghee ou l'huile et mettez à dorer l'oignon et l'ail. Ajoutez les feuilles de curry, le piment, le cumin et la coriandre. Ouvrez les gousses de cardamome, jetez les cosses et ajoutez les petites graines noires dans la sauteuse.

Faites revenir à feu moyen jusqu'à ce que les parfums se développent, puis ajoutez le steak haché et les aubergines. Faites dorer le tout en remuant constamment.

Ecrasez dans un mortier les noix de cajou (ou mixez-les) et incorporez-les. Versez le lait de coco, salez, poivrez, mélangez bien. Couvrez et laissez mijoter à feu doux 15 minutes.


Korma-aubergines.JPG

Evadez-vous!

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Par Snapulk
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Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 08:48

Il y a peu de temps, au cours d'un marathon express dans le quartier indien de Paris, (on l'appelle aussi Little India, c'est à chaque fois un vrai voyage à peu de frais), je me suis arrêtée au Dishny, rue Cail.

C'est un petit restaurant que je vous recommande si vous souhaitez goûter à des plats traditionnels, soigneusement préparés, et avec une variété de choix vraiment intéressante.

J'avoue m'être laissé influencer ce jour-là par ma comparse de découvertes culinaires internationales Létitia, qui avait publié une photo d'un plat qu'elle était en train de déguster et dont je n'avais jamais entendu parler: le Kottu Parotta. Ma curiosité insatiable étant attisée, je n'ai pas pu faire autrement que d'entrer dans ce restaurant lorsque je me suis trouvée devant.

Il me semble bien que c'était la première fois que j'entrais dans un restaurant pour y manger toute seule, encore une nouvelle expérience!

J'ai donc goûté ce plat, composé de boeuf, d'oeufs frits et brouillés, le tout mélangé à des parathas (pains plats indiens, à base de farine complète, à pâte non levée et cuits à la poêle) coupées en morceaux et parfumés divinement avec des épices que j'ai tenté de retrouver.

Et, à partir de là,  l'esprit vagabond, j'ai imaginé ceci... Le kottu est un plat originaire du Sri Lanka et qui bien sûr est proposé sous plusieurs formes, avec une certaine variété dans le choix des viandes, et parfois même végétarien, avec des légumes divers.

Je voulais faire des pitas au levain, je vous en donnerai la recette bientôt, et je me suis dit qu'elles seraient excellentes farcies de ce mélange. Eh bien, j'avais raison, c'est à refaire très vite et à adopter pour les sandwichs d'été!

Pita agneau, comme au Sri Lanka

pour 4 personnes

Pita-agneau.JPG

4 pains pitas, achetés tout faits ou maison, comme expliqué  ici (clic)

4 tranches de selle d'agneau

3 oeufs

2 c. à s.  de ghee (ou d'huile)

2 tomates

1 gros oignon

1 morceau de gingembre frais de 2 à 3 cm

2 ou 3 oignons nouveaux

1 petit piment rouge

1 c. à c. de graines de cumin

1 c. à s. de garam massala

1 c. à c. de curcuma

Les feuilles de 4 branches de coriandre fraîche

Le jus d'un citron vert

Sel

Il faut tout préparer à l'avance car la cuisson est rapide.

Emincez les oignons, coupez les tomates en dés, coupez le gingembre en tranches très fines ou râpez-le. Retirez les graines du piment et hachez-le finement.

Coupez l'agneau en lanières.

Dans un wok, mettez à chauffer 1 c. à s.  de ghee, versez dedans les oeufs préalablement battus et remuez en les brisant pour obtenir des oeufs brouillés. Retirez-les et réservez-les dans une assiette.

Faites chauffer le reste de ghee, ajoutez les graines de cumin et laissez-les exhaler leur parfum sans brûler. Mettez à dorer l'oignon et le piment sur feu vif, laissez colorer jusqu'à ce que les oignons brunissent, ajoutez les lanières d'agneau, salez.

