Mercredi 14 juin 2006
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08:45
Est-ce que vous connaissez le blog Droits des enfants de Jean-Pierre Rozenczveig (juge pour enfants au tribunal de Bobigny et peu apprécié par notre ministre de l'intérieur parce qu'il ne prononce pas assez d'incarcérations) ?Je le visite souvent parce que d'une part il y ajoute des articles très régulièrement, d'autre part il apporte une réflexion indispensable aux débordements sécuritaires électoralistes qui envahissent l'horizon médiatique actuel. Je veux bien admettre que la gauche doive défendre une place contre la récupération de nombre de ses voix par la droite et l'extrême droite, et que Ségolène Royal ait le mérite de montrer que la droite n'a pas le monopole de la sécurité, soit.
Mais on a l'impression qu'il n'y a que ce terrain-là sur lequel les choses doivent se jouer, ce qui témoigne d'une misère politique vertigineuse.
Ce qui est grave c'est que la gauche se sente obligée d'aller chercher chez les autres ce qui fait recette pour se l'approprier par des biais plutôt discutables et bien éloignés de l'humanisme qu'on souhaiterait encore la voir développer. Je ne suis pas si sûre que Jospin faisait de l'angélisme, je ne dénie pas les problèmes des quartiers, mais ceux qui y vivent trouvent des solutions actives et ne confondent pas prévention et répression. Ils constatent aussi que ces méthodes musclées ne convainquent de leur efficacité que ceux qui les exposent (et encore, sont-ils vraiment dupes?) et ceux qui ne voient ça que de très loin, des quartiers résidentiels ou des endroits où la délinquance est peu présente.
N'y a-t-il plus rien d'autre à défendre? Est-on à ce point à court d'idées? Ou pense-t-on que les français ne peuvent plus s'intéresser qu'à des positions individualistes, arrivistes? Pourtant il me smeble côtoyer beaucoup de gens qui me prouvent chaque jour le contraire.
Et même si, d'après Libération (!) "le propose ségolénien est plus approuvé que sifflé dans les quartiers", les gens des quartiers adhèreraient peut-être à d'autres idéaux, si on leur en proposait ou si on permettait aux leurs de s'exprimer en leur en donnant les moyens.
Le rapprochement est facile, mais l'amnistie de Guy Drut est une insulte à la face de ces jeunes qu'on nomme racaille, qui peuvent par là-même constater, comme nous tous et une fois de plus, qu'il y a deux poids deux mesures. Je cite, Hervé Letellier, dans son "papier de verre" du Monde:
Guy Drut est un modèle pour tous. Il nous rappelle une vérité essentielle : quand on commet un acte illégal, l'important est de courir vite.
Mais ça ne marche pas pour tout le monde.
Que cela ne nous empêche pas de profiter du beau temps. J'ai donc testé, le gazpacho, c'est juste le moment, il paraît qu'il va pleuvoir.
Gazpacho
- 5 tomates
- 1.5 concombre
- 1 poivron rouge
- 2 oignons
- 2 gousses d'ail
- 4 cuillers à soupe de vinaigre de Xéres
- 2 cuillers à soupe d'huile d'olive
- 1.5 cuiller à café de sel
Pour l'accompagner :
- 4 oeufs durs
- 1/2 concombre coupé en dés
- 2 tomates coupées en dés
- 1/2 poivron rouge coupé en dés
- de la feta ou du comté coupés en dés
Eplucher vos concombres, enlevez les graines et coupez le en tronçons grossiers. Faites la même chose avec les tomates. Pour le poivron enlevez le pédoncule et coupez le également. Mettez tous les ingrédients dans le blender petit à petit et mixez. Transvasez dans un récipient et réservez au frais pour au moins 2 heures. Votre gaspacho doit être bien froid, glacé même.
Faites cuire vos oeufs. Ecalez-les et coupez-les en petits morceaux. Mettez les dans un ramequin, à côté du 1/2 concombre, des tomates et du 1/2 poivron.
Par Snapulk
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Mercredi 13 septembre 2006
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08:24
Je n'avais jamais vu ça, des courgettes jaunes, donc j'en ai acheté pour voir. Et comme c'est encore un peu l'été, j'avais envie de les utiliser façon antipasti, ou tapas (c'est la même chose ou pas, d'ailleurs?). La mise en oeuvre est un peu longue, mais ça vaut la peine, c'était franchement appétissant.