Mélangez sans arrêt pendant 3 mn, puis ajoutez le gingembre, le curcuma. Continuez à remuer sur feu vif jusqu'à ce que la viande soit enrobée de curcuma et dorée.

Ajoutez les tomates et le garam massala. Poursuivez sur feu moyen jusqu'à la fin de la cuisson des tomates et de la viande.

Arrosez du jus de citron vert, remettez les oeufs et mélangez bien.

Parsemez de feuilles de coriandre et de lamelles d'oignon nouveau.

Garnissez les pitas de ce mélange et d'une cuillerée de sauce coriandre.

Pour la sauce coriandre

Un petit bouquet de coriandre

2 tomates
2 c. à s. de yaourt nature brassé
1/2 c. à c. de cumin
1 c. à c. de curry

1 petit morceau de gingembre frais
Sel

Mixez tous les éléments, sauf le yaourt, puis mélangez la pâte obtenue avec le yaurt

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Par Snapulk
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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 09:48

Nous quittons Mysore, mais nous y reviendrons, pour retrouver

 

Mysore Palace (2)

 

ces splendides étals de fruits qui s'offrent à nous. Ici, des papayes et des pastèques que le marchand épluche tout au long de la journée.

 

Et puis surtout

 

Mysore Palace-copie-2

 

les marchands de boîtes en bois ciselé qui nous assaillent sans aucune lassitude à chaque fois que nous approchons du secteur du palais.


Nous finirons bien sûr par nous laisser tenter, elles sont vraiment jolies!

... même si nous ne pouvons nous empêcher de nous demander qui gagne réellement sa vie avec ce commerce. Les petits artisans qui les fabriquent? Ces revendeurs qui sont tellement nombreux que la concurrence est plus que rude, parfois violente? Ou plutôt ceux qui organisent toute cette distribution? Là est vraisemblablement la réponse, car nous remarquons que l'approvisionnement est continuel et que plusieurs boutiques ont affaire aux mêmes distributeurs.

 

Ls artisans ne doivent donc profiter que d'une infime partie des gains...

 

Nous reprenons donc la route, en direction de Ootacamund, dont le nom en Tamoul est Udhagamandalam, mais il faut vraiment être un autochtone pour prononcer ce nom (comme beaucoup d'autres noms de lieux du coin) d'une traite. Notre charmant chauffeur, Perumal, y arrive très bien, ce qui nous amuse beaucoup, et il est toujours d'accord pour nous en faire des petites démonstrations. Je m'étais promis de l'enregistrer pour vous en faire profiter, et puis j'ai oublié...

 

Donc comme c'est imprononçable, tout le monde appelle Ooty cette station de montagne à 2500 m d'altitude, quand même!

 

Pour y  parvenir, nous traversons les réserves d'animaux de Bandipur (dans le Karnataka),

 

Réserves de Bandipur Mudumalaï

 

puis celle de Mudumalaï, la même, mais dans le Tamil Nadu, qui est une réserve de tigres.

 

Réserves de Bandipur Mudumalaï (6)

 

Nous n'avons pas eu la chance d'en croiser, mais pas mal d'animaux se promènent au bord de la route quand même

 

Réserves de Bandipur Mudumalaï (2)

sans crainte des voitures


Réserves de Bandipur Mudumalaï (7)


on a même un peu l'impression de les déranger

 

Réserves de Bandipur Mudumalaï (8)

 

ou que ce sont eux les spectateurs, qui viennent nous voir passer

 

Réserves de Bandipur Mudumalaï (4)

 

On quitte l'endroit un peu à regrets,

 

Réserves de Bandipur Mudumalaï (5)

c'est sir rare de voir de si beaux animaux en liberté

 

Réserves de Bandipur Mudumalaï (3)

 

 

Allez, pas de recette pour aujourd'hui, c'était juste une petite ballade, c'est bien aussi?

   

Et la prochaine fois, Ooty!

 


Par Snapulk
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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 11:15

 

En flanant autour de Mysore, nous avons rencontré...

 

...des petis artisans qui fabriquaient de manière très rudimentaire, du sucre à partir de la canne à sucre.

 

canna à sucre (10)

 

Broyage des cannes à l'aide de cette machine venue d'une autre temps

 

canna à sucre (5)

 

le jus s'écoule dans le tuyau du bas fabriqué d'une canne à sucre fendue en deux

 

canna à sucre (9)

 

et arrive dans ces grandes cuves

 

canna à sucre (2) 

chauffées par en dessous par un feu que la femme et le petit garçon

 

canna à sucre (3)

 

alimentent constamment des déchets secs de canne, et de morceaux de caoutchouc récupéré.


Le jus se transforme en un sirop épais qui sèche dans ces bacs

 

canna à sucre (4)

 

et est ensuite débité en morceaux

 

canna à sucre (7)

 

de sucre absolument non raffiné et au goût de miel, que nous retrouverons sur les étals des marchés de Mysore et des alentours


P1040620.JPG

Nous ne l'avions pas identifié comme du sucre la veille sur les marchés! Des bougies, du savon???

 

Ces artisans dont la vie apparaît comme extrêmement dure - nous nous demandons si les enfants sont scolarisés, Perumal nous assure que oui - nous offrent du sucre et semblent contents que nous nous intéressions à leur technique. Ils refusent toute rémunération pour nous avoir montré leur travail et autorisés à les photographier, ce qui force notre respect.

 

Qui va être un peu mis à mal par la suite.

 

Nous nous dirigeons vers...


Chamundi-Hill--10-.JPG

 

...  le temple de Sri Chamunderswari qui semble incontournable. Dédié à Shiva, il surplombe Mysore

 

Chamundi Hill (8)

 

et on (peut) y accède(r) par une montée d'un millier de marches. On peut aussi, comme nous, s'y laisser conduire en voiture ou en rickshaw, puis descendre à pied (ou pas).

 

Nous arrivons au sommet dans la brume et la pluie.

 

Chamundi Hill (4)

 

Les sept étages du temple semblent d'une grande majesté et sont fréquentés par de nombreux fidèles. Nous empruntons donc les files d'attente pour acheter notre ticket d'entrée. Deux tarifs sont proposés: 20 ou  200 roupies, mais la distinction entre les deux est écrite en hindi...

 

Je m'étais pourtant promis d'apprendre l'hindi avant de revenir en Inde...

 

Donc arrivés a la caisse, on ne sait pas quoi choisir. Il arrive souvent que les tarifs soient 10 fois plus chers pour les touristes, ce qui ne nous choque pas, nous ne venons pas là pour pratiquer notre foi, mais ce n'est pas de cet enjeu dont il est question... On se fait répéter 10 fois les choses par le caissier, qui reste calme, répète 10 fois dans un hindi émaillé d'anglais,  tout aussi obscur après plusieurs écoutes.

 

Par contre, on énerve un peu la foule des fidèles. Une indienne bilingue vient à la rescousse et nous explique dans un anglais compréhensible qu'il y a deux tarifs: un normal, et un spécial... mais lequel choisir ??? On finit par opter pour le moins cher, on verra bien...

 

Chamundi Hill (2)

 

Nous nous dirigeons comme d'habitude vers la consigne des chaussures, qu'on laisse toujours à l'entrée, et là, un individu patibulaire, louchant et sautillant nous fourre d'autorité dans les mains des fleurs et des petits paquets de papier.

 

Ensuite il nous invite à le suivre.

 

Inviter n'est pas le mot, il use d'une autorité que nous ne contestons pas et nous fait couper les files des fidèles au pas de course. C'est troublant, on peut faire faire n'importe quoi à n'importe qui en semblant autoritaire???

 

Arrivés à l'entrée du temple, il nous fait poser nos fleurs dans une coupe destinée aux offrandes, ouvre nos petits paquets de papier qui contiennent une poudre rose qu'il partage entre nous quatre, nous intime l'ordre ("Sprinkle!!!") de la saupoudrer sur les fleurs, nous en colle une tache sur le front et nous guide de nouveau à travers la foule épaisse des fidèles, que nous avons la très désagréable impression de singer, vers le sanctuaire.