Pour que les enfants ne tordent pas trop le nez dessus, je les ai utilisées comme sauce de pâtes, et ils ont même trouvé ça bon!
Antipasti de courgettes
2 courgettes jaunes
2 courgettes vertes
3 oignons blancs
(avec que des vertes, ça doit marcher aussi mais c'est moins joli)
2 c à s. d'huile d'olive
Thym frais
Fleur de sel
Poivre du moulin
Coupez les courgettes à la mandoline dans le sens de la longueur.
Avec un pinceau, badigeonnez-les d'huile d'olive (légèrement sinon c'est vraiment indigeste). Posez-les dans une poële anti-adhésive bien chaude, les unes à côté des autres. Saupoudrez de thym effeuillé et de poivre.
Au bout de 2 ou 3 minutes, retournez les tranches de courgette. Laissez cuire encore 1 à 2 mn , retirez-les et remplacez-les par d'autres. Si on utilise deux poëles, ça va plus vite.
Au fur et à mesure, déposez-les dans un saladier et saupoudrez d'un peu de fleur de sel.
A la fin, faites subir le même sort, mais plus rapidement, aux oignons blancs émincés.
On peut s'arrêter là et déguster tiède ou froid, avec des tranches de pain grillées et éventuellement frottées à l'ail.
Le lendemain. bouillon et carottes râpées.
Variante:
En cas de présence de gros appétits, on peut garder au chaud pendant le processus précédent, puis couper chaque tranche en trois, ajouter une grosse cuillerée à soupe de parmesan, et mélanger avec des penne al dente.
Par Snapulk
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Vendredi 3 novembre 2006
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22:53
Il y a des gens qui croisent un jour notre chemin, on partage avec eux, par hasard, fortuitement, puis plus souvent, des moments dont on sait qu'on ne les oubliera pas.
Mary fait partie de ces personnes rares, que je remercie de s'être trouvée là... Nos rencontres n'ont pas toujours été faciles, voire même orageuses, mais toujours d'une richesse telle que quoi qu'il arrive, on en ressort grandi parce qu'on s'est posé des questions auxquelles on ne pouvait trouver de réponses... On n'a pas été d'accord, on s'est violemment opposé, on se l'est dit, on n'a pas supporté, du temps a été nécessaire, et on se retrouve, un peu KO, pour de nouveaux départs.
Est-il nécessaire de le dire, nous avons là affaire à une - très - forte personnalité.
Mary est née dans les années 30 dans le delta de l'Ebre, est arrivée en France avec les républicains espagnols qui avaient choisi l'exil plutôt qu'une terre qui n'était pas celle dont il rêvaient, et qui ont oeuvré sans relâche, de ce côté-ci des Pyrénées, à la reconstruction de leur idéal. Une agilité intellectuelle stimulante en est née et ne s'est jamais essouflée.
Aujourd'hui, Mary passe la moitié de son temps ici, l'autre là-bas, dans son delta (il suffit qu'elle prononce ce mot pour nous faire voyager avec elle), et dans ces aller-retours, rien n'est simple, tout est remise en question permanente, création, donc poésie, donc art, abstraction, plaisir, conflit, douleur, beauté.
Elle a enseigné l'espagnol (le castillan, pardon) dans des lycées français, maîtrise mieux que vous et moi les subtilités grammmaticales du français, du castillan et du catalan.
Où qu'elle soit (et elle n'est pas facile à suivre, elle a toujours visité toutes les expos avant que je sache qu'elles avaient ouvert), elle lit El Pais tous les jours, s'emporte, vitupère, emporte son ordinateur portable et converse par MSN avec les jeunes de 16 à 77 ans.
Et elle fait merveilleusement bien la cuisine. Quand on est chez elle, à Tortosa, c'est le bonheur. C'est comme si on était plongé directement dans une ambiance familiale, avec les spécialités héritées des multiples "tias" (tantes) dont elle nous raconte l'histoire, on partage aussi cette mémoire-là...
Et chez elle, ça ressemble à ça.
et à ça
ou encore à ça,
le bonheur, donc, que nous partageons avec elle chaque fois qu'on peut.
Elle était à la maison ces jours-ci, et avait envie de nous faire une spécialité de chez elle. On n'a pas vraiment résisté. Alors elle l'a faite deux jours de suite, en deux versions, surtout que les jeunes se retenaient pour ne pas lécher les assiettes (faut pas exagérer non plus), ce qui est toujours stimulant pour celle (ou celui) qui passe du temps derrière les fourneaux.
J'ai oublié de dire: Mary est la marraine républicaine (attention!) d'Olivier, donc c'est quand même grâce à lui que nous entrâmes en contact. Qu'il en soit mille fois remercié.
J'ai oublié un autre truc: quand Mary fait la cuisine, elle en met partout, et on n'est pas trop de deux petites mains (Olivier et moi, donc), pour couper, trancher, laver, mettre à disposition, et prendre des notes, surtout.
Ce soir il y avait trop de trucs à faire pour la suivre, donc on n'a pas eu le temps de prendre des notes, alors elle a tout écrit sur un bout de papier que je vais m'efforcer de retranscrire.
Note: cette recette représente une grave entorse à mes bonnes résolutions, surtout la version 2. Mais Elisabeth me comprendra, je te ferai goûter, promis.
Mandonguilles à la catalane
Pour 8 personnes
Aubergines:
3 ou 4 aubergines (selon la taille)
Huile de friture (selon la version)
Couper les aubergines en rondelles de 0,5 à 1 cm. Les mettre à tremper dans l'eau avec 3 c à soupe de gros sel pendant une bonne heure. Egoutter.
Version classique: les faire frire dans l'huile puis les mettre à égoutter
Version diététique ;o) : les faire cuire à la vapeur 5 mn en marmite à pression.
De l'avis général (et du mien en particulier), la première version est vachement plus sympa, et plus respectueuse de la tradition, faut pas rigoler avec ces trucs là.
Boulettes de viande:
500g de chair à saucisses
800 g de steack hâché
4 gousses d'ail
1/2 bouquet de persil
1/2 c à café de gros sel
1 c. à café de poivre en grains mélangés (vert, noir, blanc, baies roses)
3 tranches de mie de pain, sans la groûte, émiettées et trempées dans du lait
1 poignée de pignons de pin
2 oeufs
Chapelure
Huile pour friture
Mixer ensemble (ou piler dans un mortier) l'ail, le persil, le sel, le poivre.
Mélanger tous les ingrédients, sauf la chapelure, à la main dans un saladier jusqu'à ce que ce soit homogène.
Former des boulettes puis les rouler dans la chapelure.
Les faire frire dans l'huile, puis les mettre à égoutter sur du sopalin ou une passoire, pour faire genre c'est moins gras.
L'idéal est ensuite de disposer d'une grande casserole, large, en terre cuite, pour que tout tienne dedans en une couche.
Sofrito:
Huile d'olive
1 oignon
2 c. à café de piment doux
2 c. à soupe de concentré de tomates
Mettre l'oignon émincé à revenir doucement dans l'huile chaude. Saupoudrer de piment doux, laisser chauffer, mélanger puis ajouter rapidement le concentré de tomates. Ne pas laisser brûler le piment sinon il devient amer.
Dans le sofrito, placer les boulettes et les tranches d'aubergines. Ajouter de l'eau chaude à niveau, sans couvrir.
Picada catalana:
3 gousses d'ail
1/2 bouquet de persil
1 poignée d'amandes entières
Broyer les trois ingrédients ensemble au mixer ou au pilon dans un mortier.
Ajouter la picada en l'insérant à la petite cuillère entre les tranches d'aubergines et les boulettes pour qu'elle se répartisse dans le bouillon, sans mélanger pour ne pas écraser le reste.
Laisser cuire à découvert encore une dizaine de minutes à petits bouillons.
Version 2
A la place des boulettes, on utilise du thon frais (1 tranche pour 3 personnes environ, 1 kg pour 8) que l'on a fait revenir dans l'huile aussi auparavant.
C'est super bon aussi, surtout que celle là on l'a faite avec les aubergines frites.