 

Personne ne semble s'offusquer de cette intrusion, nous si. Nous arrivons dans le lieu de prière où la déesse-statue est ornée de colliers de fleurs. Un prètre officie et psalmodie, des fidèles observent leur culte en murmurant des prières, d'autres prient à voix très audible. 

 

Evidemment, nous ne prenons pas de photos. Nous nous sentons vraiment de trop et sortons très vite.


Mais notre "guide" nous suit, nous précède, il est partout, ça devient très lourd. jusqu'à ce que nous le congédiions moyennant une somme qu'il estime raisonnable, mais cela nous laisse une impression un peu amère.

 

Et il se remet à pleuvoir très fort.

 

Chamundi Hill (3)

 

Nous renonçons à visiter le reste du temple, plus très envie, et vraiment l'impression d'être des intrus, meme si personne ne nous le fait sentir.

 

Quelques éclaircies nous permettent de photographier les singes, qui sont légions ici.


Chamundi Hill (5)

 

Il ne fait pas très chaud, alors ils se blotissent les uns contre les autres

 

Chamundi Hill (6)

 

et ont des attitudes et des expressions un peu humaines...

 

Chamundi Hill (7)

 

Enfin je trouve, ou c'est notre anthropomorphisme qui nous fait dire ça?

 

Chamundi Hill

 

C'est bon les noix de coco!

 

Retour à Mysore pour ce que vous attendiez tous! LES ILLUMINATIONS DU PALAIS!!! Incroyables, mais je vous laisse regarder:

 

 

Et tout cela est illuminé par de grosses ampoules à douilles, pas des leds!

Mysore-palace--2-.JPG

 

montées sur de gros câbles

 

Mysore-Palace-copie-1.JPG

 

qui défigurent un peu le palais vu de jour.

 

P1030616.JPG

 

 

Après cette longue promenade, un petit goûter:

 

Crêpes noix de coco cardamome


(ou mottakuzhalappam, merci Charline!)

 

Crepes-coco-cardamome.JPG

Pour la pâte à crêpes:


400g de farine

5 oeufs

50 cl de lait

1 verre d'eau

1 sachet de sucre vanillé

1 pincée de sel

2 c. à s. d'huile

1 c. à s. de rhum

 

Pour la garniture:


60g de noix de coco râpée

4 à 6 gousses de cardamome selon votre goût, écossées et broyées en poudre (*)

4 c. à s. de sucre roux

 

Déposez  la farine et le sel dans un saladier, creusez un puits au milieu et cassez-y les oeufs. Commencez à mélanger en incorporant progressivement la farine, puis délayez avec le lait tiédi et l'eau pour obtenir une pâte homogène et sans grumeaux. Vous pouvez utiliser un batteur électrique pour lisser la pâte.

Ajoutez le sucre, l'huile et le rhum et mélangez bien.

Laissez reposer 2 heures au frais.

 

Préparez la garniture et mélangeant tous les ingrédients et en les faisant chauffer un peu pour obtenir une pâte un peu compacte.

 

Garnissez chaque crêpe d'une cuillerée de pâte, dégustez et voyagez...

 

(*) Précision, grâce à Juju qui a posé la question: pour utiliser la cardamome ici, on prend les gousses vertes, on les écrases dans un mortier pour les ouvrir, on retire les cosses vertes (qu'on jette) et on écrase les petites graines noires pour les réduire en poudre

 

Ce sont des douceurs qui nous ont été servies sur les houseboats dans le Kerala au petit déjeuner, et c'était inoubliable! Je me suis inspirée d'une recette trouvée chez Apolina pour retrouver le goût découvert là-bas, et c'était tout à fait réussi. Apolina les fait avec des crèpes au riz, plus traditionnelles.

 

 

 

 

 

Par Snapulk
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