Par Snapulk
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Mercredi 8 novembre 2006
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13:43
Une autre recette catalane de Mary, qui vient, celle-ci, des Baléares. Elle m'en a expliqué l'histoire mais j'ai un peu oublié et elle repartie par monts et par vaux, donc les précisions viendront plus tard. Ce que je me rappelle, c'est que ce plat a été spécialement créé pour le roi, ce que votre sagacité aurait pu déduire sans moi, mais je ne sais plus le roi de quoi ni d'où (elle ne me l'a peut-être pas dit d'ailleurs, elle n'est pas vraiment royaliste si vous avez bien suivi), ni à quelle occasion.Voilà quelques lignes inutiles, donc...Comme cette tourte était délicieuse, on n'a pas pris le temps de la pause photo.Dommage, mais je vous engage à la tester quand même. Extrait du dialogue, à table:Marion: " Oh, c'est quoi? Oui je vois bien une tourte, mais à quoi?- ... " (silence vu qu'on se doute tous que les épinards, ça ne va pas déclencher son enthousiasme)Donc, on découpe, elle constate, elle ne dit rien, elle sait que ce n'est pas moi qui ai cuisiné, alors elle n'ose pas faire de commentaire.Et elle goûte." Ah, il y a des raisins secs!- ... (tout le monde, sauf Mary, sait qu'elle n'aime pas les raisins secs)- oh, et puis des pignons de pin...- ... " (elle n'aime pas non plus les pignons, mais sinon elle aime pleins de trucs, je vous assure)Olivier:" Et tu n'aimes pas les tartes, il me semble..."Eclat de rire, soulagement et détente de l'atmosphère.Elle a tout mangé, sans vraiment se forcer (enfin si un peu mais personne n'a vu!). Et tout le monde en a repris (sauf elle... allez savoir...).Donc une valeur sûre à mettre au patrimoine familial, quand on aime les tartes, les épinards, les pignons de pin et les raisins secs !Et une retranscription d'après la recette reçue par mail ce matin.
Coc - o - Roy
Ingrédients
Pour la pâte:
- 1 verrre d'eau à température
- 1 verre de bonne huile d'olive
- 1 pincée de sel
- 2 c. à soupe de cassonade
- de la farine
Mélanger l'huile, l'eau, le sel et le sucre. Ajouter de la farine en pétrissant jusqu'à obtenir la consistance approprié à une pâte pour tourte.
Pour la farce:
- 1 c. à soupe d'huile d'olive
- 400 g d'épinards en branches surgelés (on peut aussi utiliser des feuilles de bettes)
- 1 poignée de pignons
- 1 poignée de raisins de Corinthe
- 2 gousses d'ail (si on aime)
- 2 ou 3 oeufs durs coupés en petits morceaux
- sel, poivre (enfin je suppose parce qu'elle ne l'a pas écrit, mais vous verrrez vous-mêmes)
Préparez la farce avec tous ces ingrédients (je n'ai pas plus de précision mais on imagine, on fait avec son feeling, c'est le mieux).
Préchauffez le four th. 7 ou 210°.
Etalez la pâte au fond d'un moule à manqué, éventuellement directement dans le fond du moule. Mettez la farce, recouvrez de pâte, faites des petites décorations dessus avec les restes, dorez à l'oeuf et enfournez pour 35 mn.
Le reste a été dégusté le lendemain réchauffé, c'était toujours très bon.
Par Snapulk
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Jeudi 17 janvier 2008
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Parmi les pensées qui aident à passer l’hiver, à attendre que la nature se réveille, une m’est particulièrement chère. C’est le moment de ces retrouvailles avec des
amis de longue date, pour le réveillon du jour de l’an, dans ce minuscule village de Touraine, dont j’ai déjà parlé ici.
Les liens qui se sont tissés au fil des années nous permettent maintenant de saisir l’essentiel en un regard, et d’être capables aussi de rire, danser, fêter tout et
rien, simplement le plaisir d’être ensemble.
Le 31 décembre, on jette en pâture aux autres toutes les idées qui nous passent par la tête pour le festin du soir, on sélectionne, on modifie, on agrémente, on
élimine. Renarde Agile établit des listes d’équerre pour chacun et direction le Leclerc de Loches pour procéder aux achats de dernière minute avant de rentrer pour transformer l’immense
(heureusement) cuisine en étuve bouillonnante de créations fébriles.
Puis dégustation émerveillée. Pas de fausse modestie, on est content de nous, même de certains qui ne mettent pas toujours spontanément la main à la pâte et qui ce
soir là se surpassent (je pourrais mettre cette phrase au singulier mais je ne veux peiner personne).
La journée du 1er janvier est rituellement consacrée à arpenter le village, où le vieux calvaire, le terrain de sport, l’étang ont été témoins des jeux de nos
enfants quand ils étaient petits, et dont certains nous accompagnent encore. Comme nous sommes assez prolifiques, les souvenirs sont nombreux, parfois évoqués parce que communs, parfois juste
pensés.
Et cette année, Renard Agile m’a apporté, cadeau somptueux, quatre (pas moins !!) petits livres des éditions de l’Epure, que
j’adore, et choisis avec une sagacité qui ne m’étonne pas : le piquillo, le jambon ibérique, les croquetas, et l’empanada !!! On se demande d’où il vient ;-)
Alors voilà, je rends hommage à ce charmant garçon, à ce cadeau plus que bienvenu, avec cette empanada extraordinaire tirée de l’ouvrage du même nom.
N’hésitez pas à l’essayer, elle est fabuleuse !
Empanada a la gallega de thon blanc
2 disques de pâte feuilletée
500 g de thon blanc à l'huile égoutté, émietté
1 bocal de piquillos
3 oignons
1 botte d'oignons nouveaux avec une partie de tige verte
2gousses d'ail
400 g de tomates épluchées, épépinées et concassées
3 c. à s. d’huile d’olive
½ bouquet de persil plat haché
50 g de sucre
3 dl de vinaigre (j’ai mis moitié vinaigre, moitié vin rouge)
50 g d’olives noires dénoyautées (le les ai coupées en rondelles)
Sel, poivre
1 œuf
Rincez les piquillos, séchez-les et coupez-les en julienne. Réservez.
Faites revenir tous les oignons émincés avec l’ail coupé en tranches dans l’huile.
Ajoutez les piquillos, les tomates, le sucre et le vinaigre (et le vin).
Faites cuire à feu doux. Une fois bien cuit, laissez tiédir puis passez au chinois pour retirer l’excédent de liquide.
Ajoutez les olives en rondelles, le thym et le persil, salez et poivrez.
Piquez les disques de pâte à la fourchette.
Déposez la base sur du papier sulfurisé, étalez la garniture
et couvrez avec l’autre disque.
Réalisez le repulge (réunir la base et le couvercle en les humidifiant avec un peu d’eau) et la cheminée.
Badigeonnez avec l’œuf et enfournez 25 mn à 180°.
Et régalez-vous!
Par Snapulk
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Jeudi 10 septembre 2009
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09:10
L'année dernière, j'ai eu la chance de faire un voyage fantastique dans le nord de l'Inde, nous avons sillonné le
Rajasthan, j'avais commencé à vous raconter ça, et puis je me suis arrêtée en cours de route en me disant que je
m'y remettrais un de ces jours... et je ne l'ai pas fait.
So sorry...
Mais on ne sait pas, ça me reprendra peut-être???
Seulement, entretemps, c'est-à-dire au cours de ce dernier mois d'août, nous avons repris la route avec les mêmes compagnons.
On a de plus en plus de mal à voir arriver la fin de ces séjours où tout est gai, serein, et nous donne des forces pour reprendre le flambeau d'une année studieuse.
Cette année, on a commencé par l'Alhambra, à Grenade. J'en avais entendu parler depuis des années, et je rêvais de le visiter.
Voeu exaucé, mais ça se mérite!
Le montée commence par une côte assez redoutable semble-t-il, quand on l'aborde,
mais finalement pas si dure que ça à gravir. Surtout que les sols sont très distrayants à observer.
Et l'arrivée ouvre sur des jardins magnifiques, le Generalife, dont les émirs de Grenade avaient fait leur résidence d'été.
Ils occupent un domaine de 300 000 m2, où plusieurs corps de bâtiment sont entourés de canaux et de fontaines; on est porté
par des bruissements d'eau, c'est féérique. Les arbres qui bordent les canaux sont taillés en arceaux, dans une ambiance mauresque initiée par Muhammad II à la fin du XIIIème
siècle.
Puis s'enchaînent une série de palais, éblouissants de raffinement architectural
Au sol, les carreaux de céramique alternent avec des dalles de pierre rouge. Décidément, j'aime bien photographier les sols
partout où je passe; il faudra que je fasse une mosaïque un de ces jours.
Les murs sculptés de dentelle de marbre et de plâtre filtrent la lumière,
l'éblouissement n'est alors plus suscité que par l'admiration du travail des artistes
Les murs s'ornent de mosaïques d'une infinie variété
ou encore ceci
et au détour d'une fenêtre, on voit apparaître un petit jardin orné d'une fontaine,
ou alors quatre touristes qui se croient inoubliables.
Voilà le genre de photos que nous adorons faire: on se pose à un endroit stratégique, spécial touristes, on pose
l'appareil en équilibre sur une balustrade avec le déclenchement retardé, et on court pour se mettre dans le champ de mire, c'est ridicule mais on ne s'en lasse pas ;-)
Tout ceux qui me lisent savent (j'ai tendance à me répéter) que je ne trouve rien de plus riche que le mélange des
cultures, mais là, j'ai trouvé un contre-exemple!
Parce que Charles Quint, quand il est arrivé, il a découvert ce palais-ci, ouvert sur une place d'eau
rectangulaire...
... empreint d'une certaine majesté, vous ne le contesterez pas...
Eh bien l'espèce de blockaus qu'on aperçoit derrière, au-dessus du toit, c'est ça!
Lui, il se l'est jouée martiale, virile, surtout ne pas passer inaperçu!
Je trouve quand même que ça dépare un peu l'ensemble, mais les avis sont partagés ;-)))
Pour finir sur une note réunificatrice, et avant que je ne vous raconte (peut-être) la suite, une petite recette de tapas qui a fait l'unanimité.
C'est une sorte de soupe froide différente du gazpacho, plus digeste parce qu'elle ne contient ni concombre ni poivron, un peu épaisse, un vrai délice, je n'arrête pas d'en refaire, tant qu'il fait
chaud!
Salmorejo
pour 4 personnes
10 tomates bien mûres
4 tranches de jambon Serrano
4 tranches fines de Manchego (ou d'un autre fromage à pâte
dure, brebis ou parmesan)
2 c. à s. de vinaigre de
Xerès
2 tranches de pain de mie sans la
croûte
18 cl d'huile d'olive
1 c. à c. de sel
1 c. à c. de sucre
Découpez le jambon en lanières fines et mettez-le à dorer à
sec à la poêle, réservez, laissez refroidir.
Emincez le fromage en julienne, ou râpez-le.
Réservez.
Epluchez les tomates, soit en les mondant (càd en les
ébouillantant 1 mn pour que la peau se détache facilement) soit avec un épluche-tomate (très pratique). Coupez les en quatre et retirez tous les pépins.
Mettez tous les ingrédients dans un blender (sauf le jambon
et le fromage) et mixez jusqu'à obtenir une consistance homogène.
Versez bien frais dans des bols et parsemez dessus les
lamelles de jambon et de fromage.
Dégustez en repensant aux vacances...
Imprimer la recette
Par Snapulk
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Dimanche 13 septembre 2009
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14:08
Je ne sais pas vous, mais moi, cette alternance de belles journées qui me réchauffent et de températures qui baissent
brusquement semble me dire "Ne te fais pas d'illusions, on y va, vers les jours gris, froids pluvieux... nyark nyark nyark!!"
Alors pour conjurer le mauvais sort, je fais des conserves de tomates, de sauces faites avec ces mêmes tomates, des confitures de tous les fruits que je trouve...
Je récolte les courgettes qui restent et dont les fleurs feraient de bien bons beignets
Et puis il y a le basilic
qui commence à faire de grandes tiges fleuries
et beaucoup moins de feuilles odorantes à découper en fines lanières pour faire chanter les préparations
saisonnières.
Jusque là, je m'imaginais que c'était aussi le début de la fin pour le basilic et qu'il allait falloir couper et jeter
tout ça pour que quelques feuilles pointent encore, comme je fais avec le persil (j'ai peut-être tort d'ailleurs???).
Et puis je suis tombée sur le blog Floradiane, riche en astuces de toutes sortes pour profiter de ce que la nature nous offre et passionnant à explorer, et j'y ai appris que ces tiges que l'on
nomme sommités fleuries sont riches de parfums qui se perpétuent plus longtemps que celui des feuilles.
J'en ai donc récolté quelques unes pour les faire sécher, puis les broyer en une poudre délicieusement parfumée dont je compte bien aromatiser les pâtes pour tartes à la tomates, pizzas... Je
vous raconterai.
Et comme nous avons rapporté de notre périple en Andalousie des quantités
déraisonnables d'huile d'olive... il faut dire que les champs d'oliviers à perte de vue offraient des tentations démoniaques
et que cet arbre éponyme de mon doudou stimule mon imagination... mais je m'égare...
donc j'ai mis quelques unes de ces sommités fleuries dans de petites bouteilles de (bonne!!!) huile d'olive
et, après les avoir laissées trois semaines dans un endroit sombre et frais, j'y adjoindrai quelques feuilles de basilic, pour encore une ou deux semaines avant de la filtrer.
Et cet hiver, bravant les frimas et les bourrasques, nous pourrons déguster je ne sais pas quoi encore, mais avec des pensées ensoleillées ;-))
Allez, à bientôt!
Par Snapulk
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Lundi 12 octobre 2009
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12:16
J'ai reçu une petit flacon de vinaigre de Xéres, produit que j'utilise souvent parce qu'il se prête à de multiples
fantaisies, et je me fais un plaisir de participer au "défi Xéres" avec cette petite recette...
Le vinaigre de Xéres me transporte tout de suite en Espagne, évidemment, et des farandoles de produits du soleil
défilent devant mes yeux rêveurs, mais il faut bien choisir, et j'ai opté pour ces mini-cassolettes, qui enferment un peu de chaleur (je n'ai pas pu m'empêcher d'y adjoindre quelques épices!),
mais dans une déclinaison automnale avec cette présentation en crumble.
Crumble de poivrons à la réduction de vinaigre de Xéres
pour 8 mini-cassolettes
pour les
légumes:
1 poivron vert
1 poivron rouge
1 gros oignon
1 grosse tomate
3 gousses d'ail
2 c. à s. d'huile d'olive
1 c. à c. de cumin en poudre
1 c. à c. de gingembre en poudre
1 c. à c. de pimenton ou de paprika
1 c. à c. d'origan séché
50 ml de vinaigre de Xéres
Sel, poivre
pour le crumble:
50 g de farine
50 g de parmesan
2 c. à s. d'huile d'olive
1/2 c. à c. de piment d'Espelette
Emincez l'oignon. Epluchez les gousses d'ail et hachez-les finement.
Retirez le coeur et les parties blanches des poivrons, éliminez toutes les graines. Découpez-les en lanières, puis ces dernières en petits cubes.
Découpez la tomate en cubes.
Dans une petite casserole, mettez à réduire le vinaigre jusqu'à ce que le volume ait diminué de moitié. Réservez.
Dans une sauteuse, mettez à chauffer l'huile d'olive. Quand elle est bien chaude, mettez-y à revenir l'oignon et l'ail. Quand ils commencent à dorer, ajoutez les poivrons, les épices et
l'origan et faites revenir environ 5 mn, puis versez les dés de tomates.
Continuez à laisser cuire à feu vif en remuant constamment pour que les légumes perdent leur eau, puis couvrez, baissez le feu et laissez la cuisson se poursuivre une dizaine de mn, jusqu'à
ce que les légumes soient fondants.
Dans un saladier, mélangez la farine, le piment d'Espelette et le parmesan fraîchement rapé; creusez un puits et versez-y l'huile d'olive.
Travaillez du bout des doigts pour obtenir une consistance de grosse chapelure.
Mettez le four à préchauffer à 200°.
Versez la réduction de Xéres sur les légumes et mélangez bien. Répartissez ce mélange dans les mini-cassolettes et disposez le mélange du crumble par-dessus.
Enfournez pour 20 mn, jusqu'à ce que le crumble soit doré.
Servez au cours d'un apéritif dinatoire, ou en accompagnement d'une viande blanche.
Petits plus:
Vous pouvez aussi utiliser les mêmes proportions pour réaliser un seul crumble dans un plat à gratin.
Si vous aimez vraiment le petit goût acidulé, vous pouvez ajouter une c. à c. de vinaigre à la pâte à crumble.
L'utilisation de l'huile d'olive à la place du beurre dans l'appareil à crumble donne
une légèreté et un goût délicieux, qui me donnent envie de l'essayer dans d'autres préparations!
Et j'ai envie de proposer à Clémence, dont la créativité est toujours en éveil, de
proposer à son tour une recette à base de vinaigre de Xéres!
Bonne semaine!
Par Snapulk
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Publié dans : Espagne
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